La Résidence, le réseau local tisse sa toile et vise les 50 agences en fin d’année

La Résidence, le réseau « nouvelle génération », comme il se définit, a de quoi séduire : un territoire exclusif pour chaque agence immobilière, des outils innovants, des coûts maîtrisés, … et ça marche. Il s’étoffe peu à peu et gagne la France entière. Les dirigeants espèrent atteindre les 50 agences à la fin de l’année.

Et d’une… La Résidence, réseau local, implanté plutôt dans l’ouest parisien, gagne du terrain. Bientôt, une agence ouvrira dans le sud, à Miramas. D’autres devraient suivre. « Nous avons des contacts dans le Massif Central, à Clermont-Ferrand, à Macon, à Strasbourg, expliquent Bruno Vikelas et Martial Barde, les deux dirigeants du réseau. Et nous ouvrons dans le 5e arrondissement de Paris, boulevard Saint-Germain. Notre objectif, cette année, est de passer la barre des 50 agences et de nous développer sur tout le territoire national. »

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Et la marque a des arguments. Elle a de quoi séduire par son discours et ses outils innovants. Elle est loin l’époque du fondateur, celle de la naissance en 1985 d’une première agence à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, et celle de l’intégration au réseau, sans réelle structuration. Aujourd’hui, La Résidence compte 35 agences, disséminées « le long de la Seine », entre l’Ile-de-France et la Normandie, et un siège social de 450 m² à Poissy. Et pour Bruno Vikelas et Martial Barde, il est temps, désormais, de passer à la vitesse supérieure.

Toutefois pas question pour eux, pour autant, de perdre leur identité. « La Résidence, c’est notre bébé, nous y travaillons depuis 29 ans, explique Bruno Vikelas, le Président. Nous ne voulons pas le faire grossir trop vite. » Bruno Vikelas et Martial Barde ont, en effet, longtemps été négociateurs puis patrons avant de devenir les dirigeants du groupe lorsqu’ils rachètent la marque en 2012. Et Martial Barde, directeur général, d’ajouter : « Nous souhaitons surtout faire évoluer l’enseigne selon notre philosophie, notre approche qui est tout à fait spécifique. Nous sommes un réseau de proximité et notre base-line le dit clairement : mon partenaire immobilier. Mais nous sommes aussi un réseau « nouvelle génération » : nous associons notre savoir-faire, notre expérience aux nouvelles technologies. En clair, pas question de faire l’impasse sur les techniques immobilières qui ont fait leurs preuves et qui restent d’actualité mais nous nous appuyons sur les nouvelles technologies. »

L’idée des deux acolytes ? Ne pas subir la technologie mais en profiter. Mieux, en faire bénéficier les agences du réseau, sans les étrangler financièrement. « Aujourd’hui, ne pas utiliser les technologies, c’est prendre un train de retard, ce qui est toujours préjudiciable dans le commerce, poursuit Bruno Vikelas. Nous avons donc réfléchi à la meilleure façon d’utiliser internet, les réseaux sociaux et d’autres technologies encore, de façon à ce que ce soit une vraie valeur ajoutée pour nos concessionnaires.»

Une boite à outils complète et faite maison

Au sein de La Résidence, les réseaux sociaux sont donc fortement sollicités. Et systématiquement utilisés. Un patron d’agence, par exemple, n’a pas à gérer la page Facebook de son agence. Elle est alimentée par le réseau, de façon automatisée. Sont mis en ligne les ventes réalisées, les mandats exclusifs…. Et la marque met à disposition de ses concessionnaires d’autres outils qualifiés, innovants, pratiques. « Tout cela est possible parce que nous avons au sein de La Résidence Développement, la structure mère de l’enseigne, un département Recherche & Développement qui compte 4 personnes. » La Résidence offre donc la possibilité à ses concessionnaires d’utiliser un logiciel qui permet, à partir d’un appareil photo numérique classique, de générer une visite virtuelle. De façon totalement gratuite. «Tout le monde sait que la visite virtuelle coûte chère !, reprend Martial Barde. Dans tous les réseaux, on parle de home-staging, de visite virtuelle mais, derrière, cela a un coût exorbitant que les agences ne peuvent utiliser. Nous, nous avons cherché des solutions innovantes mais gratuites. Tout est compris dans le prix de la redevance. Et c’est ce qui plaît aux professionnels qui nous rejoignent : nous mettons à leur disposition une boîte à outils complète, faite maison, avec tout ce qu’il faut pour générer du chiffre d’affaires et il y n’y a rien à rajouter. »

Autre spécificité : si le territoire est exclusif, la redevance est fixe, calculée sur un certain nombre de critères (la situation géographique, le nombre d’habitants, le prix moyen au m², le potentiel de développement de l’agence…) et non sur le chiffre d’affaires. « Notre offre s’adapte à tous les projets et à la voilure économique de chaque entreprise, conclut Bruno Vikelas. Aujourd’hui, rejoindre un réseau, c’est bien mais c’est très onéreux. Est-ce qu’en province, on a forcément besoin de grande campagne de communication nationale ? Localement, elles n’ont que peu d’impact. Nous, nous avons un rapport qualité/prix qui séduit, parce que bien placé. » Et pour se développer, La Résidence a d’autres cartes dans sa manche, comme la puissance de feu de ses outils marketing et de communication locaux.

L’enseigne promet une surprise pour le printemps. Elle dévoilera en effet son nouveau logiciel, développé par son département R&D, qui proposera une nouvelle façon de rechercher un bien sur internet. Lancé au printemps, il sera officiellement proposé au salon du RENT en novembre prochain. A suivre donc…©Olivia Delage©byBazikPress

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