Les biens chauffés à l’électricité vont progresser
Je vous l’annonçais dès juillet, c’est désormais acté. Après une consultation publique menée du 9 juillet au 6 août, l’arrêté publié au Journal officiel du 26 août fait passer le coefficient d’énergie primaire de l’électricité de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027.
Pour un logement tout électrique, cela correspondra à une baisse de 10,5 %, sans aucun travaux. Cumulée à la réforme de 2026, la baisse atteint environ 26 % par rapport au DPE 2025. En deux ans, la grande majorité des logements tout électriques auront gagné une classe énergétique.
Pour anticiper l’impact sur vos mandats, le simulateur gratuit Actualise Ton DPE permet de connaître la future étiquette à partir d’une adresse ou du numéro de DPE. À partir du 1er janvier, les propriétaires n’auront pas besoin de refaire leur diagnostic : une attestation officielle de nouvelle étiquette pourra être téléchargée gratuitement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME et utilisée lors d’une vente ou d’une location.
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Energies renouvelables : le DPE veut mettre en avant la valeur verte des logements
Deuxième évolution, qui n’impacte pas le calcul mais la mise en forme du document : l’arrêté du 11 juin 2026, publié le 13 août, adapte le DPE à la directive européenne du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments, visant un parc à émissions nulles à l’horizon 2050.
Premier changement : la future apparition de la mention « A0 » pour les biens A ou B qui n’ont pas recours du tout aux énergies fossiles.
Le DPE mettra aussi davantage en avant les équipements utilisant ou produisant des énergies renouvelables via des pictogrammes. ll faut rappeler que le DPE prend déjà en compte les panneaux photovoltaïques. Ici l’objectif des pictogrammes sera de valoriser plus globalement les pompes à chaleur, les chauffe-eau thermodynamiques, le photovoltaïque, le solaire thermique, le chauffage au bois, la cogénération… avec une indication de la part que représente la part auto-produite dans la consommation d’énergie finale.
Enfin, ce nouveau DPE 2027 intégrera une évaluation de la durée de vie restante du système de chauffage, et de la climatisation lorsqu’elle existe : une information très concrète pour anticiper les futurs coûts qu’un acquéreur pourrait avoir à supporter.
Des évolutions principalement cosmétiques, qui visent à différencier les biens.
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Le confort d’été attendra encore
Après les canicules de cet été, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a annoncé vouloir ajouter au DPE une nouvelle indication, voire une nouvelle lettre, consacrée au confort d’été. Le chantier est engagé, mais aucune entrée en vigueur au 1er janvier 2027 n’est aujourd’hui actée.
En attendant, les conseillers immobiliers devront continuer à interpréter avec prudence l’indicateur actuel. Isolation de la toiture, protections solaires, inertie, logement traversant ou brasseurs d’air : il donne des indications utiles, mais comporte encore de nombreux biais. Un sujet que j’avais détaillé cet été dans l’article « Canicule dans nos logements : quels sont les critères objectifs de confort thermique en été ? ».

