Chaque rentrée, trois agents sur quatre prennent un mandat qu'ils savent au-dessus du marché. Non par manque de lucidité, ils l'ont vu, mais parce que le marché de septembre, encombré des invendus du printemps, ne leur montre que des prix que personne n'a payés, et parce que le seul outil qu'on leur a appris pour tenir la ligne, le comparable, se retourne contre eux. Nordine Mouaouia explique pourquoi, et par quoi le remplacer : on ne réduit pas la valeur d'un bien, on la déplace, du prix qu'il affiche vers le projet qu'il permet.
Par Nordine Mouaouia
Les prix sont-ils vraiment responsables de la crise du logement ? Entre Paris et certaines communes de province, le prix au mètre carré peut varier de 1 à 6. Pourtant, acheter son logement n’est pas nécessairement plus facile dans les petites villes que dans les grandes agglomérations. Et ce, alors même que les conditions actuelles de crédit sont particulièrement favorables aux acquéreurs. L’analyse de Michel Mouillart.
Par Michel Mouillart
Un budget ne raconte jamais toute l'histoire d'un projet immobilier. Les 250 000 € qui permettent d'acquérir un studio dans certaines villes ouvrent parfois les portes d'une maison familiale ailleurs. Une récente étude de SeLoger illustre, chiffres à l'appui, l'ampleur des écarts de pouvoir d'achat immobilier sur le territoire français. Une photographie utile pour les professionnels qui accompagnent des acquéreurs en quête du meilleur compromis entre surface, localisation et qualité de vie.
Le marché immobilier des stations balnéaires change de cycle. Si la demande demeure soutenue, les acheteurs arbitrent davantage, négocient les prix et sélectionnent plus rigoureusement les biens. Pour ERA Immobilier, le littoral entre dans une phase de marché plus mature où le juste prix redevient le principal facteur de fluidité.
« S'il a vendu mon bien en trois semaines, c'est qu'il l'a sous-estimé pour toucher rapidement sa commission. » Cette idée reçue fait malheureusement partie des reproches que les agents immobiliers entendent fréquemment. Pourtant, dans la majorité des cas, une vente rapide ne traduit pas un manque d'implication... mais au contraire la qualité du travail réalisé en amont !
Le signal se confirme : lorsque les prix s'ajustent, les acquéreurs reviennent. À fin juin, Orpi affiche un volume de compromis quasi stable (-0,7 %), reflet d'un marché qui s'est stabilisé le mois dernier. Mais c'est surtout dans les villes où les prix s'ajustent à la réalité du marché, comme Orléans, Grenoble, Limoges ou Avignon, que les transactions progressent.
Demande en léger recul, offre en hausse, délais de vente qui s'allongent et négociation redevenue incontournable : le premier semestre 2026 marque un changement de rythme plutôt qu'un retournement du marché. Dans son dernier Billet Tendances, Laforêt décrypte les nouveaux équilibres auxquels les professionnels de l'immobilier doivent désormais s'adapter.
Longtemps considérée comme le point de départ incontournable d'une vente, l'estimation immobilière est aujourd'hui devenue un exercice souvent réduit à un simple chiffre. Pour Cyril Cochaud, professionnel indépendant et formateur, cette approche dessert autant les vendeurs que l'image de la profession. Son credo : remplacer l'estimation par une véritable analyse stratégique de marché. Un changement de posture qu'il aimerait voir gagner l'ensemble de la profession.
Par Alix Fieux
Présentés ce 29 juin lors de la conférence de presse de Century 21, les chiffres du premier semestre 2026 confirment la stabilisation du marché immobilier ancien. Si les primo-accédants retrouvent une place centrale dans les transactions, le blocage des secundo-accédants pèse désormais sur la fluidité du marché. Décryptage.
Longtemps incontestable locomotive de l'immobilier de prestige français, Paris n'occupe plus la première place du marché. Selon une étude dévoilée par Belles Demeures lors de sa conférence annuelle ce 18 juin, les territoires de villégiature concentrent désormais une part plus importante de la valeur des transactions haut de gamme que la capitale. Décryptage.
Le marché foncier rural français se fracture. Ma-propriete.fr, portail d'annonces immobilières rurales en France, publie aujourd'hui les trois premiers volets de son Observatoire des marchés fonciers ruraux 2026, consacrés aux terres agricoles, aux vignes et aux forêts. La triangulation des données DVF (transactions notariées), SAFER (notifications de vente) et Eurostat (comparaisons européennes) offre une lecture inédite de ce marché.
Après le rebond amorcé en 2025, le marché immobilier confirme un début d’année 2026 globalement positif, mais marqué par un retour de la prudence des ménages. Entre stabilisation des conditions de financement, évolution du comportement des acquéreurs et incertitudes économiques et géopolitiques, Yann Jéhanno dresse le bilan du premier trimestre et analyse les facteurs qui pourraient déterminer la trajectoire du marché dans les mois à venir. Entretien.
L’Agence Nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL) vient de publier l'édition 2026 de son étude de référence : « Les loyers du parc privé en France ». Basée sur les données collectées en 2024 par le réseau des Observatoires locaux des loyers (OLL), cette dernière met en lumière leurs progressions et les comparaisons inédites avec le parc social. Décryptage.
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