photo : Ariane Artinian, rédactrice en chef Journal de l'Agence

Des conditions de crédit qui ne se dégradent pas. Des prix qui augmentent rapidement. Des transactions qui propulsent le niveau d’activité à des sommets jamais atteints. A considérer l’année 2017 dans sa globalité, il est certain qu’elle sera gravée dans les annales comme celle de tous les records.

En y regardant de plus près, il est certain aussi qu’elle se terminera moins bien qu’elle n’avait commencé. Et après, en 2018 ? « L’incertitude sur le niveau des ventes va se faire de plus en plus forte », répond Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris-Ouest. Ne ratez pas son analyse de la conjoncture page 24  . Ainsi que notre dossier page 38 qui fait le point sur le plan logement du gouvernement en matière réglementaire et fiscale qui devrait changer la donne pour vos clients en 2018 https://www.journaldelagence.com/journaux/journal-de-lagence-n56 .

Il n’empêche. L’euphorie immobilière des dernières années renforce l’attractivité du métier auprès notamment de  professionnels en reconversion. Notre dossier « Agents immobiliers, qui êtes-vous »  (page 32) s’intéresse à ceux qui se tournent vers l’immobilier pour donner  un nouveau souffle à leur carrière. Dans un pays qui compte désormais plus d’agences  immobilières que de boulangeries, l’immobilier continue de nourrir de nombreux fantasmes – un métier facile, sans compétences particulières et rémunérateur. Mais tout n’est pas rose au pays de l’immobilier. Dans un ouvrage  combinant ethnologie et statistiques, Lise Bernard, sociologue, chargée de recherche au CNRS, bat en brèche les idées reçues sur les agents immobiliers et fait le récit de leur quotidien, de leurs aspirations, de leurs inquiétudes, de leurs valeurs. Plongez-vous dans La précarité en col blanc , une enquête sur les agents immobilier, publié aux PUF (p. 76). Vous ne le  lâcherez pas.

Deux figures de la profession lâchent, elles, les commandes en 2018. Après Bernard Cadeau, le président d’Orpi, qui passe la main à Christine Fumigalli (lire notre dernier numéro), Jean-François Buet donne les clés de la Fnaim à Jean-Marc Torrollion. Lisez leur interview croisée page 28. Jean-François Buet y dresse une partie de son bilan. Il a réussi entre autres le tour de force de réunir la profession. Évidemment, la tâche lui a été grandement facilitée par Cécile Duflot et sa loi Alur contre qui il était vital de faire front commun. Aujourd’hui, Jean-Marc Torrollion reprend le flambeau. Son challenge ? Faire que les agents immobiliers récoltent le fruit de leurs efforts et soient considérés avec les égards que l’on réserve à une profession réglementée.

Autant dire qu’il a du pain sur la planche…

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