Les prix moyens dans la capitale progressent. Ils atteignent des sommets. Nouveau record: 8743 € le m². Que faut-il attendre de l’avenir ? Réponse avec Laurent Vimont, Président de Century 21 France.

photo : Laurent Vimont

« C’est du jamais vu, les prix immobiliers parisiens viennent d’établir un record absolu : 8743 € le m² », annonce Laurent Vimont, Président de Century 21 France. En douze mois, le prix moyen au m² dans la Capitale a progressé de 5,1% pour atteindre un nouveau sommet, près de 700 € plus élevé qu’en 2015.

La hausse n’impacte pas les ventes

Cela ne semble pas encore avoir d’incidence sur les ventes qui enregistrent une hausse d’activité à deux chiffres : +20% sur douze mois. Les délais de vente raccourcissent pour atteindre 65 jours en moyenne (-3 jours), mais ils sont loin des plus bas observés en 2011 (44 jours à l’époque). Seul sacrifice consenti : celui de la surface, qui diminue de 2 m² en douze mois pour s’établir à 51,6 m² en moyenne. Le montant moyen d’une acquisition bat cependant des records : 444 235 € (+4,7% en un an).

Les conditions bancaires exceptionnelles favorisent l’activité, et l’on observe des durées de financement particulièrement longues pour Paris (20,6 ans en moyenne contre 18,9 ans il y a un an).Ces emprunts sont réalisés essentiellement au titre de l’acquisition d’une résidence principale (62,8% des achats, en hausse de 5,9%) quand les acquisitions dédiées à l’investissement locatif chutent de 10,1% en un an. Elles représentent désormais seulement 22,3% des transactions parisiennes. En cause : l’encadrement des loyers et l’augmentation de la taxe sur les logements vacants qui instaurent un climat anxiogène pour les investisseurs bailleurs.

83,6% des acheteurs parisiens sont des cadres supérieurs/professions libérales et des cadres moyens (respectivement 43,2% et 40,4% des acquéreurs) ; leur part continue de progresser sur un an (+11,1% et +10,4%) quand celle des employés/ouvriers s’effondre de 32,1%.

« Les prix parisiens peuvent atteindre 9 000 € le m², certes, mais cela ne peut pas être sans conséquence à moyen terme sur le volume d’activité. Rappelons-nous les leçons d’un passé pas si lointain : même les arbres ne peuvent monter jusqu’au ciel», ajoute Laurent Vimont.

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