Les dernières données issues du fichier national des Chambres de commerce et d’industrie nous apportent des chiffres repères et un éclairage instructif sur la structuration du secteur !
Des chiffres parlants
116 039 dossiers recensés, dont 20 684 demandes de carte d’agent immobilier, 92 427 attestations d’habilitation et 2 889 récépissés de déclaration préalable d’activité.
43 886cartes professionnelles en 2026, contre 44 524 en 2025, soit une baisse de –1,4 %.
61 962 mentions d’activité actives au 1er janvier 2026, dominées par la transaction (41 471 mentions, 94 % des cartes), devant la gestion immobilière (15 430 soit – 35 % des cartes) et le syndic (5 061 soit -12 % des cartes).
143 011 collaborateurs habilités référencés au 1er janvier 2026, en hausse de +1,3 %, dont 59 % d’agents commerciaux (84 470) et 41 % de salariés habilités (58 541).
16 097 établissements secondaires, répartis entre 52 % sous la responsabilité directe du dirigeant et 48 % sous celle d’un directeur salarié.
Au total, le fichier recense également 43 886 dirigeants et 7 726 directeurs salariés, ce qui tend à indiquer une structuration progressive des acteurs du secteur.
Source : Fichier des professionnels de l’immobilier – Chambre de commerce et d’industrie – datas issues d’une instruction administrative interne aux CCI.
Bon à savoir : Le fichier national recense toutes les attestations en cours de validité, mais : – certains collaborateurs actifs peuvent ne pas être référencés (car la demande obligatoire d’attestation n’a pas été transmise par l’entreprise à la CCI), – certains anciens collaborateurs peuvent encore apparaître (car l’entreprise a omis de demander la désactivation de l’attestation à sa CCI).
– compte tenu des nombreux titulaires qui ne demandent pas les attestations de leurs collaborateurs, et les titulaires qui n’informent pas leur CCI du départ, ces chiffres ne représentent pas l’exact nombre de personnes en activité.
Quels enseignements ?
Pour les professionnels du secteur, ces chiffres délivrent certains signaux : la légère baisse du nombre de cartes peut traduire un marché de l’emploi plus sélectif, tandis que la progression des collaborateurs habilités confirme une logique de renforcement et de professionnalisation des équipes, qui plus est dans le contexte de la parution du décret de formation attendue.
De plus, leurs enjeux des professionnels de l’immobilier semblent être orientés vers la productivité commerciale, la fidélisation des talents et la diversification des activités (gestion locative, syndic) pour sécuriser les revenus. Et enfin, plus que jamais — vous le lisez régulièrement dans les colonnes du Journal de l’Agence —, la solidité des modèles d’agence repose sur leur capacité à s’adapter, à structurer leurs équipes et à capter davantage de valeur.