Un label pour répondre aux défis du secteur
La création de ce label ANGC s’inscrit dans un contexte où les cabinets de syndic peinent à recruter et à fidéliser leurs collaborateurs. Pour Gilles Frémont, président de l’ANGC, cette démarche marque une étape importante : « Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer la création de notre propre label QVT, spécifiquement dédié au métier de syndic. À travers cette initiative, l’ANGC réaffirme son engagement constant en faveur de l’attractivité de la profession. »
L’objectif est clair : valoriser les bonnes pratiques professionnelles, renforcer l’attractivité du métier et encourager des environnements de travail responsables.
« Nos engagements se veulent ancrés dans la réalité du quotidien des gestionnaires de copropriété, insiste Gilles Frémont. Encourager la tenue des assemblées générales en journée, veiller à la qualité et au poids des portefeuilles gérés, garantir le respect de la mobilité professionnelle des collaborateurs : ce sont autant de valeurs que nous portons à travers ce Label. »
Pensé comme un outil opérationnel, le label veut ainsi permettre aux entreprises labellisées de valoriser leurs pratiques, tout en offrant aux collaborateurs un repère tangible en matière de qualité de vie au travail.
Un référentiel structurant et opérationnel
Le label ANGC repose sur quatre piliers, qui traduisent très concrètement les attentes du terrain et les leviers d’amélioration pour les cabinets.
- L’organisation du travail constitue un premier axe central. Il s’agit notamment de mieux répartir la charge de travail entre les collaborateurs, en définissant des portefeuilles adaptés et soutenables. La question des conditions d’exercice est également clé : horaires des assemblées générales — encouragées en journée —, possibilité de télétravail ou encore clarté des rôles au sein des équipes. L’enjeu est d’éviter la surcharge chronique et de redonner de la lisibilité au métier.
- Le management des équipes est un second pilier déterminant. Le label valorise des pratiques favorisant une communication fluide, une écoute réelle des collaborateurs et un cadre managérial clairement défini. Il s’agit de s’assurer que chacun peut s’exprimer, que les retours du terrain sont pris en compte et que le rôle des managers est structuré, avec des responsabilités identifiées.
- La gestion des compétences s’inscrit, elle, dans une logique de professionnalisation continue. Le référentiel encourage la mise en place de parcours d’intégration solides pour les nouveaux entrants, ainsi qu’un suivi rigoureux des obligations de formation — notamment les 42 heures sur six ans. Au-delà de l’aspect réglementaire, il s’agit de développer les compétences de l’ensemble des profils (gestionnaires, assistants, comptables) et de sécuriser les parcours professionnels.
- Enfin, la qualité de vie au travail englobe l’environnement global dans lequel évoluent les équipes. Cela passe par la cohésion, l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, mais aussi par la clarté de la stratégie d’entreprise et la mise en place d’outils de suivi de la satisfaction des collaborateurs. L’objectif est de créer un cadre de travail durable, propice à l’engagement.
L’ensemble de ces critères fait l’objet d’une évaluation structurée permettant d’évaluer les pratiques des cabinets : audit, scoring, attribution du label, puis suivi régulier afin d’inscrire de les dans une démarche d’amélioration continue.
Un levier d’attractivité pour toute la profession
« Les entreprises intéressées pourront s’en prévaloir et afficher le label dans leurs cabinets », souligne Gilles Frémont. Pour les collaborateurs, il constitue « un gage d’un environnement de travail équilibré », tandis que pour les copropriétaires, il représente « un repère fiable attestant de la qualité de leur syndic ».
Fruit d’un travail collectif mené avec des professionnels du secteur et des ressources humaines, le label est désormais ouvert aux candidatures. Une première expérimentation a déjà été menée avec le cabinet Vacherand Immobilier.
Avec cette initiative, l’ANGC entend envoyer un signal fort : dans un métier en pleine évolution, la qualité de vie au travail devient un facteur clé de succès. Et, comme le rappelle son président, « le syndic est un métier d’avenir » !

