Le journal de l’agence n°20
Lundi 20 octobre 2008, dans Télécharger le journalSi 2008 restera gravée dans les annales comme l’année du retournement, 2009 s’annonce, comme une annus horribilis.
L’ouragan qui dévaste la planète finance ébranle les marchés immobiliers.
La chute est d’autant plus sévère qu’avec la hausse ininterrompue des dernières années, il était tentant d’oublier que les marchés ne sont jamais qu’une succession de hauts et de bas, de cycles de sept à huit ans, qui peuvent durer plus longtemps.Selon la théorie, le coup d’arrêt aurait dû intervenir il y a deux ans. Seulement, l’échéance a été retardée par les banques qui, à partir de 2006, ont soutenu artificiellement les prix, à la fois en allongeant la durée du crédit (jusqu’à 40 ans) et en proposant des taux attractifs.
Se livrant à une concurrence farouche, elles n’ont pas hésité à sacrifier leur marge et à faire preuve de souplesse dans l’acceptation des dossiers.
Le marché s’est alors emballé, provoquant un retour de balancier qui n’en est que plus sévère. Profondément ébranlés par la crise des subprimes américains et la panique boursière mondiale, les établissements financiers passent les dossiers au peigne fin. Et les volumes des ventes s’effondre.
Nous consacrons notre dossier (lire p.15) à cette crise dont l’ampleur appelle des mesures de soutien exceptionnelles visant notamment à limiter le nombre de fermetures d’agences.
Dans ce contexte, les agents immobiliers les plus jeunes découvrent l’inconfort de la position d’intermédiaire et la nécessité d’appuyer son discours sur une expertise digne de ce nom, comme celle proposée par Jacques Lumbroso (lire p.33).
Les anciens, savent que seule une baisse significative des prix peut débloquer la situation et que ces périodes de transition peuvent être de formidables tremplin.
A condition de s’appuyer sur les meilleures pratiques.
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