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DPE 2026 : l’électricité séduit et pourrait accélérer 6 transactions sur 10

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Quelques mois après l’entrée en vigueur du nouveau calcul du DPE, une enquête menée auprès de 2 001 Français met en lumière des évolutions significatives dans les comportements d’achat et de vente. Principal enseignement : l’électricité, désormais mieux valorisée dans le diagnostic, gagne du terrain dans les critères de choix des acquéreurs. Pour les professionnels de l’immobilier, l’enjeu dépasse désormais l’étiquette énergétique : il s’agit de démontrer une performance réelle pour convaincre !

photo : DPE 2026 : l’électricité séduit et pourrait accélérer 6 transactions sur 10

L’électricité redevient un critère d’achat

Avec la réforme 2026, 54 % des Français se déclarent plus enclins à acheter un logement chauffé à l’électricité (dont 17 % nettement). À l’inverse, seuls 4 % se disent moins attirés. Une tendance qui confirme que l’image de ce mode de chauffage évolue positivement.

Pour autant, 41 % des répondants n’anticipent aucun changement dans leur comportement, signe que le critère énergétique reste étroitement lié à des éléments concrets comme le confort thermique et la maîtrise des consommations.

Autre évolution notable : le chauffage électrique n’est plus perçu comme un obstacle majeur. En 2026, 67 % des Français estiment qu’il ne constitue pas un frein à l’achat, contre seulement 29 % qui restent réticents. Dans le détail, seuls 12 % continuent de considérer ce mode de chauffage comme un frein majeur, tandis que 17 % évoquent un frein léger.

Un impact direct sur les prix et la valeur perçue

Le DPE devient plus que jamais un levier de valorisation.

Ainsi, 52 % des Français se disent prêts à payer plus cher pour un logement gagnant 1 à 2 classes énergétiques. Parmi eux, 20 % accepteraient une hausse de prix allant jusqu’à +3 % ou plus.

Toutefois, la prudence demeure : 45 % ne sont pas disposés à payer davantage, preuve que l’étiquette énergétique seule ne suffit pas sans garanties sur la performance réelle et les coûts d’usage.

Vers une réduction des marges de négociation

L’amélioration du DPE pourrait également peser sur les négociations. 51 % des Français anticipent une baisse de la marge de négociation pour les biens tout électriques mieux classés (dont 19 % nettement). Pour 38 %, en revanche, la négociation restera inchangée, les acquéreurs continuant à analyser finement les charges et le confort réel.

L’électricité prend l’avantage à caractéristiques équivalentes

À prix et localisation identiques, un logement électrique classé D apparaît désormais plus attractif qu’un bien au gaz pour 39 % des Français, contre 32 % pour le gaz. Un écart qui illustre le repositionnement progressif de l’électricité dans les arbitrages.

Des délais de vente potentiellement raccourcis

L’effet le plus marquant concerne la vitesse des transactions : 63 % des Français estiment que les logements chauffés à l’électricité se vendront plus vite avec le DPE 2026 (19 % beaucoup plus vite, 44 % un peu plus vite).

Côté vendeurs, 60 % anticipent un effet positif :

  • 32 % pensent pouvoir vendre plus cher,
  • 28 % plus rapidement à prix constant.

Seuls 25 % jugent que l’impact sera limité, tandis que 11 % évoquent encore la crainte des factures comme frein potentiel.

Quels biens tireront le plus parti de la réforme ?

Les attentes des acquéreurs se concentrent sur certains types de biens :

  • petites surfaces (28 %),
  • logements rénovés (24 %),
  • logements équipés de systèmes de pilotage performants (23 %),
  • appartements récents (15 %).

La performance globale du logement devient donc centrale, au-delà du simple type d’énergie.

La preuve de la performance, nouveau critère clé

Enfin, l’étude souligne un basculement important : les acquéreurs attendent désormais des preuves concrètes. Pour juger un logement électrique attractif, ils privilégient :

  • le remplacement des équipements de chauffage (27 %),
  • la qualité de l’isolation (26 %),
  • le pilotage pièce par pièce (19 %),
  • les factures réelles (15 %),
  • un DPE récent (11 %).

En creux, le DPE devient un outil commercial structurant, mais ne suffit plus à lui seul. Pour les professionnels, la capacité à démontrer une performance énergétique réelle, mesurable et maîtrisée s’impose désormais comme un facteur décisif dans la réussite des transactions.

Source : Sondage et informations de Rothelec – mars 2026


À lire aussi : Réforme du DPE : l’expertise énergétique, nouveau levier pour les agents immobiliers

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