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Qui prendra la nouvelle vague de digitalisation du métier d’agent immobilier ?

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Belaïd Benamar, VP Sales de l’agence immobilière digitale Liberkeys le métier d’agent immobilier doit se réinventer en profondeur grâce à la technologie et une capacité à imaginer le futur. Analyse.

photo : Balaid Benamar

Les professionnels de l’immobilier ont vécu une période faste. Des années de croissance ininterrompues ou presque, avec parfois même, dans certains secteurs, des augmentations à deux chiffres ! Alors évidemment, dans ces conditions, la tentation est grande de se reposer sur ses acquis, de reporter à plus tard ce qui doit être anticipé, ou pire, de le faire à moitié. Pourtant, il y a encore tant à faire pour les
clients.

Le temps de l’insouciance est révolu

La crise sanitaire, évidemment, fragilise malheureusement des centaines d’agences qui pourraient fermer leurs portes dans les mois qui viennent, faute d’avoir pu ou voulu digitaliser leurs outils de travail. Et d’autres qui vont devoir faire des choix douloureux pour survivre à cette potentielle crise qui couve.
Cette conjoncture économique s’ajoute à un environnement concurrentiel en pleine mutation. Une nouvelle vague d’acteurs ré-invente en profondeur les métiers de l’immobilier grâce à la technologie et une capacité à imaginer le futur. Celui d’agent immobilier, par exemple, n’évolue pas aussi vite que les attentes des français. Une étude MeilleursAgents parue fin 2019, nous apprend que les français attendent à 88% une baisse des honoraires de ces derniers, et 83% souhaitent plus de transparence dans la relation. Pour cela, 75% estiment que le développement de solutions digitales est le plus à même de répondre à ces attentes pour les aider à vendre, ou acheter,
comme à en suivre le processus.

Il faut que tout change pour que rien ne change

Continuer comme avant n’est donc plus une option. D’autant que la technologie est là, et ses usages sont déjà au point. Mais il faut être ambitieux et avoir l’envie de revoir ses méthodes de travail. En profondeur.
Avec la crise, ou sans, il est probable que le volume d’acquéreurs se réduise. Les  agences qui réussiront seront celles qui deviendront des plateformes digitales, en mettant les outils de productivité au coeur de leur offre. Par exemple, avec l’automatisation et l’assistance intelligente, les agents pourront travailler plus vite, en mobilité et ainsi consacrer plus de temps à leurs clients. Ces innovations modifieront considérablement leur quotidien, et c’est à ce prix que les agences pourront améliorer l’expérience client sur laquelle elles peuvent encore progresser.
Les frais d’agences doivent baisser. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que ce constat ne soit partagé par tous. L’utilisation d’outils de productivité permet enfin d’envisager la baisse des honoraires tout en améliorant la qualité de travail des professionnels et l’expérience des clients. La crainte d’une désintermédiation croissante des transactions immobilières ne s’éloignera qu’à la condition d’une acceptation massive de ces nouvelles méthodes par la profession.

Seule, la Tech ne sert (heureusement) à rien

La technologie est au service des hommes et des femmes qui ont envie de changer les règles du jeu de leur industrie. Elle ne remplacera jamais la partie humaine du travail de l’agent, pré-requis incontournable au service du besoin de réassurance des particuliers.
Au contraire, elle vient même lui redonner ses lettres de noblesse en permettant aux agents de passer plus de temps avec leurs clients, et moins dans la gestion des dossiers.

Les ruptures n’arrivent jamais par hasard

Avec une industrie en crise, une demande qui attend du changement, des nouveaux acteurs et des technologies qui arrivent à maturité, tout est réuni pour que le marché de l’immobilier connaisse une transformation aussi profonde que celle que des entreprises iconiques comme MeilleursAgents, Purplebricks ou Zillow avaient engendré en digitalisant une grande partie du parcours de vente d’un bien.
La vague d’après est déjà lancée. Qui la prendra ?

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