Aux Etats-Unis le mandat exclusif est devenu la norme

Vendredi 11 avril 2008, dans International

Le Mul­tiple Lins­ting Ser­vice (MLS) est un concept qui existe depuis 25 ans aux Etats Unis où les cabi­nets réa­lisent plus de 90 % des tran­sac­tions. C’est le MLS qui per­met à tous les acteurs de l’immobilier d’avoir accès en temps réel à l’ensemble des man­dats exclu­sifs dis­po­nibles sur un bas­sin de vie.

Un concept est simple

Au lieu d’avoir une vision néga­tive du man­dat exclu­sif en disant au ven­deur qu’aucun autre col­la­bo­ra­teur ne pourra vendre son bien, on retourne l’argument en lui disant qu’en signant un man­dat exclu­sif, il béné­fi­cie de la force de dizaines d’agences regrou­pées sur un sec­teur pré­cis. Aux Etats-Unis, le man­dat exclu­sif est devenu la norme. La qua­si­to­ta­lité des ventes s’effectue de cette façon.

Une solu­tion expor­table en France ?

Certes, le mar­ché fran­çais n’a rien à voir avec le mar­ché amé­ri­cain. En France, on construit en pierre, pas en bois : la durée de vie d’un bien est donc plus longue. Mais on a plus de mal à com­pa­rer les biens. Le trai­te­ment de l’information ne peut donc être le même. Mais, tout l’avantage du sys­tème réside dans la per­cep­tion que l’acquéreur et le ven­deur ont de la qua­lité du ser­vice. Les dif­fi­cul­tés liées au fait que l’agent immo­bi­lier repré­sen­tait à la fois le ven­deur et l’acquéreur s’effacent au pro­fit d’une spé­cia­li­sa­tion. L’un va repré­sen­ter le ven­deur, l’autre l’acheteur. Aujourd’hui, il y a une réelle prise de conscience chez les agents immo­bi­liers que le deve­nir du métier passe par cette évolution.

Remettre le client au coeur des préoccupations

Cette prise de conscience vient du fait d’un cer­tain nombre d’expériences réus­sies. La mise en com­mun de fichiers de type MLS per­met de repo­si­tion­ner le client au coeur des pré­oc­cu­pa­tions. En cela, les solu­tions appor­tées dans le sens d’un meilleur ser­vice à la clien­tèle par les réseaux est un élément posi­tif. Mais cela n’est pas suf­fi­sant. La démarche MLS a une dimen­sion locale et de totale neu­tra­lité. C’est un élément fon­da­men­tal. Sans res­pect de cette neu­tra­lité, la démarche ne vaut rien. Au contraire, elle doit être géné­ra­li­sée à l’ensemble des acteurs d’un bas­sin de vie. Il faut avoir à l’esprit que les réseaux ne repré­sentent que 30 % seule­ment de la pro­fes­sion. La majo­rité des acteurs est donc consti­tuée d’agents immo­bi­liers indé­pen­dants. On ne peut pas fon­der une démarche nova­trice si l’on ne favo­rise pas cette géné­ra­li­sa­tion. A défaut, on se trompe et on per­ver­tit le système.

Accom­pa­gner les professionnels

Pour notre part, au moment de la créa­tion du SIA, nous avons pensé qu’il était oppor­tun de nous asso­cier à la démarche de la Fnaim. Mais aujourd’hui, nous avons repris notre indé­pen­dance et décidé de nous can­ton­ner dans notre rôle qui est d’apporter des solu­tions opé­ra­tion­nelles. Nous devons égale­ment don­ner le mode d’emploi par des pro­grammes péda­go­giques et d’accompagnement. Nous sommes un opé­ra­teur neutre et indé­pen­dant dont l’objectif est d’accompagner les pro­fes­sion­nels dans cette appro­pria­tion du MLS. Nous avons même une vision plus large puisque nous déployons notre offre à l’échelon euro­péen. Nous sommes pré­sents en Ita­lie, en Espagne… Nous avons la pré­ten­tion de croire que nous avons par­ti­cipé à la prise de conscience des agents immobiliers.

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