Je reviens vers vous concernant votre article paru ce 18 mai dans Le Journal de l'Agence (extrait ci-dessous,
www.journaldelagence.com/displayarticle142.html) à la suite de l'article écrit par Frédéric Quin dans Le Journal du Net ce même jour :
"L’un de nos confrères, le Journal du Net, vient de publier coup sur coup deux articles sur les " performances des sites immobiliers " et sur la colocation qui ont pour vocation d’attirer le public à la recherche d’un logement…mais qui laissent surtout le goût amer de la méconnaissance et du dédain à l’égard de nos professions. (...) Deuxième sujet qui fâche : " colocation, un marché de niche investi par les pure players ", où l’on apprend en effet que deux sociétés se partagent le marché…en toute illégalité. Elles agissent en effet toutes deux en marchands de listes (les aspirants à la colocation doivent payer pour obtenir nom et adresse du colocataire !) sans être détenteur de carte professionnelle ! Il nous semble que ces sociétés devraient respecter la Loi Hoguet dans les meilleurs délais. Le Journal de l’agence s’y emploiera." Plus contrarié voire "fâché" par les propos du Journal du Net, qui vous interdit d'ailleurs de reproduire ses articles (peut-être à juste titre...), que par le fond du problème, le raccourci que vous faites nous a surpris et même choqué lorsque vous semblez de plus vouloir vous soustraire au législateur dans votre conclusion.
Je peux vous assurer que nous n'avons aucun "dédain à l'égard de votre profession" et aucune volonté de travailler "en toute illégalité".
Nous aurions cependant préféré que vous nous contactiez ou étudiez plus en avant nos sites internet et modus operandi avant d'écrire vos commentaires sur un article lui-même écrit par un tiers et nous concernant, je vous remercie cependant de votre réactivité à la suite de mon appel.
Nous avons consulté et sollicité lors de notre création en l'an 2000 de nombreuses sources afin de déterminer le champ d'application dans lequel nous pourrions nous situer.
Rien n'apparaît précisément dans la Loi Hoguet en ce qui concerne notre activité, nouvelle à l'époque.
Nous mettons simplement en relation des personnes (le plus proche exemple serait aujourd'hui celui des sites internet de rencontres) qui aspirent à vivre en colocation. Certaines déjà installées d'autres en recherche.
Nous nous situons bien avant la location ou toute contractualisation, une fois le groupe de colocataires constitué, ces derniers passent par une agence immobilière ou directement via un propriétaire afin de louer un bien, nous n'intervenons en rien dans cette intermédiation finale. Nous ne produisons aucune liste de propriétaires ou de biens immobiliers.
Pour revenir, sur une intermédiation éventuelle celle-ci se définit par un "professionnel" qui rapproche les parties et qui met en présence locataire et propriétaire en vue d'aboutir à la signature d'un acte écrit. Ce qui n'est pas notre cas non plus.
Si vous souhaitiez toujours nous classer dans les "marchands de listes" et comme vous l'indiquez justement les publications par voie de presse sont exclus de la Loi Hoguet (Loi n° 94-624 du 21 juillet 1994, art. 46.I.), la publication via internet serait-elle être incluse? Nous n'avons rien trouvé à ce propos.
Si votre démarche nous semble inappropriée et indélicate dans la forme, nous sommes toujours à l'écoute des réflexions de fond et à la recherche d'un éclairage pertinent à ce sujet.
En espérant que vous pourrez nous le produire avant de nous accuser.
Et s'il s'avérait que nous étions réellement dans une situation "illégale", nous ferions immédiatement le nécessaire.
Très cordialement,
Frédéric de Bourguet
Directeur de Colocation.fr
Frederic@colocation.fr