Fichier communs : le point de vue de Guy Hoquet, L'Immobilier
Compte-rendu d’un entretien exclusif avec M. Guy Hoquet au sujet de la création de fichiers communs de biens à vendre.
« Si le particulier possède aujourd’hui 55% du marché, avouons-le : les agents immobiliers ne donnent pas satisfaction. Comment justifier qu’un client acquéreur soit encore dans l’obligation de consulter toutes les agences immobilières d’une ville pour appréhender le marché ? »
Cette alerte de Guy Hoquet –président du groupe Eponyme- donne le ton. Il souhaite mobiliser toute la profession autour d’un objectif commun : Contrer le particulier en se regroupant autour du service au client. Le seul moyen d’atteindre cet objectif est de mettre en commun l’ensemble des mandats exclusifs de la profession au sein de « bourses locales » répondant aux exigences d’implantation des clients acquéreurs : les bassins de vie. Ce chantier est sans nul doute, pour M. Guy Hoquet, comme pour nous-même, l’un des plus important de la décennie (cf. Journal de l’Agence n°4).
Monsieur Guy Hoquet : « nous pensons que cette alliance doit aller bien au delà des intérêts personnels de tel ou tel réseau immobilier mais bel et bien au service de la profession dans son ensemble. Que l’on soit jaune, rose, bleu, vert, rouge ou indépendant, nous devons cibler un seul et même objectif : la conquête du marché du Particulier. Cette union est sans nul doute indispensable à la pérennité de la profession et n’altèrera en rien les spécificités de chacun qui s’exprimeront toujours sur le terrain.
« Ce choix a été mûrement réfléchi puisque je travaille sur ce projet depuis plusieurs années suite à ma rencontre avec Alain PINEL (fondateur d’Imminence) lors d’un voyage d’étude aux Etats-Unis en mai 2000. Nous étions partie prenante, il y a quelques années d’un projet de fichier commun qui n’avait pu aboutir sur l’hexagone devant la frilosité des confrères.
« Nous sommes aujourd’hui très surpris de constater que de grands réseaux nationaux tentent encore de tirer la couverture à eux alors que seul l’intérêt du client final et de l’ensemble de la profession devraient être recherché.
« Ainsi, nous pensons qu’une agence aura plus de chance d’obtenir un mandat exclusif en proposant à son client vendeur une diffusion dans une bourse regroupant l’ensemble des professionnels du secteur. De ce fait, le taux de mandats exclusifs n’aura d’autre choix que d’augmenter rapidement et de tirer l’offre et la profession vers le haut.
« Nous pensons également qu’un client acquéreur aura davantage envie de promouvoir les services d’une agence inscrite au MLS capable de lui présenter une part importante de l’offre de sa région.
« Aujourd’hui, plusieurs bourses MLS ont ou sont sur le point de démarrer, notamment dans le Sud-est, le Rhône-Alpes, l’Aquitaine et l’Ile de France. Nous constatons que de nombreuses agences appartenant à de grands réseaux nationaux ont choisi d’adhérer à nos côtés au système indépendant Imminence alors que les têtes de réseaux leur préconisent d’autres systèmes. En tout état de cause, ni la bureaucratie ni la technique informatique ne nous ralentiront dans le déploiement des bourses immobilières en France. Nous avons assez attendu pour attaquer le marché du particulier de front.
« Nous ne doutons pas que l’ensemble de la profession sera à même d’appréhender les enjeux de ce regroupement, de se mobiliser, et de nous rejoindre autour de ce grand projet au service de chacun. »
Pour le Journal de l’Agence : Alain Silverston (asilverston@journaldelagence.com) avec le concours d'Alexandre Jacquelin, Responsable service Marketing en charge du projet MLS, a.jacquelin@guy-hoquet.com)
publié le Mercredi, 03 Novembre 2004 @ 17:33 |