Crise oblige, on cocoone toujours

Vendredi 15 janvier 2010, dans Coaching

Quand, il y a envi­ron vingt ans, le terme « cocoo­ning » devient popu­laire, il découle d’une ana­lyse intui­tive de l’évolution des modes de vie vers la recherche de confort et de sécu­rité chez soi, en réponse au besoin de se pro­té­ger contre les dures réa­li­tés du monde extérieur.

1. Une nou­velle tendance

… qui dure depuis vingt ans D’un côté, il y a le havre de paix et de liberté du chez-soi et, de l’autre, le monde des échanges humains por­teurs de ten­sions et de conflits. On le voit, cette vision simple et sim­pliste de la société ignore que la mai­son est un espace social, où la liberté est fort rela­tive, et que l’univers des échanges sociaux est aussi un uni­vers de liens et de soli­da­rité. Pour­tant, on conti­nue de par­ler de « ten­dance au cocoo­ning ». Pour­quoi ? Parce que le monde bouge et que ses « menaces » sont diverses et tou­jours renou­ve­lées : crise du loge­ment, aug­men­ta­tion du chô­mage, du coût de la vie, de la pau­vreté, et main­te­nant la menace de la grippe A (H1N1)…

2. Home sweet home, la mai­son devient un sanc­tuaire privé

Et puis il y a le sen­ti­ment, né il y a plus de deux siècles et qui s’impose de manière de plus en plus intense dans nos riches socié­tés occi­den­tales, que cha­cun a le droit à un sanc­tuaire privé. Une exi­gence de res­pect de l’individualité de cha­cun et une demande accrue en matière de confort phy­sique. Tout cela forme le noyau moderne et durable du home sweet home.

3. Seuls et pour­tant ensemble

La crise écono­mique effraie. Pour la majo­rité, le choix d’une base de repli ne peut se por­ter, hier comme aujourd’hui, que sur la mai­son. Ce qui est nou­veau, c’est la pos­si­bi­lité de res­ter chez soi, seul et pour­tant en contact avec le monde social. Les sec­teurs du diver­tis­se­ment à la mai­son et des télé­com­mu­ni­ca­tions – jeux vidéo, télé­vi­sion et télé­phones mobiles haut de gamme – sont les moins tou­chés par la crise. La fré­quen­ta­tion de Face­book, You­Tube, Google, etc. aug­mente pour toutes les tranches d’âge. Si on est davan­tage chez soi et avec soi, on l’est égale­ment avec les autres, qui sont plus nom­breux et plus loin de chez soi. Cela compte. Car un contact vir­tuel reste un contact.

Perla Serfaty-Garzon

  • Google Bookmarks
  • Yahoo! Bookmarks
  • Facebook
  • Twitter
  • Wikio FR
  • Digg
  • del.icio.us
  • Live
  • MSN Reporter
  • Netvibes
  • Yahoo! Buzz
  • blogmarks
  • PDF
  • Print
  • email
  • RSS

Qu'en pensez vous?