Magazine immobilier Journal de l'Agence
TOUTE L'INFORMATION PRATIQUE POUR LES PROFESSIONNELS DE L'IMMOBILIER

L’augmentation de la taxe sur les résidences secondaires, le résultat d’une fiscalité discriminante et à bout de souffle »

Publié le
Publié le
Réagir 1 réaction
1 970
Evaluer cet article

La surtaxation vient frapper la résidence secondaire. L’analyse de Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM.

photo :

L’objectif de cette taxe est de décourager les offres sur les sites de location de courte durée dans les villes attractives. C’est pourtant un nouveau coup de massue asséné aux propriétaires.

La surtaxation vient frapper la résidence secondaire et la discrimine au profit de la lutte contre la location de courte durée au travers des plateformes. Il s’agit là d’une erreur qui masque la cécité des élus par rapport à la réalité d’un phénomène qui trouve sa source ailleurs : le fait d’avoir en France, trop longtemps sacrifié la rentabilité des locations classiques.

En effet, il est important de rappeler qu’en France il y a 3 millions de résidences secondaires, qu’elles ont pour 3/4 d’entre elles été achetées* et ne sont pas le fruit d’un héritage. On sait aussi qu’elles sont détenues à 35% par des retraités* qui disposent, suite à la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée), de moyens non extensibles. C’est auprès de personnes qui ne sont en rien des spéculateurs que l’on vient de nouveau alourdir la note en augmentant leur pression fiscale.

Enfin, derrière cette taxe on attaque en réalité un secteur productif très important qui est celui de la location touristique. Secteur pourtant évidemment porteur dans un pays qui est la première destination mondiale du tourisme. Comment justifier auprès de ceux qui mettent des biens en location à la montagne ou à la mer qu’on leur demande d’une main de faire marcher le tourisme par la mise en location, tandis que de l’autre main, on leur augmente la taxe d’habitation? Il y a là un non-sens économique qui au contraire, les poussera eux aussi à financer cette taxe par d’autres moyens.

L’État veut limiter la location urbaine de courte durée, mais s’attaque maladroitement au secteur du tourisme. Cette confusion est une faute grave.

* Résultat étude « Résidences secondaires » Ifop Opinion pour la Fnaim, janvier 2017

Newsletter

Recevez l'essentiel de l'actualité immobilière sélectionné par la rédaction.

Du même auteur

Sur le même thème

Vos réactions

  • Par LUC, il y a 10 mois

    on a rarement vu une telle haine d’un président de la république à l’encontre des propriétaires
    des mesures vexatoires vont déséquilibrer le marché
    il oublie les taxes et impots qui pèsent sur l’immobilier : cela commence par la taxe d’équipement , puis la tva, puis les taxes locales, la taxe sur les locaux vacants, l’impot sur le revenu, l’impot sur la fortune, l’impot sur les successions, etc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le journal trimestriel

Vous souhaitez consulter notre dernier magazine ou l'une de nos éditions précédentes ?

Consulter en ligne