Vaneau annonce des résultats très positifs en 2016, confirmant la tendance amorcée en 2014 et 2015. A Paris, le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de plus de 45% sur les trois dernières années, à périmètre égal, pour approcher les 10 millions d’euros en 2016.

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L’année passée, le groupe Vaneau a particulièrement progressé sur le marché de standing parisien. Selon Alexis Caquet, directeur général de Vaneau, « Le marché haut de gamme parisien a été très dynamique en 2016 pour les biens au-dessus d’un million d’euros, avec une augmentation du nombre de transactions de l’ordre de 15% par rapport à 2015 chez Vaneau et une légère augmentation des prix au m² sur quasiment tous les arrondissements où nous sommes présents. »

Après l’attentisme qui avait marqué la période 2013-2015, les acquéreurs se sont montrés beaucoup plus actifs, poussés par les taux historiquement bas et encouragés à finaliser leur projet d’achat par la prise de conscience que la baisse des prix était terminée. Le marché a également retrouvé un peu de fluidité grâce à la fin du temps d’adaptation aux directives de la loi Alur par les différents acteurs immobiliers : notaires, syndics, agences… Chez Vaneau, le nombre d’acquéreurs disposant d’un budget supérieur à 1 million d’euros a augmenté de 21% par rapport à 2015.

Des prix et des transactions en hausse

Le dynamisme de l’année 2016 a eu plusieurs conséquences :

  • une remontée à la hausse des prix parisiens après plusieurs années de baisse relative (+3% à 9800 €/m² de moyenne sur les secteurs où est présent Vaneau avec des hausses plus fortes notamment dans les 6e, 7e, 9e arrondissements ainsi que dans le Marais)
  • l’augmentation du nombre de transactions couplée à un manque de renouvellement du nombre de mises en vente a accentué le phénomène de pénurie avec une diminution du stock de biens à vendre de l’ordre de -15% sur les biens entre 1 et 2, 5 millions d’euros et de -19% sur les biens au-delà de 2,5 millions d’euros en 2016 par rapport à 2015.
  • le retour du déséquilibre caractéristique du marché haut de gamme parisien entre l’offre et la demande pour les appartements entre 1 et 2,5 millions d’euros. Ce déséquilibre a eu pour effet de maintenir les prix voire de les augmenter sur les deux derniers trimestres 2016 pour les biens sans défaut, ces derniers se vendant souvent en quelques jours et à des prix élevés.

Profil de la clientèle haut de gamme à Paris

Sur les biens de 1 à 2,5 millions d’euros, la clientèle majoritairement française et parisienne, est constituée principalement de cadres supérieurs, de nombre de professions libérales et de chefs d’entreprise. En outre les investisseurs sont restés extrêmement actifs sur le marché parisien grâce aux taux de crédit bas, et ce dans tous les arrondissements.

D’autre part, le nombre d’acquéreurs étrangers est resté sable (environ 14% des acquéreurs chez Vaneau), les acheteurs des pays émergents (Chine, Amérique du sud…) remplaçant les Américains et les Européens.

On peut distinguer deux typologies d’acquéreurs étrangers : ceux désirant acheter un pied-à-terre en investissement pour des budgets autour de 500 000 – 800 000 € et la clientèle fortunée opérant sur les biens au-delà de 3 millions d’euros, seuil au-delà duquel la proportion d’étrangers augmente fortement, devenant même quasi-exclusive à partir de 6 millions d’euros.

L’impact du Brexit semble pour le moment relativement limité en nombre de transactions ; néanmoins, beaucoup de français expatriés à Londres sollicitent les agences Vaneau pour des informations sur les tendances du marché en vue de préparer un éventuel projet d’achat.

De bonnes perspectives pour 2017

Le marché parisien est toujours extrêmement dynamique en ce début d’année, la raréfaction des biens haut de gamme et l’augmentation du nombre d’acquéreurs devraient confirmer la hausse des prix entamée fin 2016.

On peut également être optimiste sur le nombre de transactions pour 2017 au regard du nombre d’acquéreurs en recherche, même si une période d’attentisme liée à l’élection présidentielle se fait dès à présent ressentir pour les mises en vente, au grand dam des acquéreurs.

A cet égard, on peut observer que les incertitudes sur les résultats des élections, accentuées par les informations concernant François Fillon, ont freiné ces dernières semaines certaines démarches d’achat ou de vente. En effet, de nombreux vendeurs mais aussi acquéreurs avaient anticipé une victoire de la droite en mai et donc la mise en place de mesures fiscales plus favorables, notamment au niveau de l’ISF. Les événements politiques des dernières semaines ont quelques peu remis en cause cette anticipation.

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Perspectives par secteur :

Marais : Le marché immobilier dans le Marais devrait rester tendu en 2017 avec des prix à la hausse (de l’ordre de 6% sur les 6 derniers mois) pour une moyenne autour de 12 000 €/m² sur les biens de qualité. On peut noter que la clientèle étrangère est moins nombreuse qu’auparavant, remplacée par des clients français qui souhaitent investir ou habiter dans le centre historique de Paris. On observe la même tendance dans les 1er et 2ème arrondissements.

6e : Les prix sont repartis à la hausse depuis septembre 2016 après la période de baisse relative entre 2012 et 2014, avec une moyenne dépassant les 13 000 €/m². Le marché devrait rester tendu en 2017 avec d’un côté peu de biens à vendre et des vendeurs hésitants dans le contexte de la campagne présidentielle et de l’autre côté des acquéreurs toujours plus nombreux, en recherche depuis parfois plusieurs mois, et qui n’hésitent plus à concrétiser leur achat à la première visite.
Les biens exceptionnels, forcément rares, continueront à se vendre à des prix extrêmement élevés en 2017, au-delà des 25 000 €/m².

7e : Comme dans le 6e arrondissement voisin, l’augmentation de la pénurie sur les biens haut de gamme devrait tirer les prix vers le haut. La demande devrait rester très soutenue, principalement sur les grandes surfaces, le 7e restant un quartier essentiellement familial. Comme pour les autres arrondissements parisiens, le marché des investisseurs restera extrêmement dynamique tant que les taux seront bas.

9e : L’augmentation des prix constatée fin 2016 dans le 9e arrondissement semble se poursuivre avec un dépassement quasi-systématique de la barre des 10 000 €/m². L’année 2017 s’annonce à flux tendu avec toujours plus d’acquéreurs pour une offre limitée. Sur les biens haut de gamme, la barre des 11 000 € / m² est dépassée, ce qui restait rare auparavant.

14e : En 2016 le marché a été très dynamique. Les appartements familiaux et maisons sans défaut et situés dans les secteurs appréciés de l’arrondissement, notamment le triangle Denfert Rochereau – Mouton Duvernet – Mairie du 14e, se sont vendus rapidement et à des prix élevés, jusqu’à 12 000 €/m². L’attractivité des taux d’intérêt a permis aux investisseurs d’augmenter leur budget, boostant ce marché. Cette tendance devrait se prolonger durant lepremier trimestre 2017.
La visibilité est moins bonne sur le second semestre en raison des taux d’intérêts qui pourraient remonter et du résultat de l’élection présidentielle.

15e : En ce début d’année 2017 le nombre de biens familiaux à vendre dans le 15e arrondissement baisse. Les grandes surfaces se vendent rapidement et se raréfient face à une demande très forte (écoles de renom, proximité de l’ouest parisien pour les cadres…). Les prix sont donc plutôt à la hausse, surtout pour l’appartement classique familial 3-4 chambres. Le marché du 15e devrait donc rester très dynamique en 2017 avec des prix atteignant les 11 000 €/m² dans le nord de l’arrondissement, voire les dépassant pour les biens sans défaut.

16e : L’année 2017 devrait être marquée par l’attentisme jusqu’à l’élection présidentielle de mai, qui apparaît de plus en plus incertaine aux yeux des vendeurs et des acquéreurs. La clientèle du 16e arrondissement étant essentiellement composée de professions libérales et de chefs d’entreprises, qui sont des catégories socio-professionnelles extrêmement sensibles aux évolutions économiques et fiscales, beaucoup attendent le résultat de l’élection avant de relancer leur projet de vente ou d’achat. Le nombre de transactions ne devrait pas pour autant chuter, les taux bas maintenant le marché, notamment celui des investisseurs. Les prix devraient poursuivre la tendance à la hausse démarrée fin 2016 pour retrouver leur niveau de 2011.

Neuilly : L’année 2017 devrait être marquée par un déséquilibre entre l’offre et la demande sur Neuilly. Il y a peu de biens à vendre et les acheteurs sont toujours plus nombreux, notamment sur les appartements dits familiaux (3-4 chambres). Par conséquent, la légère hausse des prix perçue fin 2016 devrait se confirmer cette année. Neuilly reste un marché de micro-secteurs. On peut citer parmi eux le centre qui est un quartier très apprécié avec des prix aux alentours de 10 000 €/m², ou encore les prestigieux quartiers Saint-James ou en bordure du bois, où les prix peuvent dépasser 15 000 €/m² pour les biens avec extérieur.

Boulogne : L’année 2016 a été marquée par un volume important de transactions (+12%), avec des prix à la hausse. Le début d’année 2017 est plus difficile pour les acquéreurs avec moins de biens à vendre. On devrait observer une baisse du nombre de transactions sur Boulogne, tout du moins jusqu’aux élections, malgré la forte demande.

 

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Alexis Caquet conclut : « Après une très bonne année 2016 pour Vaneau qui a vu l’ouverture d’un service gestion de patrimoine (Vaneau Patrimoine & Investissements) et d’une structure dédiée à la clientèle fortunée chinoise (Vaneau China Investment), nous poursuivons notre développement en 2017 en consolidant notre stratégie de gestion de patrimoine à 360° avec le lancement en début d’année d’un service de courtage bancaire et l’ouverture prochaine de nouvelles agences parisiennes. »

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