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Les candidats à l’acquisition suspendus à l’accord de leurs banquiers !

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Logic-Immo.com vient de réaliser une enquête auprès de 1142 personnes ayant un projet d’acquisition d’un logement d’ici à 1 an, interrogées du 29 janvier au 2 février 2014. Voici les principaux résultats.

Les taux d’emprunt ont-ils encore un impact sur la demande immobilière ?

« En 2013, malgré des taux de crédit historiquement bas, la  demande est restée morose et les transactions immobilières  n’ont pas dépassé les 700.000 ventes dans l’ancien », souligne  Stéphanie Pécault responsable des études chez Logic-immo.com.

Est-ce à dire que les futurs acquéreurs ne prennent plus en compte le niveau des taux dans leur décision d’’achat ?   Une conclusion hâtive car il sont plus de 80% à envisager un emprunt immobilier pour financer leur projet en 2014 et suivent de près la courbe d’évolution des taux d’intérêt ».  En effet, ils ont noté la remontée des taux au dernier trimestre  2013 mais les acquéreurs restent 60 % à les trouver attractifs, explique Stéphanie Pécault.

Les taux bas ont un effet rassurant mais pas suffisant

En 2013 les taux historiquement bas ont joué un rôle certain pour maintenir le marché immobilier hors de l’eau. Toutefois, ils n’ont pas suffit à attirer de nouveaux acquéreurs. Rappelons que les candidats à l’accession recherchent avant tout leur home sweet home, un projet d’une vie. Et même s’ils souhaitent acquérir dans les meilleures conditions, ils ne s’inscrivent pas dans une course à la rentabilité. « Aussi une baisse des taux d’intérêt ne suffit pas à elle seule à attirer de nouveaux acquéreurs même si elle joue un rôle de levier sur les projets en cours » ajoute Stéphanie Pécault.

A contrario, une remontée des taux peut décourager les candidats à l’accession de manière radicale : la baisse du nombre de projets d’acquisition en 2012 est étroitement liée au rebond enregistré par les taux.

Le marché immobilier en 2014 dépendra avant tout de la politique bancaire…

Si les taux favorables jouent un rôle important dans la décision d’acquisition, ils ne suffisent pas à faire contrepoids face aux conditions d’octroi de crédit imposées par les établissements  bancaires. Un obstacle qui a pu décourager de nouveaux acquéreurs. Certains ménages anticipent un refus et n’osent même pas  déposer de dossier de demande d’emprunt, repoussant leur  projet d’acquisition à plus tard. »

52% des futurs acquéreurs d’un logement en 2014 trouvent les prêts immobiliers difficiles à obtenir » ajoute Stéphanie Pécault.  Un sentiment qui est persistent, ancré depuis deux ans dans la  perception des candidats à l’acquisition.

Aux yeux des acquéreurs, les deux grandes difficultés restent les garanties attendues par rapport à leur situation professionnelle  (un CDI souvent exigé, etc) et le montant élevé demandé  pour l’apport. Les durées d’emprunt, le niveau des taux ou le  taux d’endettement sont beaucoup moins perçus comme des  obstacles.

On assiste ainsi, à une certaine défiance des acquéreurs à  l’égard de la politique de crédit pratiquée par les établissements  financiers. En effet, dans le contexte économique actuel, il leur semble souvent difficile de répondre à toutes les garanties demandées.

Aussi, tant que les candidats à l’accession ne percevront pas d’assouplissement des conditions de crédit, la demande restera faible et ce, même si les taux d’intérêt restent bas en 2014. L’évolution du marché immobilier dans les mois à venir est donc étroitement liée à la politique bancaire et les orientations prises par les établissements de crédit.©LeFildeLimmo/BazikPress© contrastwerkstatt – Fotolia.com

 

 

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