Magazine immobilier Journal de l'Agence
TOUTE L'INFORMATION PRATIQUE POUR LES PROFESSIONNELS DE L'IMMOBILIER

« Logement : les ministres passent, les problèmes demeurent », Bernard Cadeau, président d’ORPI

Publié le
Publié le
Réagir 0 réaction
1 100
Evaluer cet article

Après plusieurs semaines de suspense, c’est officiel, Emmanuelle Cosse est la nouvelle ministre du Logement. L’occasion pour le réseau ORPI de saluer le travail réalisé par Sylvia Pinel au cours des derniers mois, en dépit d’un lourd héritage.

photo : bernard cadeau

Car il faut bien le reconnaître, le gouvernement avait mis le feu aux poudres avec un premier casting de choc. Rarement une ministre n’avait autant fait l’unanimité contre elle au sein des professionnels de l’immobilier. La politique de Madame Emmanuelle Cosse sera-t-elle dans la continuité de celle de Mme Pinel ou reviendra-t-on à une action proche de celle de Madame Duflot ?

Tout n’est pas pour le mieux… et il reste beaucoup à faire !

Sylvia Pinel était parvenue à calmer le jeu. A l’écoute, elle a pris acte des demandes du secteur et infléchi sa politique, en acceptant d’édulcorer une partie de la loi de sa prédécesseure. La période qui s’achève s’est inscrite sous le règne du bon sens. Un manifeste qui, je l’espère, sera aussi celui de sa successeuse. Car tout n’est pas pour le mieux. En un mot comme en cent, la nouvelle ministre, à laquelle je souhaite la bienvenue, n’aura pas la tâche facile. En fine connaisseuse de ces dossiers, elle devra poursuivre les chantiers en cours et aller encore plus loin. Il est notamment urgent de lever les facteurs de blocage du marché. Plus que jamais un « choc de confiance » s’impose pour faire revenir les investisseurs sur le marché.

Le temps politique n’est pas le temps de l’immobilier

Avec un 3ème ministre du Logement en moins de quatre ans, le turnover ministériel aura été nocif pour un secteur qui au contraire a besoin de stabilité et de pérennité. A l’avenir, il serait opportun que les futurs titulaires puissent inscrire leur action dans la durée. Même si je ne me fais aucune illusion. Le temps politique n’est pas le temps de l’immobilier. Et l’approche du prochain scrutin électoral ne peut qu’aggraver le phénomène, ne laissant qu’une marge de manœuvre restreinte au nouveau locataire de l’hôtel de Castries. Malgré tout, chez ORPI, nous voulons y croire. Positifs et ouverts au dialogue, nous restons un interlocuteur important, toujours prêts à apporter notre pierre à l’édifice. ©byBazikPress

 

 

Du même auteur

Newsletter

Recevez l'essentiel de l'actualité immobilière sélectionné par la rédaction.

Sur le même thème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le journal trimestriel

Vous souhaitez consulter notre dernier magazine ou l'une de nos éditions précédentes ?

Consulter en ligne