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« Renverser les codes de l’immobilier », interview de François Gagnon, Président de ERA Immobilier

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Cultiver l’humain, être efficace dans son travail sans se prendre au sérieux, le président de ERA joue la carte de la différence.

photo : gagnon jda 62

JDA : Comment se porte ERA Immobilier ?

François Gagnon : Très bien. Nous sommes présents dans 14 pays, à travers 1 000 agences en Europe et près de 400 en France. Notre ambition est de continuer à nous développer en profitant notamment de la puissance que la publicité – « The Voice Kids », « Minute Papillon », Jean-Marc Généreux –, nous apporte.

JDA : Quel est l’ADN d’ERA ?

F. G. : ERA, c’est un réseau d’agents immobiliers préoccupés par le succès de leurs négociateurs. C’est un réseau d’agences immobilières constituées d’individus sérieux et sympathiques à l’écoute de leurs clients acquéreurs ou vendeurs.

JDA : Quelle est votre vision de la communication ?

F. G. : Mettez-vous à la place du client, s’il ne sait pas qui vous êtes il ne peut pas travailler avec vous. Chacun doit communiquer à son niveau. Le négociateur doit développer sa marque personnelle au sein de son agence ; l’agence immobilière doit utiliser la force de la marque ERA pour occuper le terrain.

JDA : La marque ERA, c’est toujours vous qui l’incarnez ?

F. G. : Oui. Je suis relié à la marque depuis son commencement ! Et comme je  suis passionné par ce que je fais, cela va continuer encore un bon moment. J’ai démarré à l’âge de 21 ans comme négociateur. J’ai beaucoup de respect pour ce métier qui, je l’ai vécu, n’est pas toujours facile. Je veux aider les négociateurs à réussir et à surmonter les moments difficiles.

 

JDA : SOS Racisme a aussi contribué à faire parler de vos agences récemment…

F. G. : Cette publicité-là, nous nous en serions passé. Les accusations portées contre le réseau sont extrêmement graves, encore faudrait-il qu’elles soient démontrées. SOS Racisme a pointé du doigt huit personnes au comportement inadmissible sur 2 500 collaborateurs, ce qui mettrait en cause 0,32 % de notre réseau et non pas 80 % comme le laisse supposer l’enquête. Aussitôt l’enquête publiée, nous avons demandé les détails – les  questions posées, les réponses apportées. Malheureusement, ce n’est pas dans la politique de SOS Racisme de divulguer ses informations.

JDA : Vous mettez en cause les résultats ?

F. G. : Si les faits reprochés s’avèrent exact, nous réagirons car cela est intolérable, immoral mais aussi illégal. Il faut savoir exactement ce qui s’est produit. Si c’est justifié, nous réparerons en nous excusant. Mais si cela ne l’est pas, nous avons l’obligation de nous défendre, et défendre les valeurs de notre marque qui sont : le professionnalisme, l’éthique, l’intégrité, sans considération de culture, d’origine, de nationalité, de sexe ou de confession.

JDA : Quels conseils donnez-vous aux agents immobiliers ?

F. G. : D’abord, être irréprochable sur le plan déontologique, éthique et juridique. Il est important par ailleurs de considérer les vendeurs mais aussi les acquéreurs et les négociateurs immobiliers comme leurs clients. Quant au négociateur, il ne doit pas perdre de vue qu’il ne travaille pas pour l’agent immobilier : il travaille avec l’agent immobilier, et pour lui-même.

Il faut aussi gagner en réactivité vis-à-vis de la clientèle, en s’appuyant davantage sur la technologie qui modifie durablement ses comportements. C’est vraiment important d’en tenir compte… sans oublier pour autant que la base dans notre métier, c’est toujours l’humain, c’est aimer les clients.

Le cri de guerre de Jérôme Bost, Éric Allouche, François Gagnon, Cyril Maurel et Christophe
Fourmond : Team ERA, team comme Tous Ensemble On Accomplit le Maximum.

JDA : Faut-il s’inquiéter  de l’ouverture de la base  de données des valeurs foncières au grand public ?

F. G. : L’accès à la data existe depuis le début du 20e siecle aux Etats-Unis, et cela n’a rien bouleversé, le pays compte 1,5 million d’agents immobiliers ! Grâce à l’open data, les agents immobiliers vont pouvoir être plus professionnels et les propriétaires plus réalistes quant aux prix. Chez nous, par exemple, l’outil multi-expertise intègre ainsi ces datas pour avoir un prix encore plus précis, tandis que le bilan de commercialisation informe le client en temps réel sur les actions engagées pour la vente de son bien. Tout comme le médecin s’appuie sur les résultats des analyses pour faire son diagnostic, l’agent immobilier doit interpréter la data pour vendre dans les meilleures conditions.

 

Ariane Artinian

Après des études à Dauphine et à Sciences Po, elle opte pour le journalisme. Après avoir piloté les dossiers immobiliers de magazine grand-publics tels Capital ou Challenges, elle fonde BazikPress, agence de production de contenu éditorial spécialisée dans l'information pratique et dans l'immobilier. Elle dirige aujourd'hui la rédaction du Journal de l'Agence.

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