La maison à 100 000 euros

Mercredi 18 mai 2005, dans Actualités

La Fédé­ra­tion Fran­çaise des Construc­teurs de Mai­sons Indi­vi­duelles (FFC) est la pre­mière orga­ni­sa­tion syn­di­cale à avoir été invi­tée à don­ner son avis sur un pro­jet de charte dont « la mai­son à 100.000 euros va faire l’objet », et qui sera pro­chai­ne­ment pro­posé aux élus et aux pro­fes­sion­nels. Cette charte qui va se pré­sen­ter sous la forme d’un guide et d’un mode d’emploi, sera com­mune aux muni­ci­pa­li­tés, orga­nismes prê­teurs et pro­fes­sion­nels de la construc­tion afin de favo­ri­ser l’accession à la pro­priété des foyers à reve­nus modestes et atté­nuer l’impact du coût du foncier.

Un “bail a construc­tion” en projet

Pour atteindre cet objec­tif, Oli­vier Demarthe a pré­senté un « Bail à construc­tion » grâce auquel le can­di­dat acqué­reur d’une construc­tion neuve se voit pro­po­ser pour le ter­rain un bail avec acqui­si­tion dif­fé­rée, la com­mune étant pro­prié­taire du ter­rain.
Le bail à construc­tion, quant à lui, sera conclu pour une durée mini­mum de 18 ans (maxi­mum 99 ans). A par­tir de la 19ème année, le pro­prié­taire de la mai­son se ren­dra acqué­reur du ter­rain. Dans l’intervalle, il acquit­tera un loyer à la com­mune, le coût de celui ci étant fonc­tion de la valeur du ter­rain (de 1 à 1,5%).
Les cri­tères à res­pec­ter seront ceux du PAS (Prêt à l’Accession Sociale). Par ailleurs, il est pré­cisé que les prêts accor­dés sous ce régime sont cumu­lables avec le PTZ (Prêt à taux Zéro).

Une exi­gence de qua­lité de de sécurité

Le 29 avril, lors de sa ren­contre avec la FFC, le Minis­tère a évoqué ses pré­oc­cu­pa­tions en terme de qua­lité envi­ron­ne­men­tale et à cité cer­taines cer­ti­fi­ca­tions allant dans ce sens : Haute Qua­lité Envi­ron­ne­men­tale, Haute Per­for­mance Ener­gé­tique.
Selon Mau­rice Pena­ruiz, Pré­sident de la FFC, « au-delà de cette exi­gence il est tout à fait néces­saire d’apporter au client une réelle garan­tie de ser­vice, un enga­ge­ment de qua­lité de la part du construc­teur. La meilleure pro­tec­tion du consom­ma­teur est appor­tée par la loi du 19 décembre 1990 et par l’application sys­té­ma­tique du Contrat de Construc­tion de Mai­son Indi­vi­duelle s’imposant à toute construction. »

De même, la dommage-ouvrage doit être exi­gée de la part des com­munes ame­nées à accor­der les per­mis de construire.
Mon­sieur Quercy se range à l’avis de la FFC en sou­li­gnant d’ailleurs, qu’à la demande du Ministre, l’ANIL a pro­cédé à une étude dont l’une des pro­po­si­tions consis­te­rait à rendre obli­ga­toire le contrôle par les orga­nismes prê­teurs de l’existence de l’attestation de dommage-ouvrage.
« J’ose espé­rer que les rédac­teurs de la charte n’oublieront pas de rap­pe­ler cette obli­ga­tion clai­re­ment sti­pu­lée par la loi Spi­netta du 4 juillet 1975. » remarque Mau­rice Penaruiz.

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  1. La mai­son à 15 euros par jour, c’est parti !

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