Dès le 1er septembre, MaPrimeRénov’ se recentre sur le soutien à la sortie du gaz et du fioul, à travers les deux parcours d’aides : MaPrimeRénov’ par geste et d’ampleur. La majorité des travaux sans parcours d’ampleur ne seront donc plus éligibles, sauf pour les biens F et G. Pour un conseiller immobilier, le discours devient donc plus simple, à l’exception peut-être des grosses rénovations énergétiques qui posent un enjeu de délais. À l’occasion de cette nouvelle réforme, Julien BESNARD, fondateur du label éco-conseiller immobilier, aussi mandataire MaPrimeRénov’, fait le point sur les aides à la rénovation et les évolutions du parcours de demande d’aide.
Un recentrage sur le remplacement d’une chaudière par une pompe à chaleur air-eau
Au 1er septembre, plusieurs équipements et travaux sortent du parcours MaPrimeRénov’ par geste : chauffage au bois, chauffe-eau thermodynamique, ventilation, solaire thermique et travaux d’isolation. Ils restent toutefois finançables dans le cadre d’une rénovation d’ampleur.
Une exception : les logements classés F et G peuvent finalement continuer à bénéficier du parcours par geste jusqu’au 31 décembre 2027.
En dehors des F et G, qui représentent une minorité de logements, le message devient malgré tout donc beaucoup plus lisible pour le conseiller immobilier : MaPrimeRénov’ concerne surtout la pompe à chaleur air-eau ou géothermique par geste, c’est à dire le parcours le plus simple et le plus rapide.
Concrètement pour le remplacement d’une chaudière par une PAC air/eau, MaPrimeRénov’ représente 3 000, 4 000 ou 5 000 € selon les revenus du ménage, pour les ménages aux revenus intermédiaires, modestes, ou très modestes. À cela peuvent s’ajouter environ 3 000 à 5 000 € de CEE selon les situations, qui cette fois sont accessibles aux ménages aux revenus supérieurs.
Côté rénovation d’ampleur, qui permettent 20 000 € à 32 000 € d’aides, les dossiers déposés depuis le 1er septembre ne peuvent plus prévoir l’installation ni le maintien d’un chauffage ou d’une production d’eau chaude utilisant un combustible fossile. Associée aux deux gestes d’isolation obligatoires, cette règle conduit souvent à une rénovation presque complète du logement.
Mais les délais de ce parcours (>12 mois) et sa complexité le rendent souvent moins compatible avec un projet immobilier. Nous le dédions donc le plus souvent aux acquéreurs ayant prévu une isolation extérieure, qui n’empêche pas l’emménagement.
Autre changement intervenu cet été : depuis le 17 août, France Rénov’ est devenu le compte commun de MaPrimeRénov’, MaPrimeAdapt’ et Ma Prime Logement Décent. Les anciens comptes ont été migrés et les contrôles d’identité renforcés.
Deux mécanismes permettent désormais de sécuriser le compte. FranceConnect+ d’une part, via l’Identité Numérique La Poste ou France Identité (qui nécessite un passage en mairie). La seconde solution consiste à sécuriser le compte par courrier postal, grâce à l’envoi d’un code à l’adresse fiscale du demandeur, solution qui reste encore la plus simple.
Quel discours tenir commercialement auprès d’un acquéreur ?
Pour un éco-conseiller immobilier, le premier réflexe doit donc être simple : repérer les biens chauffés au gaz ou au fioul. Le remplacement de la chaudière par une pompe à chaleur est aujourd’hui le cas où le discours sur les aides est le plus facilement compréhensible et immédiatement chiffrable.
Mais attention, nous recommandons toujours dans nos formations de présenter MaPrimeRénov’ comme la cerise sur le gâteau, au regard des incertitudes permanentes qui pèsent sur les délais et le budget de l’Etat. L’acquéreur finance son projet, puis l’aide reçue permet de reconstituer une partie de son épargne et de financer ensuite d’autres dépenses ou travaux.
Dans tous types de projet d’achat avec travaux énergétiques, le meilleur argument reste souvent l’éco-PTZ, jusqu’à 50 000 € et sans condition de ressources. Il doit être anticipé dès la recherche du financement et peut même orienter le choix de la banque de l’acquéreur.
Les services proposés par les éco-conseillers immobiliers labellisés, permettent ainsi de transformer un dispositif administratif tortueux en un véritable service d’accompagnement à l’achat, que vos clients sauront faire connaître autour d’eux.
Et si vous deveniez éco-conseiller immobilier labellisé ? Julien Besnard est le fondateur de Casam, un label décerné aux professionnels qui se forment à la rénovation énergétique. Prise de mandat, conseils vendeurs, prospection... les éco-conseillers en immobilier labellisés Casam se démarquent auprès de leurs clients.
En tant que bureau d'étude RGE spécialisé dans l'achat de biens avec travaux, Casam est le service de conciergerie technique 2.0 le plus complet du marché : conseil travaux acquéreur, calcul de MaPrimeRénov', éligibilité à l'Eco-PTZ, DPE projeté et devis RGE pour l'obtention du crédit... autant de services que vous pouvez valoriser dans vos mandats exclusifs !