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La FNAIM Région Sud innove avec une centrale d’achat de diffusion d’annonces immobilières

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Avec le lancement d’une centrale d’achat de diffusion d’annonces inédite et l’ouverture prochaine de l’École Supérieure de l’Immobilier à Avignon, la FNAIM Région Sud affirme sa volonté de redonner du pouvoir économique aux agences immobilières. Tous les détails de cette stratégie tournée vers le terrain avec Didier Bertrand, président de la FNAIM Région Sud, et Jonathan Le Corronc Clady, président de la Chambre FNAIM Vaucluse.

photo : fnaim-région-sud

Pourquoi la Région Sud est-elle au cœur de cette stratégie d’innovation ?

Didier Bertrand : La Région Sud est une région unique en France. Elle concentre absolument tous les marchés immobiliers : résidentiel, tertiaire, grandes métropoles, villes moyennes, zones rurales, littoral, montagne, immobilier touristique…
C’est pour cette raison que nous parlons de « région laboratoire ». Ce que nous expérimentons ici est représentatif de l’ensemble du marché français et peut, à terme, être déployé partout. Notre ambition est simple : apporter des réponses très concrètes aux problématiques actuelles des professionnels de l’immobilier.

Quels étaient précisément les enjeux auxquels vous souhaitiez répondre ?

Didier Bertrand : Nous avons travaillé autour de deux axes majeurs. Le premier consiste à aider nos adhérents à développer leur chiffre d’affaires. Le second vise à optimiser leurs charges, dans un contexte économique instable, marqué par une forte pression sur les marges. C’est dans cette logique que nous avons conçu deux dispositifs totalement nouveaux, pensés par et pour les professionnels.

La première innovation concerne la diffusion d’annonces. En quoi est-elle différente de l’existant ?

Jonathan Le Corronc Clady : Nous lançons la première centrale d’achat de diffusion d’annonces immobilières accessible sans abonnement, sans engagement et sans volume minimum. Les adhérents peuvent diffuser leurs annonces à l’unité, à la journée, à partir de 1 euro par jour, sous la bannière commune de la FNAIM Région Sud. Ils conservent évidemment la maîtrise totale de leur relation client : ce sont eux qui reçoivent les appels et les demandes. C’est un outil de diffusion simple, souple et immédiatement opérationnel.

Comment ce dispositif est-il déployé sur le territoire ?

Jonathan Le Corronc Clady : La centrale est accessible via le site fnaimregionsud.fr. Nous avons choisi un déploiement progressif : après les départements 04, 05 et 84, le dispositif s’étend actuellement au 83, puis au 13 et au 06. Aujourd’hui, il permet une diffusion sur une quinzaine de portails immobiliers majeurs, sans que les agences aient besoin de signer un contrat annuel ou de s’engager sur une volumétrie prédéfinie.

Quels sont les principes fondateurs de cette centrale d’achat ?

Jonathan Le Corronc Clady : Nous aimons résumer ce dispositif autour de trois valeurs fortes. La liberté, avec une absence totale d’abonnement et d’engagement. L’égalité, puisque le tarif est identique pour tous les adhérents. La fraternité, grâce à la mutualisation des moyens sous la bannière commune de la FNAIM. C’est une approche collective, fidèle à l’ADN de notre syndicat.

Quels bénéfices concrets observez-vous déjà chez les professionnels ?

Didier Bertrand : Les retours sont très clairs. Les agences immobilières retrouvent de la souplesse et surtout de la visibilité budgétaire. Les économies réalisées peuvent atteindre 17 à 30 % sur les coûts de diffusion. Nous permettons surtout de transformer des charges fixes en charges variables. Une agence ne paie que lorsqu’elle diffuse. Elle n’a plus à anticiper une volumétrie annuelle incertaine ni à s’engager sur 12 mois sans connaître son chiffre d’affaires à venir.

Ce dispositif remet-il en cause les relations avec les grands portails immobiliers ?

Didier Bertrand : Absolument pas. Il s’agit d’un outil complémentaire. Les agences peuvent parfaitement conserver leurs contrats existants et utiliser la centrale pour ajuster leur diffusion en fonction de leurs besoins réels.

C’est aussi une réponse forte pour les petites structures et les indépendants, qui représentent près de 90 % des adhérents FNAIM, et qui n’avaient parfois pas accès à certains portails pour des raisons budgétaires.

La seconde innovation concerne la formation. Quel est l’objectif de l’ouverture de l’ESI en Région Sud ?

Didier Bertrand : La formation est un enjeu central pour la profession, et elle va l’être encore davantage avec l’évolution de la réglementation. Jusqu’à présent, l’École Supérieure de l’Immobilier était uniquement implantée à Courbevoie. Nous avons décidé d’ouvrir une antenne en Région Sud, à Avignon, sur le nouveau campus de la CCI. Nous débutons avec un Bachelor en formation initiale, avant de développer progressivement l’ensemble de l’offre de formation.

Pourquoi avoir choisi Avignon comme lieu d’implantation ?

Jonathan Le Corronc Clady : Avignon est un choix stratégique. C’est un point central, facilement accessible depuis l’ensemble du grand sud. Cela réduit considérablement les coûts et les contraintes pour les professionnels et les étudiants : déplacements, hébergement, temps d’absence en agence. Ce projet s’inscrit également dans un partenariat fort avec les Chambres de commerce et d’industrie, avec lesquelles nous avons signé une convention régionale inédite.

Quel rôle joue ce partenariat avec les CCI ?

Jonathan Le Corronc Clady : Les CCI et la FNAIM partagent un maillage territorial très dense. Nos formations ne sont pas concurrentes, elles sont complémentaires.
Ce partenariat renforce la visibilité de la FNAIM, son rôle institutionnel et son positionnement au cœur de l’écosystème économique local. C’est aussi une reconnaissance du poids et de la légitimité de notre syndicat.

Quel message souhaitez-vous adresser aux professionnels de l’immobilier qui ne sont pas encore adhérents ?

Jonathan Le Corronc Clady : Aujourd’hui, l’adhésion à la FNAIM n’est plus un coût. Elle devient un levier de performance et de rentabilité. Entre l’accompagnement juridique, la formation et désormais ces dispositifs concrets, les bénéfices sont immédiats.

Didier Bertrand : Ce que nous avons mis en place était attendu depuis des décennies.
Il n’y a désormais plus aucune raison de rester à l’écart. Rejoindre la FNAIM, c’est reprendre la main sur son activité et préparer l’avenir.

Stéphanie Marpinard

Après avoir évolué pendant 10 ans au sein d'un groupe spécialisé dans les médias étudiants, l’orientation professionnelle et la gestion de carrière, en tant que rédactrice en chef adjointe, Stéphanie Marpinard a choisi de travailler à son compte et collabore depuis à différents médias. Ses domaines de prédilection sont entre autres l'immobilier, l'emploi et les ressources humaines.
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