L'augmentation, à deux voire trois chiffres, des prix touche tous les pays depuis une dizaine d'années et menace les économies.
La planète immobilière se porte comme un charme. Elle se moque du chômage, de la croissance molle ou de la hausse du prix du pétrole. Partout le prix du mètre carré flambe, jusqu'à retrouver, voire dépasser, les niveaux de 1991. Avant que la bulle éclate. Deux exceptions dans ce panorama étrangement homogène : l'Allemagne et le Japon, qui, sauf dans certains quartiers de Tokyo, n'a pas encore digéré la crise qui a suivi le krach de 1991. Petit voyage dans cette frénésie immobilière mondiale. Où le spectre de l'explosion de la bulle spéculative menace.
Paris, 4 745 euros le mètre carré en moyenne
Une hausse à deux chiffres qui dure depuis sept ans. Et, à l'arrivée, des appartements dont le prix a doublé depuis 1998, pour s'établir aujourd'hui, en moyenne, à 4 745 euros le mètre carré. Dans les arrondissements les plus chers (IVe, Ve, VIe et VIIe), le mètre carré s'est échangé, en 2004, entre 6 000 et 7 000 euros. Mais les arrondissements les plus «abordables», ceux du nord de la capitale (XVIIIe, XIXe et XXe), flambent plus que les autres, qui ont pris autour de 20 % l'an passé. Même taux pour certains départements de banlieue. La palme de la flambée revient à la ville d'Aulnay-sous-Bois, où l'augmentation dépasse les 40 %. Un retournement de tendance demeure hypothétique : l'offre de logements est très inférieure à la demande, alors que les experts estiment qu'il faudrait construire, en Ile-de-France, 60 000 logements par an. Soit deux fois plus qu'à l'heure actuelle.
Source http://www.liberation.fr/page.php?Article=314752
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