Après l’intervention d’Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles, le premier ministre Édouard Philippe a prononcé sa déclaration de politique générale devant le député. Celui-ci a brièvement évoqué le logement. Alors, que faut-il en retenir ?

photo : edouard philippe

Devant les députés, le Premier ministre a confirmé lors de son discours de politique générale du 4 juillet, qu’il y aurait bien, à l’automne, une prochaine loi sur le logement. Celle-ci devrait permettre de simplifier les procédures de permis de construire, notamment en zone tendue, dans « les bassins d’emplois les plus dynamiques ». « Les procédures de permis de construire seront accélérées, les recours abusifs sanctionnés », a précisé Édouard Philippe. « Au besoin, les autorisations d’urbanisme seront transférées des communes aux intercommunalités pour que les décisions de construire soient prises à l’échelle des bassins de vie. »

La réforme de la taxe d’habitation reportée à la fin du quinquennat

C’était une des promesses phares de campagne du candidat Macron… Le Président avait alors parlé d’une « exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des Français ». Mardi dernier devant les députés, changement de cap : dans le discours de politique générale du Premier ministre, ce terme passe à la trappe ; ce dernier a évoqué une simple concertation sur la réforme de la taxe d’habitation. « La concertation sur la réforme de la taxe doit contribuer d’ici la fin du quinquennat à rendre du pouvoir d’achat à l’immense majorité de nos concitoyens, a précisé Edouard Philippe. La réforme de la taxe d’habitation sera donc bien mise en oeuvre mais pas à la date prévue, plutôt en 2022. « D’ici la fin du quinquennat », s’est-il contenté de préciser, avant d’ajouter pour rassurer les élus : « je sais que cette réforme est attendue par les contribuables mais redoutée par les élus. La taxe d’habitation est aussi nécessaire aux budgets locaux qu’elle est injuste dans son calcul et son évolution pour les contribuables ; et qui ne peut dire le contraire ! » Face à un trou de 8 milliards d’euros, rien que dans le budget 2017, elle fait donc partie des promesses de campagne reportées.

Les aides au logement en ligne de mire

Le Premier ministre veut repenser les aides publiques et réformer les aides au logement. Celles-ci feront donc l’objet d’une réflexion et d’une refonte. «Nous devons repenser les politiques publiques qui pèsent sur nos actifs sans suffisamment de résultats, a-t-il expliqué. Nous dépensons deux fois plus que nos voisins dans l’aide au logement, et pourtant les Français continuent d’éprouver des difficultés à se loger.»

La réforme de l’ISF prévue en 2019

La réforme de l’ISF, payé par 342 000 foyers et qui a rapporté à l’Etat 5,2 milliards d’euros en 2015, était censée entrer en application en 2018. Ce sera plutôt 2019. Edouard Philippe a en effet annoncé « qu’elle sera votée dès cette année, dans la loi de Finances pour 2018, et entrera en vigueur en 2019 ».

Un mot en suspens pour la rénovation thermique

« Dans les 10 ans, nous nous fixons aussi pour objectif de supprimer les passoires thermiques, principales sources de gaspillage énergétique, qui grèvent les budgets des ménages les plus modestes », a indiqué le Premier ministre, sans plus d’explication ni d’annonce à ce sujet. A voir donc …

Que retenez-vous de la déclaration de politique générale d’Edouard Philippe en matière de logement ? Ariane Artinian a posé la question à Henry Buzy Cazaux, président de l’IMSI.

Olivia Delage/ByBazikPress

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