Le journal de l'agence

Sachez dire non aux clients chronophages!

courrier / Les news JDA
Date: 31 Mar 2005 @ 21:04
Nous avons reçu le point de vue de Monsieur Jean-Jacques Bonicard, Directeur du cabinet « Port et Plage » aux Sables d’Olonne que vous trouverez ci-après, sans aucune modification : seul le titre est du rédacteur de l’Agence. Bien évidemment ce point de vue n’engage que son auteur.

Madame, Monsieur,

La mise en place de fichiers communs, je dis bien DES fichiers communs, mérite de longs développements auxquels cette note n’a pas l’intention de se substituer.

Mais les observations intéressantes du dirigeant d’un réseau national dans votre revue (mars 2005 : Claude Bas, Président de 4% Immobilier, ndlr), est suffisamment significative des errements ancestraux de notre profession, pour mériter un recadrage pragmatique, tant des partisans des MLS, que des opposants aux MLS et autres FIA, qui me font penser à ces promeneurs qui, la nuit venue, se blottissent craintivement derrière un arbre pour ne pas voir la forêt, parce qu’elle leur fait peur inconsciemment.

D’un coté les émerveillés du fichier universel qui permet de répondre OUI à 90% des acquéreurs, en gagnant deux fois plus. De l’autre, les malins, qui n’ont besoin de personne pour vendre leurs affaires vendables et encore moins pour partager. Le tout au son de « l’intérêt du client » et de la baisse des commissions, tant d’un coté que de l’autre, pour assurer le public, dans tous les cas, qu’il n’a à faire qu’à des professionnels vertueux, qui travaillent pour la gloire.

En réalité la profession, dont la réputation n’est plus à faire (incompétence, avidité, mensonge, roublardise, escroquerie, etc.. ) a un problème et un seul d’où découlent tous les autres. Elle perd son temps à 80% ( si ce n’est à 90% ! ) avec des « clients » qui :
- ne paient rien,
- mais consomment beaucoup (publicité, visites, voiture, documentation, estimation, téléphone, multimédia, locaux, documentation, formation, TEMPS, etc.…), tant en ce qui concerne les vendeurs (mandats simples) que les acquéreurs (sans pré qualification bancaire).

La gestion des agences (trop petites) impose de limiter le coût de revient des négociateurs à 50% de la commission, ce qui exclut tout partage entre eux (à titre indicatif, les agences en Amérique du nord comptent 100 négo. qui perçoivent 90% de la com. et peuvent partager, eux !!! ).

Alors, messieurs les agents et chers collègues : A vos calculettes ! A vos mandats exclusifs ! A vos équipes de 20 négo. et plus ! A vos MLS circonstanciés ! Et vous allez voir que des solutions existent, même si elles ne conviendront pas à tout le monde. Les MLS efficaces étant par obligation indépendants des syndicats et autres organisations partisanes et sélectives.

Et, pour que 20% des clients soient enfin « bien reçu » dans les agences, sachez dire NON ! (et parfois vertement) au 80% des autres, qui avaient bien l’intention de vous faire travailler pour rien.

Ce qui explique votre « incompétence » dont la une de « Que Choisir » (N° 393, mai 2002) faisait publiquement état, mais sans jamais parler de ce que certains clients vous volent comme temps, avec votre consentement il est vrai.
Le client : « J’ai vendu par l’intermédiaire de votre collègue »
L’agence ; « Ah, Bien! Je suis content pour vous, revoilà la clef. Merci ! »

C’est là qu’est le problème, y compris du MLS (qui n’exclut pas un partage circonstancié
et non 50/50, quand il reste quelque chose à partager…).

Veuillez agréer, Madame Monsieur, l’expression de mes salutations confraternelles.

Jean-Jacques Bonicard
Directeur du cabinet Port et Plage
Aux Sables d’Olonne
jean-jacques.portetplage@wanadoo.fr
 





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