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Etude Coronavirus et Immobilier : 3 Français sur 10 investiront dans l’immobilier locatif près de chez eux !

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En quoi la crise du Covid-19 aura-t-elle modifié les attentes des Français par rapport à la pierre locative ? Les investisseurs demeurent-ils confiants dans l’aboutissement de leur projet ? Découvrez les résultats de l’enquête du Groupe seLoger.

photo : AdobeStock_132443839

Pour Séverine Amate, porte-parole du Groupe SeLoger, il est tout d’abord important de souligner : « un investisseur est, par définition, quelqu’un qui se projette dans l’avenir. Cette capacité d’anticipation fait que, même en plein confinement, près de 8 investisseurs dans la pierre sur 10 demeurent confiants dans l’aboutissement de leur projet. Si des inquiétudes émergent avec la crise du Covid-19 concernant l’obtention du financement pour le concrétiser, dans leur esprit, il n’est pas question de remettre en cause leur projet à date. »

Post-confinement, 27 % des investisseurs privilégieront la proximité

Il ressort de l’étude SeLoger réalisée début avril, en partenariat avec l’Observatoire du Moral Immobilier (OMI), que 3 investisseurs sur 10 choisiront d’acheter un bien immobilier près de chez eux. En effet, investir dans la pierre locative à proximité de son lieu d’habitation est avantageux à plus d’un titre. Outre la connaissance qu’il aura – à priori – du marché immobilier local (rapport entre l’offre en logements et la demande locative, secteurs les plus recherchés, prix pratiqués…), l’investisseur verra ses démarches considérablement facilitées (travaux de rénovation, visites du bien, états des lieux). En revanche, 61 % des investisseurs interrogés ne feront pas de la proximité un critère prioritaire au lendemain du déconfinement. À ce titre, ces chiffres sont à rapprocher de ceux d’une précédente étude datant de février dernier et dont il ressortait que pour 78 % des futurs investisseurs, l’attachement affectif qu’ils éprouvaient pour le secteur au sein duquel serait situé leur achat, avait de l’importance. Loin des yeux…

« Le dispositif Denormandie permet aux Français d’investir localement dans des territoires dans lesquels ils croient », Julien Denormandie, ministre chargé du Logement.

40 % des investisseurs pensent d’abord à leur retraite

À la question de savoir pour quelle raison ils avaient pour projet d’investir dans la pierre locative, l’étude conduite avec l’OMI apporte plusieurs réponses. Pour une majorité d’investisseurs (40 %), acheter un logement en vue de le louer permet de se constituer un patrimoine pour la retraite et de pallier la baisse de revenus qui s’ensuivra. D’autre part, 34 % des personnes interrogées investissent dans le but de profiter d’un complément de revenus. 9 % des sondés optent pour l’investissement locatif afin de transmettre un patrimoine à leurs héritiers. Enfin, seulement 7 % des investisseurs cherchent à payer moins d’impôt.

3 investisseurs sur 5 recherchent un rendement locatif immédiat

61 % des Français qui investissent dans la pierre locative, recherchent, en priorité, à profiter d’un rendement locatif immédiat. 23 % des sondés se focalisent, quant à eux, sur une demande locative forte, synonyme, à leurs yeux, d’un faible risque de vacance locative. Enfin, pour 15 % des investisseurs, c’est la perspective de réaliser une plus-value à la revente qui conditionne le succès de leur opération.

Bon à savoir : Un propriétaire sur trois (34 %) craint que son locataire ne soit pas en mesure de lui régler son loyer. 18 % des locataires (soit près d’1 sur 5) ont peur de ne pas être en capacité de payer leur loyer.

Après le 11 mai, l’immobilier sera toujours le coup de cœur des Français

À l’issue du confinement, c’est – encore et toujours – l’immobilier qui arrivera en tête (et de très, très loin !) des placements préférés des Français. Jugez plutôt: l’immobilier restera le placement « coup de cœur » de 90 % des investisseurs interrogés. À titre de comparaison, l’assurance-vie et la bourse ne recueillent respectivement que 3 % et 7 % des suffrages. On peut donc considérer que la crise sanitaire du Covid-19 aura consolidé le statut de valeur « refuge » dont jouit l’immobilier auprès des Français, en général et des investisseurs, en particulier. En comparaison, un sondage datant d’avant le confinement faisait apparaître une plus grande diversification. En effet, si 61 % des personnes interrogées avaient déjà investi dans la pierre, 32 % avaient opté pour l’assurance-vie et 26 % avaient boursicoté. Mais ça, c’était avant…

« L’immobilier, c’est quelque chose d’essentiel dans notre quotidien. Au moment du rebond, le rôle qu’il jouera sera central », Julien Denormandie.

Les investisseurs plébiscitent l’immobilier ancien !

Si l’on en croit le proverbe, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes (ou les meilleures confitures, c’est vous qui voyez…). Loin de nous l’envie de nous prononcer sur la véracité de cette affirmation ! Pour autant, à la lecture des chiffres recueillis durant l’étude, l’ancien semble avoir – plus que jamais – la cote auprès des Français ! Pas moins de 82 % des projets d’investissement locatif concernent l’immobilier ancien alors que le neuf n’attire que 5 % des investisseurs…

6 investisseurs sur 10 tablent sur une baisse du prix de l’immobilier

Alors que les mesures de confinement auront conduit 37 % des Français, qui envisageaient d’investir dans la pierre locative, à repousser leur projet, 43 % ont l’intention non seulement de le reprendre mais aussi de le concrétiser dès que le déconfinement aura été acté. D’autre part, 6 investisseurs sur 10 anticipent une baisse des tarifs de l’immobilier dans les prochains mois. L’étude montre également que l’on dénombre davantage d’investisseurs que d’acheteurs, tous projets confondus, à penser que leur niveau de vie sera préservé : 24 % pour les investisseurs vs 16 % pour les acquéreurs. Enfin, seulement 27 % des investisseurs avouent redouter une baisse de leur pouvoir d’achat. Pour info : En France, le prix moyen au m² d’un bien immobilier est de 3 510 €.

« Aujourd’hui, il est encore trop pour mesurer avec précision l’impact de la crise du Covid-19 sur le prix de l’immobilier », Julien Denormandie.

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