photo : Ariane Artinian, rédactrice en chef Journal de l'Agence

Jeudi 13 juillet, acte 1. A 18h32, un mail du ministère de la Cohésion des territoires. Une réponse à ma demande d’interview du ministre Jacques Mézard ? Non, une invitation à un brief technique de présentation de la Conférence nationale des territoires. Direction rue de Varenne donc, le lundi qui suit à 7h45 pour une rencontre avec des conseillers techniques sur l’agenda de la journée. Mais du sujet du jour – la réforme de la taxe d’habitation – rien n’est dit. Inédit.

Jeudi 17 août, acte 2. À 19h12, Jacques Mézard et son secrétaire d’État Julien Denormandie invitent les acteurs de l’immobilier à donner leurs idées via un questionnaire mail pour le 10 septembre. Des devoirs de vacances supposés enrichir le contenu du projet de loi logement qui sera dévoilé à l’automne. Mais dont les grandes lignes se trouvent sans doute dans l’interview accordée ce même 17 août par Gérar Darmanin à La Provence.

Le ministre des Comptes publics y confirme la baisse de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, revient sur la baisse de 5 euros des APL et annonce en filigrane la possibilité pour les propriétaires d’avoir à baisser leur loyer de 5 euros par mois pour compenser. Inédit.

Mardi 5 septembre, acte 3. Le président de la République appelle effectivement les propriétaires à une baisse de 5 euros. Il faudra attendre encore quelques jours pour connaître les détails de la politique gouvernementale sur l’IFI, le futur impôt sur l’immobilier, la refonte du dispositif Pinel ou le possible élargissement de l’encadrement des loyers.

« Face à un pouvoir qui tend à gommer les corps intermédiaires,  la profession doit rester unie. »

D’ores et déjà, certains professionnels de l’immobilier en viennent même à regretter Cécile Duflot – oui, vous avez bien lu. « Nous n’étions pas d’accord avec elle mais, au moins, nous avions quelqu’un en face de nous ». Inouï. Ce qui est sûr, c’est que la ministre du Logement a réussi avec sa loi Alur le tour de force de souder la communauté immobilière.  Face à un pouvoir qui tend à gommer les corps intermédiaires, cette union des professionnels doit rester de mise.

Ce qui est sûr aussi, c’est que 2017 sera une très bonne année (voir analyse de Michel Mouillart p. 20). Dans un marché à la croisée des chemins, offrir plus de services via la mise en place d’une conciergerie peut être une excellente stratégie (p. 30). Devez-vous rédiger les avant-contrats vous-mêmes ou les confi er à un notaire ? Notre dossier (p. 36)  pèse le pour et le contre. Le numéro que vous avez entre les mains, lui, pèse lourd avec ses 76 pages d’informations pour analyser l’environnement, décrypter les tendances et disposer des meilleurs conseils pour exercer votre métier.

Vous n’avez jamais été aussi nombreux à nous faire confiance et à suivre l’information en continue sur notre site et sur les réseaux sociaux. Merci !

 

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