Décidément, ce 2ème semestre 2026 aura usé les optimistes les plus convaincus. Entre un climat politique et social détestable, une situation du logement préoccupante (même si certains chiffres sont encore satisfaisants), un encéphalogramme plat en termes de croissance, une inflation qui redépasse les 3 % (3,4 % à fin octobre) et des taux d’intérêt en hausse sensible, la baisse brutale des températures coïncide avec la baisse du moral.
Et pourtant… Si les taux d’intérêt remontent, le différentiel avec l’inflation demeure très raisonnable. La Banque Centrale Européenne a maintenu ses taux directeurs en l’état. Les banques sont bien présentes pour accompagner les projets. Et l’année 2026 affichera sans doute un volume de transactions supérieur à 900 000 unités.
Les taux des crédits immobiliers du mois de novembre 2026
S’agissant des grilles des banques, les écarts se sont creusés entre les différents barèmes, preuve que les banques ne veulent pas laisser passer les très bons dossiers. La hausse est cependant généralisée de l’ordre de 20 à 25 points de base, quelle que soit la maturité, et les écarts entre les banques stabilisés.
Pour notre baromètre, cela donne pour ce début du mois de novembre :
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- Prêts relais : entre 3,90 et 4,60 % (taux indiqués hors assurance de prêt)
- Prêts sur 15 ans : entre 3,80 % et 4,25 %
- Prêts sur 20 ans : entre 3,85 % et 4,35 %
- Prêts au-delà de 20 ans : entre 3,95 % et 4,50 %.
Dette et incertitude budgétaire : la pression persiste sur les taux
La dette française reste le sujet de préoccupation des marchés financiers. Après avoir de nouveau franchi le cap de 5,00%, l’OAT reste depuis plusieurs jours entre 4,95 et 4,98 %. L’étau s’est légèrement desserré suite à la publication de la notation maintenue des agences de rating Fitch (A+) et Moody’s (AA3) mais avec toutes deux des perspectives négatives. En cause : le déficit budgétaire incontrôlé et l’impossibilité de mettre en place des réformes de fond en France.
Dans ce contexte, le vote d’un budget a dépassé le cap de la formalité annuelle. Il est devenu le symbole d’une absence de gestion de notre pays. La proximité des élections présidentielles rend l’exercice encore plus compliqué, tandis que certains candidats ne dissimulent plus leur intérêt à ce que rien ne se fasse pour l’heure, étant entendu que de toute façon il y aura un budget rectificatif à l’été 2027.
Si mes propos, dénués de tout parti pris, font tant état de ces sujets politiques, c’est que les conséquences se font surtout ressentir dans le moral des ménages et dans la vie des entreprises. Rien ne bouge, donc rien ne peut se prévoir.
Des banques prudentes, mais toujours en quête de bons dossiers
Côté banques, elles cherchent encore à séduire les quelques beaux dossiers qui passent entre leurs mains, mais l’exercice d’équilibriste sur les conditions de crédit à octroyer au regard des incertitude sur le coût de leur refinancement les conduit à se montrer prudentes. Les conditions accordées ne le sont plus que pour une période courte et avec des contreparties importantes en termes de services ou d’épargne. Elles ont achevé leurs objectifs de production pour 2026 et anticipent une année 2027 compliquée. Donc elles ne veulent surtout pas manquer les profils de clientèle qu’elles recherchent toutes.
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Logement : encore des incertitudes, mais un espoir du côté des prix
Côté logement, les allers-retours de projets de textes, la succession d’amendements sur les postes de recettes et de dépenses de l’Etat quant à ce sujet essentiel pour les ménages feraient presque penser à une mauvaise pièce de théâtre, si l’enjeu sociétal n’était pas si important. Tandis que les salon RENT et de la Copropriété s’apprêtent à ouvrir leurs portes, le monde professionnel de l’immobilier ne se fait plus beaucoup d’illusions. Il va falloir encore serrer les dents quelques mois.
Mais mon optimisme naturel se réjouira de constater que l’ajustement des prix semble se déclencher, avec un léger mouvement de baisse constaté dans les grandes métropoles. Une lueur d’espoir dont les professionnels doivent s’emparer pour accompagner les intervenants en quête de conseils et de confiance.
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