Georges tron, de la mission parlementaire d'évaluation et de contrôle (MEC), ne mâche pas ses mots : le député UMP de l'Essonne dénonce, en termes virulents, dans son rapport, "l'incurie de la gestion des logements de fonction" , en reprenant des informations issues d'un rapport jusque-là non public de l'inspection générale des finances, du 23 décembre 2003, rédigé par Véronique Hespel.
Ils sont 137 520 agents de l'Etat à bénéficier d'un tel avantage, dont 127 411 pour "nécessité absolue de service" et 9 109, soit 6,6 %, pour simple "utilité de service" . Ce parc, d'une valeur estimée, en 2003, à 1,4 milliard d'euros, dégage à peine 30 millions d'euros de loyer, soit un rendement dérisoire de 2,15 %. De 18 % à 20 % des logements sont inoccupés, notamment ceux qui dépendent des ministères de la justice et des finances. Le ministère de la culture, avec ses 900 logements, est particulièrement critiqué : "On peut s'interroger sur l'opportunité du maintien de certains logements de fonction, comme celui du directeur de l'Ecole nationale des beaux arts, qui dispose de 340 mètres carrés, quai Malaquais, celui de l'administrateur du Centre national des arts plastiques, de 312 mètres carrés, aux Gobelins..." Le président de la BNF acquitte, par exemple, un loyer de 500 euros pour 230 mètres carrés rue de Sully, dans le 4e arrondissement. L'Etat oublie d'ailleurs ces avantages en nature lors de ses déclarations fiscales ou sociales. Lisez la suite en cliquant ici!
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