Guy Hoquet a sollicité Harris Interactive pour mener une étude portant sur l’évolution de la société et son impact sur le secteur de l’immobilier. Son directeur général, Fabrice Abraham, est l’invité du Fil de l’Immo.

photo : Fabrice Abraham

Le logement est encore et toujours symbole d’indépendance. Logiquement après le premier salaire (68% des personnes sondées le citent), la location de son premier « chez soi » constitue la seconde marque d’indépendance pour 42% des interrogés.

De nouveaux usages se dessinent chez les plus jeunes

De nouveaux usages et de nouvelles manières de consommer le logement sont en train d’émerger, principalement portés par les plus jeunes. Un tiers (33%) des moins de 35 ans disent avoir déjà loué leur logement en leur absence ou envisagent de le faire quand seulement 17% des Français pensent le faire ou l’ont déjà fait. A noter que les + de 50 ans eux, ne sont que 10%. Plus de la moitié (54%) des moins de 35 ans se représentent le logement comme un bien que l’on loue temporairement, en totalité ou en partie, pour améliorer ses revenus, ce qui n’est le cas que pour 27% des 50-64 ans et 20% des 65 ans et plus.

Pour les Français, le logement se doit désormais d’être modulable : 41% attendent de leur bien qu’il soit composé de pièces à vivre dont la fonction peut changer (un salon le jour, chambre la nuit // bureau le jour, salon le soir, …). Tendance encore une fois plutôt jeune : 59% des répondants ont moins de 35 ans contre 32% chez les 50-64 ans et 29% au sein de la tranche 65 ans et plus. Ce besoin de modulation serait-il lié à la mutation du travail ? La question se pose puisque 40% des sondés envisagent leur logement comme un lieu où ils travaillent, et en priorité les moins de 35 ans (52%) contre 35% pour les 50-64 ans.

Le logement est un vecteur de solidarité intergénérationnelle

Malgré une impression de baisse de la solidarité entre générations pour près de la moitié (47%) des Français, ils se disent pourtant prêts à passer à l’action pour le bien-être de leurs proches : 74% des 45 ans et plus se déclarent prêts à financer une aide à domicile et/ou des travaux d’adaptation chez un proche âgé pour préserver son maintien à domicile le plus longtemps possible;  47% des parents ayant au moins un enfant à la maison préfèreraient que ces derniers vivent plus longtemps au sein du foyer parental, jusqu’à ce qu’ils puissent eux-mêmes financer leur logement.

 

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