Le signal se confirme : lorsque les prix s’ajustent, les acquéreurs reviennent. À fin juin, Orpi affiche un volume de compromis quasi stable (-0,7 %), reflet d’un marché qui se stabilise. Mais c’est surtout dans les villes où les prix s’ajustent à la réalité du marché, comme Orléans, Grenoble, Limoges ou Avignon, que les transactions repartent.
Une dynamique de marché disparate selon les régions
A mi-année et sur l’ensemble du territoire, le réseau Orpi enregistre un volume de compromis de -0,7 % (vs 2025), signe d’un marché globalement stable, qui retrouve lentement mais progressivement son dynamisme.
Cet équilibre masque toutefois de fortes disparités selon les territoires. Parmi les grandes villes, à Paris, les volumes de vente enregistrent une baisse de 6% des compromis. À Lyon, les compromis diminuent de 5 %, quant à Bordeaux, la baisse est plus modérée, évaluée à -1 %. À l’inverse, certaines métropoles comme Montpellier ou Nantes voient les acquéreurs poursuivre leur projet (+10% des volumes respectivement).
Côté prix, la tendance est également à l’équilibre. D’après Orpi, le prix moyen au mètre carré s’établit à 3 100 €, en léger recul par rapport à l’année dernière (-0.8%), après plusieurs années de correction et de fortes variations.
Si les projets immobiliers restent présents, grâce à des clients résilients, des défis structurants placent la reprise sous condition, soumise à la turbulence législative et la tension économique des foyers.
Plus accessibles, les villes moyennes confirment leur attractivité
Un signal se dessine : là où les prix s’ajustent à la réalité du marché pour contre-balancer de conditions de crédit endurcies, les acquéreurs reviennent et les transactions reprennent.
C’est le cas par exemple à Orléans où les compromis progressent de 14 % quand les prix ont opéré une baisse de 6 %. Orpi observe une dynamique similaire à Grenoble : les compromis progressent de 7 %, tandis que les prix reculent de 7c%.
Un marqueur de plus en faveur des villes moyennes qui confirment leur attractivité : avec un ajustement des prix, elles disposent d’un dynamisme plus positif que les grandes métropoles, attirant les Français en quête de logements plus spacieux et d’un meilleur équilibre entre qualité de vie et budget. À Limoges, les compromis augmentent de 17 %, avec des prix stables autour de 1 650 €/m². À Avignon, les volumes progressent de 20 %, avec une légère hausse des prix de 1 %.
Ces marchés prouvent que des prix justement estimés et raisonnables peuvent notamment recréer les conditions de la transaction. Par ailleurs, en dehors des critères de prix et de sa zone géographique, le confort énergétique des logements pourrait s’imposer comme un critère d’achat structurant. Selon le sondage exclusif OpinionWay pour Orpi, 77 % des Français expliquent que les risques climatiques entreraient en compte dans leur décision d’achat au sein de leur territoire. Un facteur à prendre également en compte dans l’équation du prix d’un bien.
« Plus que jamais, l’approche territoriale du marché immobilier sera structurante pour les acquéreurs comme les vendeurs. Les conditions d’acquisition et de vente des biens immobiliers se polarisent selon si le bien se trouve dans une métropole ou dans une zone rurale, dans le Nord de la France ou dans le Sud. Le rôle de l’agent immobilier ne se limite plus à la simple transaction mais à l’écoute et la compréhension fine de son territoire et de ses enjeux. » conclut Guillaume Martinaud.