« Si l’aide familiale reste minoritaire à l’échelle de l’ensemble des acquéreurs interrogés, son impact sur un projet immobilier peut être considérable. Pour les primo-accédants notamment, elle permet de renforcer l’apport personnel et d’avancer le calendrier d’une acquisition. L’immobilier reste ainsi un sujet très familial : derrière le financement d’un logement, il existe aussi des logiques de solidarité et de transmission entre générations », souligne Delphine Rouxel, présidente du groupe Nestenn.
Pour les primo-accédants, l’apport familial fait la différence
Constituer l’enveloppe budgétaire nécessaire à un achat immobilier ne repose pas toujours sur la seule épargne de l’acquéreur. 16,6 % des acheteurs interrogés par Nestenn déclarent avoir bénéficié d’un soutien financier familial pour mener leur projet à bien.
Cette aide concerne particulièrement ceux qui entrent pour la première fois sur le marché de la propriété : 26,1 % des primo-accédants en bénéficient, contre deux fois moins chez les acquéreurs ayant déjà acheté auparavant (12,4 %). Un écart d’autant plus significatif que l’aide familiale ne modifie pas seulement le plan de financement.
En renforçant l’apport personnel ou en compensant un niveau d’épargne insuffisant, elle est un véritable accélérateur d’accession à la propriété. Les acquéreurs qui en ont bénéficié réalisent leur acquisition près de dix ans plus tôt en moyenne que ceux n’ayant reçu aucun soutien financier.
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45 000 € en moyenne : la donation devant le prêt familial et l’héritage
L’aide familiale constitue d’autant plus un levier qu’elle porte sur des sommes significatives. Le montant moyen atteint 45 000 euros pour les acquéreurs interrogés dans le cadre de cet Observatoire.
Un tiers des bénéficiaires (33 %) reçoit entre 20 000 et 50 000 euros. Pour 25,8 %, l’aide est inférieure à 20 000 euros, tandis que 14,4 % bénéficient de 50 000 à 100 000 euros et 10,3 % de plus de 100 000 euros.
Cette solidarité familiale prend d’abord la forme d’une transmission directe : 52,6 % des aides sont des donations. Viennent ensuite le prêt familial (24,7 %) et l’héritage ou l’avance sur héritage (19,6 %).
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Si l’aide familiale facilite l’achat, elle n’efface pas les compromis
Même lorsqu’ils bénéficient d’un soutien familial, les acquéreurs ne peuvent pas toujours accéder au bien idéal. Près d’un acheteur sur deux (49,7 %) déclare avoir dû accepter au moins un compromis sur le bien acheté. La proportion atteint 53,4 % chez les primoaccédants, contre 48 % chez les acquéreurs plus expérimentés.
Parmi ceux ayant dû faire des concessions, le premier arbitrage concerne l’état général du bien ou les travaux à prévoir (35,1 %). Le critère financier arrive juste derrière : 28,2 % ont transigé sur le prix ou dépassé le budget initialement envisagé, suivi par la localisation (25,1 %).
« Ces résultats montrent que l’accession à la propriété reste un parcours d’arbitrages, y compris lorsque l’acquéreur bénéficie d’un soutien familial. L’aide peut permettre de concrétiser ou d’accélérer un projet, sans pour autant effacer les contraintes de prix qui continuent de peser sur le choix du bien. » précise Delphine Rouxel.
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Après la vente, le capital sert aussi à épargner et à aider ses proches
Les enjeux financiers ne s’arrêtent pas à l’achat : côté vendeurs, la transaction pose aussi la question de l’usage du capital dégagé. Si 37 % des vendeurs utilisent en priorité le produit de leur vente pour acquérir une nouvelle résidence principale, tous ne réinvestissent pas immédiatement dans la pierre. 13,6 % choisissent d’épargner ou de placer les sommes dégagées et 8,2 % les utilisent pour transmettre des liquidités à leurs proches.
« Cette diversification des usages illustre la place particulière de l’immobilier dans les trajectoires patrimoniales, avec une part non négligeable des vendeurs qui font le choix de soutenir financièrement la génération suivante. » complète la présidente du groupe Nestenn.
Cette dimension patrimoniale s’accentue avec l’âge : chez les vendeurs de 55 ans et plus, 15,5 % consacrent le produit de leur vente à une transmission à leurs proches, tandis que 18,9 % l’épargnent ou le placent.
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