Quelles précautions prendre avant de souscrire un prêt immobilier à taux variable ?

Lundi 16 novembre 2009, dans Communiqué de presse

Selon le réseau de cour­tiers In&Fi Cré­dits, qui négo­cie auprès des banques les meilleurs finan­ce­ments pos­sibles pour le compte de ses clients, les prêts immo­bi­liers à taux variable peuvent actuel­le­ment s’avérer plus avan­ta­geux que les prêts à taux fixe… à condi­tion de prendre quelques précautions.

Dans le contexte actuel d’une forte baisse des taux à court terme, les cré­dits immo­bi­liers à taux variable ont de nou­veau les faveurs des banques et des emprun­teurs. Ainsi que le sou­ligne Bruno Rou­leau, Direc­teur Asso­cié d’In&Fi Cré­dits, “ils sont par­fois plus avan­ta­geux que les prêts à taux fixes. A condi­tion de prendre quelques précautions.” 

Une double varia­tion conjonc­tu­relle en un an

Les cré­dits à taux variable prennent pour réfé­rence les taux à court terme, tels que le taux inter­ban­caire (l’Euribor). Les cré­dits à taux fixe, quant à eux, sont le plus sou­vent indexés sur les taux longs (OAT à 10 ans par exemple).

En 2008, en rai­son de la crise, la hié­rar­chie habi­tuelle des taux avait bas­culé, pré­sen­tant des taux à court terme beau­coup plus élevés que les taux longs. En consé­quence, les cré­dits à taux variable, indexés sur les taux courts, étaient deve­nus extrê­me­ment onéreux.

En 2009, la courbe des taux a retrouvé sa mor­pho­lo­gie logique (les taux courts sont de nou­veau moins élevés que les taux longs) et cette chute a entraîné la dimi­nu­tion des taux du cré­dit variable qui, du coup, est rede­venu très attractif.

Les prin­ci­pales pré­cau­tions à prendre

Bruno Rou­leau estime cepen­dant qu’un prêt immo­bi­lier à taux variable ne peut être sous­crit sans prendre quelques pré­cau­tions élémentaires.

  • Pri­vi­lé­gier un prêt à taux “capé” à 1% ou 1,50%. Il convient de déter­mi­ner un pla­fond à la hausse. Ainsi, lorsque les taux courts montent, le taux du prêt, lui, n’augmente pas de plus de 1% ou de 1,5%. “Des abus ont été com­mis dans les offres de cré­dits à taux variable, affirme Bruno Rou­leau. Cer­tains n’étaient pas pla­fon­nés ou “capés”. Aussi, en cas de hausse des taux courts, comme en 2008, les taux des prêts variables s’élevaient égale­ment sans limite, plon­geant les emprun­teurs dans de grandes dif­fi­cul­tés. Notam­ment lorsque leur niveau d’endettement était déjà impor­tant au regard de leurs reve­nus mensuels”.
  • Éviter des durées de prêts à taux variable trop longues, sur 25 ou 30 ans. Quand on emprunte sur 30 ans, seuls les inté­rêts sont rem­bour­sés en début de prêt. L’incertitude de la lon­gueur s’ajoute à celle du risque lié à la varia­tion des taux.
  • Evi­ter des prêts à taux variable qui ne réper­cutent pas l’intégralité de la baisse des taux, mais qui pré­voient un pla­fond à la baisse.

 Enfin, il est impé­ra­tif de tou­jours véri­fier qu’il est pos­sible de trans­for­mer son prêt variable en prêt à taux fixe… et que le coût de cette tran­si­tion res­tera abordable.

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