Comment se porte Efficity en cette rentrée ?
Nous sommes sur une dynamique de croissance très positive. Nous venons notamment d’intégrer REGM, un réseau historique de mandataires, qui nous a rejoints depuis le 1er septembre. Deux autres intégrations seront annoncées prochainement.
Cette stratégie soutient notre progression en nombre de conseillers, mais surtout en chiffre d’affaires. A fin septembre, ce dernier a progressé de plus de 16 % sur un an, après une hausse de 42% l’année précédente.
Combien de conseillers compte aujourd’hui le réseau ?
Nous comptons environ 2 350 conseillers, soit une progression de 7 à 8% sur un an. Mais l’indicateur auquel nous sommes réellement attachés est le chiffre d’affaires par conseiller.
Celui-ci progresse plus rapidement que nos effectifs. Aujourd’hui, nous dépassons les 55 000 euros de chiffre d’affaires moyen par conseiller. Notre ambition n’est donc pas de recruter massivement, mais de permettre aux professionnels qui nous rejoignent de développer rapidement une activité performante.
REGM représente près d’une centaine de conseillers. Quelle est la logique de cette intégration ?
Il ne s’agit pas d’un rachat classique. Notre principe est justement de conserver l’identité des entreprises qui nous rejoignent. REGM garde ainsi sa marque, son organisation et sa stratégie commerciale. En revanche, ses conseillers accèdent désormais à notre technologie, nos outils, nos leads et évidemment notre back office.
La tech est aujourd’hui l’une des principales attentes des dirigeants et conseillers des réseaux avec lesquels nous échangeons. Les questions de rémunération ou de coût des packs restent importantes, mais le véritable sujet devient la capacité à suivre les évolutions technologiques, notamment celles liées à l’intelligence artificielle.
Est-ce devenu votre principal élément de différenciation ?
Notre particularité est clairement notre plateforme d’estimation. Nous distribuons environ un million d’estimations par an en exclusivité à nos conseillers. Cela signifie qu’un professionnel peut recevoir plusieurs dizaines d’opportunités par mois. Cela représente environ 25% de leur chiffre d’affaires et plusieurs dizaines de millions d’euros au niveau national. Notre technologie n’est donc pas uniquement un outil de travail : elle doit directement contribuer au développement commercial.
Cette logique est également au cœur de ByEfficity ?
Effectivement. Lorsque nous avons lancé ByEfficity, l’idée était assez simple : nous disposions d’une technologie performante et de nombreux leads, mais nous avions encore des zones géographiques dans lesquelles nous étions peu présents. Nous avons donc proposé à des entrepreneurs de l’immobilier de rejoindre notre écosystème tout en conservant leur identité et leur marque.
Aujourd’hui, ByEfficity représente environ 10% du chiffre d’affaires de l’entreprise et rassemble plus de 200 conseillers. Cela prouve qu’il est possible de faire cohabiter plusieurs marques au sein d’un même groupe, tout en donnant aux entrepreneurs les moyens technologiques d’accélérer leur développement.
Quels profils d’entrepreneurs peuvent rejoindre ByEfficity ?
Nous ne ciblons pas un profil d’entrepreneur en particulier. Nous pouvons accompagner un réseau de mandataires, une agence locale ou encore des modèles hybrides dans lesquels plusieurs conseillers travaillent ensemble dans un même lieu. Nous avons par exemple intégré les Halles de l’Immobilier à Limoges et Millenium à Albi, 2 anciens market center Keller Williams. Notre conviction est que l’entrepreneur doit conserver ce qui fait sa valeur localement, tout en accédant à des moyens qu’il aurait difficilement pu développer
Concrètement, que gagne un entrepreneur en rejoignant votre écosystème ?
D’abord, il accède à une plateforme technologique qui regroupe ce qu’il devait parfois auparavant gérer avec 7 ou 8 outils différents qui ne se parlent pas forcément.
Ensuite il développe son chiffre d’affaires avec nos leads.
Enfin, nous gérons son back-office : gestion des mandats, des compromis, son administratif au sens large, mais aussi les sujets juridiques ou encore la formation.
L’entrepreneur peut ainsi concentrer davantage de temps sur son développement commercial.
Peut-il continuer à travailler sous sa propre marque ?
Oui, et c’est même un pilier de notre modèle. Environ la moitié des entreprises qui nous ont rejoints ont conservé leur marque, tandis que l’autre moitié a choisi de travailler sous les couleurs de ByEfficity.
Nous raisonnons de manière pragmatique : si une marque dispose déjà d’une forte notoriété locale, il n’y a aucune raison de l’abandonner. Si notre marque ou notre puissance digitale apporte davantage de valeur, l’entrepreneur peut au contraire choisir de s’appuyer dessus.
Vous investissez également beaucoup dans l’intelligence artificielle. Quels usages avez-vous déjà déployés ?
Nous travaillons sur notre stratégie IA depuis environ trois ans et demi et nous y avons consacré une grande partie de 2026.
Nous avons commencé par des usages de back-office. Par exemple, une IA peut contrôler et vérifier les mandats afin de limiter les erreurs.
Nous avons ensuite développé un assistant qui accompagne les conseillers dans leurs questions quotidiennes, en complément de notre service client humain.
Et nous allons désormais plus loin avec une lA directement orientée vers le développement commercial.
Quels sont vos objectifs pour les prochaines années ?
Notre priorité est de maintenir un très haut niveau de performance par conseillers, par l’apport d’affaires d’une part et mais aussi par la diversification.
Nous avons une feuille de route technologique très ambitieuse qui doit nous permettre de proposer le meilleur outil pour conseiller du marché.

