Le mois d'août avait été marqué par la plus forte baisse de l'indice exclusif « Les Echos week-end Laforêt Immobilier » depuis sa création : moins 9,5 %. Celui de septembre aura enregistré l'une des plus fortes hausses : près de 5,2 %, à 4.815 euros le mètre carré dans la capitale, contre 4.574 euros le mois précédent.
L'activité de septembre traduit habituellement la tonalité de l'ensemble de l'année. C'est dire si le chiffre était attendu. Force est de constater qu'il marque un retour à la hausse de la courbe. « A périmètre égal, le volume d'affaires s'est accru de 25 % par rapport à septembre 2003 », note Stéphane Vasseur, directeur commercial de Laforêt. Cette progression englobe la hausse des prix, mais aussi l'augmentation du volume d'affaires. Seulement, à bien y regarder, il se révèle que les facteurs de hausse ont été circonscrits aux arrondissements populaires des 18e, 19e et 20e arrondissements. Ailleurs, les transactions semblent parvenues à un palier. De même, à l'intérieur de chaque arrondissement, les zones habituellement les moins chères nourrissent à elles seules la hausse. Par exemple, dans le 16e arrondissement, l'agence d'Auteuil, où les prix sont les plus accessibles, réalise le chiffre d'affaires des zones rue de la Pompe et Neuilly réunies. L'effet de contamination joue donc à plein. Il s'étend même à des villes en périphérie. A Montreuil, le phénomène était patent. Il se constate aussi désormais à Saint-Denis. Mais tout cela est-il bien justifié ? La question reste posée.

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