Les taux des crédits immobiliers n'ont jamais été aussi bas. Contrairement à ce que l'on prévoyait, la baisse a continué et elle s'est même amplifiée durant le mois de décembre. Du coup, observe Christophe Cremer, PDG de Meilleurtaux.com, le taux fixe à quinze ans pour un excellent dossier est passé de 3,75 % au début du mois de décembre à 3,60 % au 10 janvier. Le taux fixe à vingt ans d'un excellent dossier se situe à 3,85 % en baisse également de 0,10 %. C'est un record historique et l'occasion pour tous les emprunteurs de financer leur acquisition immobilière à des conditions exceptionnelles.
Grâce à cette baisse, les emprunteurs ont gagné 2 % de pouvoir d'achat en trois mois et 4 % depuis le début de l'année 2004. Ce n'est certes pas suffisant pour absorber la hausse des prix immobiliers sur la période, c'est néanmoins une très bonne nouvelle qui contribue au dynamisme du marché immobilier.
Deux facteurs expliquent la situation actuelle des taux d'intérêt. D'un côté, une meilleure visibilité sur la politique des banques centrales, qui ont fait de la lutte contre l'inflation leur objectif principal, de l'autre, l'incertitude complète sur l'évolution future des marchés boursiers.
« Malgré des performances satisfaisantes en 2003 et 2004, il faut se souvenir, rappelle Christophe Cremer, que la Bourse française reste à un niveau de plus de 40 % en dessous de son niveau de septembre 2000 et la prudence reste à l'évidence de mise. Dans ce contexte, certains gérants américains de portefeuille n'hésitent pas à qualifier les liquidités monétaires de bon placement pour 2005 malgré leur taux de rendement extrêmement réduit. Il est donc logique qu'une obligation du Trésor dont le rendement, même faible, est garanti sur le long terme soit appréciée. » Il est à prévoir que les taux d'intérêt resteront encore très bas pendant quelques mois. Il faudra attendre la fin de 2005 pour que les taux retrouvent des niveaux plus proches des moyennes historiques.
Les Echos Week-end 14/15/01/05
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