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« Moi, Président de la FNAIM… », Jean-Marc Torrollion

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Les élections nationales FNAIM auront lieu le 13 octobre 2017 lors des journées fédérales de Dijon. Jean-Marc Torrollion, président délégué de la FNAIM et candidat à la succession de Jean-François Buet livre son programme.

photo : Jean-Marc Torrolion

Je suis un entrepreneur de 53 ans et je présente ma candidature pour être le prochain Président de la FNAIM. Mais mon horizon professionnel ne s’arrêtera pas au terme de ce mandat. Militant depuis toujours, je suis pleinement engagé sur l’avenir de nos entreprises. La Fédération que je veux bâtir est une fédération ouverte, moderne, offensive et exigeante. J’ai toute la légitimité pour essayer de mener un projet qui prend en compte l’avenir de la profession. J’ai une vision métier, une capacité d’écoute, une faculté d’analyse sur cette mission …

La Fédération n’est pas une directrice de conscience

La Fédération est là pour éclairer les chefs d’entreprise, pour protéger la valeur ajoutée qu’ils créent, pour faire en sorte que celle-ci ne soit pas appauvrie par des décisions législatives iniques et qu’elle ne soit pas, demain, ubérisée ou concurrencée par des personnes qui pratiquent une forme de concurrence déloyale.

Professionnalisme et proximité

La Fédération ne doit pas incarner, à mon sens, un modèle d’entreprise mais plutôt un modèle de compétences basé sur nos valeurs : professionnalisme et proximité. Quand je dis que je veux une Fédération offensive c’est que, pour moi, le cube jaune doit être un marqueur de professionnalisme mais, être offensif, c’est aussi capitaliser sur notre réglementation pour pouvoir en tirer des avantages. Nous sommes réglementés et nous ne bénéficions de rien. Si on tient compte que le CNTGI détient la personnalité morale, qu’on a une obligation de formation, qu’il y a une commission de discipline, qu’on a une garantie financière, je crois qu’il faut que nous tirions les conséquences de cette réglementation pour que nous puissions être traités sur un pied d’égalité avec toutes les autres professions réglementées dans l’accès à l’information comme dans la capacité à pouvoir éventuellement venir sur leur marché.  Je souhaite, à ce titre, créer un diplôme de publicateur foncier, que nous puissions aussi prendre des participations minoritaires dans des études notariales… J’en ai assez que nous soyons réglementés et qu’en échange on ne nous oppose pas le respect.

Je veux que nous soyons offensifs sur nos idées : c’est pourquoi je veux créer le Laboratoire économique du logement. Grâce à lui, nous aurons un niveau de réflexion et de production d’idées plus élevé qui nous permettra de créer un groupe logement à l’Assemblée nationale. Je veux tirer ce notre syndicat et toute la profession vers le haut pour que nous puissions être reconnus comme experts dans nos branches de métiers et acteurs économiques dans ces Branches de métier.

Un enjeu d’image pour séduire la jeune génération d’entrepreneurs

Je souhaite réformer le management, optimiser à tous les échelons notre outil  CRM et faire en sorte que, demain, l’adhérent devienne un acteur au sein de la Fédération. Je veux créer un back-office centralisé qui soit un véritable appui pour tous nos présidents et pour la structure : je pense qu’ainsi les présidents ne sacrifieront plus leur entreprise sur l’autel de leur engagement syndical. Je souhaite également que nous ayons un pôle d’action de lobbying digital très fort et pouvoir pratiquer une politique de la Data digne de ce nom et enfin créer un hub qui soit une sorte de market place pour la profession à la fois en B to B et en B to C.

Un enjeu d’ouverture

Je souhaite aussi créer une école de vente pour procurer à nos indépendants une ressource qu’ils n’ont pas actuellement. Il nous faut une commission prospective, un incubateur d’entreprises, la capacité d’étudier les modèles de rupture pour pouvoir les restituer à nos adhérents.  Je veux que nous puissions mieux comprendre les phénomènes qui touchent l’exercice de nos métiers, la demande de nos clients, afin que nous puissions y répondre mais aussi rendre compte à nos adhérents de ces évolutions.

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Vos réactions

  • Par CHAMPION Jean-Jacques, il y a 2 années

    Le cube jaune est notre marque. Il faut l’exploiter pour se différencier. Cette différence doit provenir d’une formation adaptée. Nous avons grâce à notre travail pu obtenir une carte Syndic, il me semble nécessaire que nos futures instances dirigeantes protègent ce fantastique métier d’un risque d’ubérisation en proposant une formation spécifique et l’obtention d’un diplôme ad’hoc permettant l’obtention de la carte professionnelle.

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