S’offrir une nouvelle vitrine numérique

Jeudi 27 septembre 2007, dans High-tech

Exit les petites affi­chettes des­crip­tives pla­cées arti­sa­na­le­ment en devan­ture. De plus en plus de pro­fes­sion­nels choi­sissent de pré­sen­ter leurs pro­duits sur des écrans plats LCD. Ce qu’il faut savoir avant d’opter pour le «tout-techno».

Amé­lio­rer l’image de l’agence, atti­rer le regard des pros­pects et des clients, don­ner un look «high­tech » à votre vitrine : la vitrine mul­ti­mé­dia répond non seule­ment à ces attentes mais elle par­ti­cipe de l’organisation géné­rale et de la ren­ta­bi­lité de l’agence. Une solu­tion que de nom­breux pro­fes­sion­nels ont déjà rete­nue en inté­grant ce nou­vel outil qui vient com­plé­ter la chaîne glo­bale de com­mu­ni­ca­tion. Quelles moti­va­tions conduisent les agences et les réseaux vers ce choix ? Dans la plu­part des cas la vitrine reste une source de contacts loin d’être négligeable.

De l’importance de soigner

ses pré­sen­ta­tions Comme nous l’avons ana­lysé dans un pré­cé­dent numéro du Jour­nal de l’Agence, dans une agence d’un réseau de taille moyenne la répar­ti­tion des contacts fait appa­raître pour la vitrine un taux de remon­tée d’environ 30%. Un ratio qui selon Laurent Cohen, Direc­teur de Vitra­lia « peut avoi­si­ner jusqu’à 60 % » dans les meilleurs cas.

Or si la vitrine reste l’un des sup­ports les plus lar­ge­ment consul­tés par les pros­pects et les futurs clients, l’agent immo­bi­lier doit s’efforcer d’y dif­fu­ser une infor­ma­tion fiable, per­ti­nente et à jour. La vitrine est consi­dé­rée dans la plu­part des cas comme un espace sur lequel n’apparait qu’une par­tie des biens ou du por­te­feuille de l’agence ainsi que quelques infor­ma­tions juri­diques et pra­tiques concer­nant l’agence.

Mais le contenu des vitrines tra­di­tion­nelles est géné­ra­le­ment sta­tique et par­tiel. De plus, il fait au mieux l’objet d’un renou­vel­le­ment quo­ti­dien alors que la per­ti­nence et la richesse de l’information dif­fu­sée a un impact sur la qua­lité des contacts générés.

Or, ce choix pour l’agent immo­bi­lier de ne dif­fu­ser qu’une par­tie de son por­te­feuille est lar­ge­ment motivé par le fait que la concep­tion des affi­chettes d’annonces repré­sente une charge impor­tante et demande un suivi sou­vent fas­ti­dieux pour une infor­ma­tion rapi­de­ment obsolète.

Rédac­tion, pho­to­gra­phies, suivi, temps passé, sti­ckers, il est dif­fi­cile et coû­teux pour un pro­fes­sion­nel rivé au ter­rain d’assurer un suivi régu­lier des affi­chettes et d’animer un espace pour­tant sus­cep­tible de lui pro­cu­rer une manne sup­plé­men­taire. Une résis­tance que la vitrine mul­ti­mé­dia pour­rait dis­si­per rapi­de­ment dans la mesure où au delà de l’investissement ini­tial et de la main­te­nance, elle annule toutes les charges liées à ce suivi et auto­ma­tise tous les processus.

Un réel pou­voir d’attraction

Seule une infor­ma­tion riche, dyna­mique et à jour peut véri­ta­ble­ment rete­nir l’attention d’un pros­pect. Au delà de l’aspect pure­ment infor­ma­tif et fonc­tion­nel offert par le sys­tème, la vitrine élec­tro­nique opti­mise consi­dé­ra­ble­ment l’image de l’agence.

Pour Marie–Anne Cola­rossi, Direc­trice du réseau Bre­teuil Immo­bi­lier, qui n’a pas hésité avant d’équiper l’ensemble des vitrines de son réseau de dalles numé­riques, ce der­nier cri­tère a été déterminant.

Pro­fes­sion­nelle du mar­ché immo­bi­lier pari­sien haut de gamme, elle tient à don­ner à son réseau une appa­rence en adé­qua­tion avec les attentes de sa clien­tèle. Le design « high-tech » de la vitrine attire en effet beau­coup plus le regard – les annonces en cou­leur sont plus lumi­neuses et le sys­tème per­met la dif­fu­sion des visites vir­tuelles ou de nom­breuses autres infor­ma­tions concer­nant l’agence et la pro­fes­sion : com­mu­ni­ca­tion, infor­ma­tions pra­tiques, juri­diques ou publicité.

La vitrine élec­tro­nique exerce de ce fait un réel pou­voir d’attraction et si elle est par­fois cri­ti­quée pour son manque de lumi­no­sité dans des situa­tions d’ensoleillement intense, l’un de ses avan­tages rare­ment mis en avant est son excel­lente visi­bi­lité la nuit.

Un gain de cré­di­bi­lité pour l’agence

En ce qui concerne la dif­fu­sion pro­pre­ment dite des infor­ma­tions, un équi­pe­ment com­plet de vitrine mul­ti­mé­dia per­met la mise à jour auto­ma­tique des annonces d’après les infor­ma­tions de la base de don­nées de l’agence ou du réseau ainsi qu’un affi­chage beau­coup plus dyna­mique des informations.

Les annonces sont dif­fu­sées alter­na­ti­ve­ment avec une tem­po­ri­sa­tion de la même manière que dans un dia­po­rama, un méca­nisme d’affichage qui retient beau­coup plus long­temps l’attention du pros­pect. Il est pos­sible de les faire appa­raître sur un ou plu­sieurs écrans, et de ces­ser de les dif­fu­ser dès lors que le bien est vendu.

Une carac­té­ris­tique qui dimi­nue lar­ge­ment le risque de voir figu­rer dans la vitrine de l’agence ou du réseau une infor­ma­tion obso­lète, source de contacts inutiles – voire de péna­li­tés. La plu­part des solu­tions offrent égale­ment une fonc­tion « sti­cker » qui per­met de pré­ci­ser qu’un bien a été vendu, loué ou qu’il est sous man­dat exclu­sif. Bien gérée, la vitrine mul­ti­mé­dia apporte un gain de cré­di­bi­lité à l’agence.

Le coût des solutions

Lors de vos simu­la­tions de coûts veillez à prendre en compte l’ensemble des aspects de la solu­tion. Une solu­tion sérieuse doit com­prendre : les sup­ports construits sur mesure pour la vitrine de l’agence, les écrans LCD, le maté­riel infor­ma­tique, le logi­ciel ainsi que la main­te­nance et les mises à jour.

Par ailleurs, l’installation doit com­prendre la mise en oeuvre de l’interface entre la vitrine mul­ti­mé­dia et le sys­tème infor­ma­tique de l’agence. La durée de vie moyenne d’un sys­tème est de 50 000 heures soit 5 années si le sys­tème fonc­tionne 24/24 à peu près la durée maxi­male de l’amortissement. Les solu­tions sont com­mer­cia­li­sées à la vente ou à tra­vers des for­mules de loca­tion main­te­nance d’une durée de 3 à 5 ans.

A l’achat le coût d’une vitrine mul­ti­mé­dia varie de 10 000 à 20 000 € HT en fonc­tion du nombre d’écrans numé­riques ins­tal­lés. En loca­tion, il faut comp­ter 200 à 500 euros HT le mois pour une durée de 5 ans.

Pas­cal Kinsbourg

  • Google Bookmarks
  • Yahoo! Bookmarks
  • Facebook
  • Twitter
  • Wikio FR
  • Digg
  • del.icio.us
  • Live
  • MSN Reporter
  • Netvibes
  • Yahoo! Buzz
  • blogmarks
  • PDF
  • Print
  • email
  • RSS

Voir aussi :

  1. Net­books : une nou­velle vague de PC
  2. Inter­net, pre­mière vitrine des agences immobilières ?
  3. Choi­sir un logi­ciel immo­bi­lier ASP
  4. Avec Fla­shA­gence, Péri­clès revi­site la publi­ca­tion assi­tée par ordinateur

Qu'en pensez vous?