Le coût des crédits immobiliers devrait rester bas
La hausse du prix du pétrole (+ 65 % depuis le début de l'année) et les mauvaises performances des marchés boursiers pèsent sur les taux d'intérêt.
« Contrairement à ce que prévoyaient de nombreux spécialistes, les taux d'intérêt baissent de manière très sensible et continuent de battre de nouveaux records », explique Christophe Crémer, président de Meilleurtaux.com . Le taux de l'emprunt d'Etat à 10 ans, que certains prévoyaient à 4,80 % ou même 5 % en fin d'année 2004, se situe actuellement à 3,88 %. Une différence de presque 1 % avec les prévisions établies en milieu d'année ! Depuis le début du mois de septembre 2004, la tendance s'est totalement inversée. La plupart des spécialistes tablent sur une hausse faible des taux d'intérêt à long terme dans les prochains mois. on ne devrait atteindre 4,50 % que fin mars 2005 et retrouver des taux proches des niveaux historiques (OAT 10 ans à 5 % environ) en fin d'année 2005 au plus tôt. La conjoncture économique, bien que globalement favorable, contient trop d'éléments d'incertitudes. Le prix du pétrole élevé réduit fortement la croissance (sans doute de 0,75 %) et les déficits publics inquiètent les marchés financiers. Certains indices de confiance des consommateurs américains font aussi peser un doute sur la solidité de la consommation. Les taux des crédits immobiliers suivent une tendance similaire : ils ont baissé en septembre 2004 (de 0,15 % pour atteindre 3,85 %) et devraient rester extrêmement intéressants pour les emprunteurs. Ce niveau favorable de taux d'intérêt, en vigueur depuis bientôt deux ans (4,60 % au début 2003), améliore le pouvoir d'achat des particuliers. « L'analyse économique permet de prévoir que cette situation exceptionnelle devrait se prolonger jusqu'en mars 2005 au moins », souligne Christophe Crémer. Source: Les Echos 06/11/04
publié le Mardi, 09 Novembre 2004 @ 14:14 |