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Immobilier : 72 % des recruteurs ne maîtrisent pas les process RH

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Alors que 77 % des professionnels de l’immobilier indiquent effectuer entre 1 et 5 recrutements annuels, ils affirment être en pénurie de candidats sur un marché en forte tension. En effet, ce secteur dont le taux de turn-over peut atteindre jusqu’à 30 % par an, démontre, certes, un vrai dynamisme sur le volet recrutement mais aussi une forte volatilité des talents et des process RH non maitrisés par les professionnels du secteur. Le point avec Recrutimmo…

photo : recrutement

Recrutimmo, site n°1 de l’emploi immobilier en France, dévoile les résultats de sa 3e étude, qui met en regard le profil et les aspirations de 1115 candidats face aux attentes de 211 recruteurs, représentant les grands secteurs de l’immobilier : agence immobilière, administration de biens et syndic, logement social, promotion immobilière, construction immobilière, investissement et finance, expertises et notariat.

Principaux enseignements de l’enquête Recrutimmo

  • 86 % des candidats se disent en écoute active du marché et 71 % confirment avoir été contactés par un recruteur au cours des six derniers mois.
  • 67 % des recruteurs misent sur le salaire pour attirer les meilleurs profils alors que 94 % des candidats misent sur les perspectives d’évolution, l’ambiance de travail, la recherche de sens dans leur métier et le projet d’entreprise.
  • 39 % des recruteurs ne consacrent aucun budget dédié au recrutement alors que 84 % des candidats utilisent des outils payants (job boards).
  • 81 % des candidats effectuent des recherches sur leur futur employeur avant de postuler alors que seuls 24 % des employeurs vérifient l’e-réputation des candidats.
  • 46 % des recruteurs attachent de l’importance aux soft skills et notamment une forte capacité d’adaptation (43 %), un sens de l’écoute (30 %), un dynamisme et un sens aiguisé du relationnel (22 %).
  • 31 % des candidats interrogés ont été ou sont en reconversion professionnelle et 66 % des recruteurs mentionnent être intéressés par ce type de profil.

Emploi : des attentes différentes que l’on soit recruteur ou candidat

Alors que 67 % des recruteurs misent toujours sur le salaire pour attirer les meilleurs profils, les candidats adoptent une vision différente : 94 % des sondés misent sur les perspectives d’évolution, l’ambiance de travail, la recherche de sens dans leur métier et le projet d’entreprise. Concernant l’organisation de travail, 20 % des candidats recherchent une organisation flexible proposant des solutions de télétravail, le flex-office et des horaires aménagés. Dans ce contexte, la situation géographique où ils exercent leur activité est également un enjeu considérable dans la recherche d’emploi des candidats. Aujourd’hui, 15 % des candidats concentrent leurs recherches sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et 10 % sur l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie. L’étude souligne une véritable attractivité des régions, au détriment de Paris et de l’Île-de-France.

Enfin, sur la nature des contrats de travail, 74 % candidats souhaitent réunir les conditions d’un avenir serein en plébiscitant les contrats à durée indéterminée. Les recruteurs, dont la moitié proposent des CDI, recrutent encore trop de contrats indépendants.

Des méthodes de recrutement trop artisanales : 39 % des recruteurs ne consacrent aucun budget dédié au recrutement

Les écarts entre les desiderata des candidats et les attentes des recruteurs sont donc tangibles. D’autant plus que, face à la crise que nous traversons, le niveau d’exigence des candidats se renforce. La nécessaire adaptation est un long chemin pour certains professionnels, ils sont aujourd’hui 68 % à ne pas disposer de service interne de Ressources Humaines pour gérer les flux de recrutement (publications des offres, sélection des candidats, entretien, suivi…). De plus, 39 % des professionnels ne consacrent aucun budget dédié au recrutement, alors que les principaux outils digitaux, dont la plupart payants, sont massivement utilisés par les candidats. En effet, 84 % d’entre eux utilisent un job board pour rechercher un emploi.

Les candidats sont de plus en plus attentifs aux évolutions du marché immobilier, 81 % effectuent des recherches sur leur futur employeur avant de postuler alors que seuls 24 % des employeurs vérifient l’e-réputation des candidats. D’où l’importance, relevée précédemment, de la présence des entreprises sur les plateformes digitales professionnelles et un travail approfondi sur la marque employeur.

Aujourd’hui, il est essentiel pour les recruteurs de savoir se démarquer de la concurrence en matière d’emploi pour attirer les meilleurs talents et fidéliser les collaborateurs. Les professionnels de l’immobilier sont encouragés à utiliser différents leviers d’attractivité  en adoptant une communication RH plus efficace.

Ces actions mises en place permettront d’assurer une communication interne et externe sur les valeurs de l’entreprise, les projets d’entreprises réalisés ainsi que l’ambiance entre les équipes, dans le but d’attirer, accompagner et fidéliser les talents.

Les soft skills plébiscitées : 46 % des recruteurs y attachent une grande importance

Les recruteurs de l’immobilier sont donc de plus en plus sensibilisés à l’enjeu des soft skills. Ils déclarent privilégier lors du processus de recrutement, une forte capacité d’adaptation (43 % des sondés), un sens de l’écoute développé (30 %), un dynamisme et un sens aiguisé du relationnel (22 %). De plus, dans ce contexte inédit, certains talents en ont profité pour changer de voie et mettre en avant leurs compétences comportementales, au service d’un nouveau challenge professionnel dans le secteur de l’immobilier. Ils sont 31 % à être ou avoir été en reconversion professionnelle. Face à constat, 66 % des recruteurs mentionnent être intéressés par ce type de profil « protéiforme ». En effet, seulement 24 % des recruteurs exigent des diplômes spécialisés dans l’immobilier et 21 % des compétences techniques précises lors du recrutement.

« Le secteur de l’immobilier mute dans un contexte économique incertain, pouvant rééquilibrer les forces en présence. Ainsi, le constat est sans appel : les recruteurs de l’immobilier doivent se réinventer. Management, communication, mise en adéquation des attentes candidats/recruteurs, soft skills, sont autant de terrains à investir afin non seulement de recruter davantage et mieux mais également de préserver l’image de leur entreprise sur un marché concurrentiel», souligne Antoine Mesnard, président de Recrutimmo.

Méthodologie de l’étude : Sondage réalisé en ligne sur le mois de janvier 2020 par Enderby pour Recrutimmo auprès d’un échantillon représentatif de 211 recruteurs et 1115 candidats utilisateurs de la plateforme, âgés de plus de 18 ans.

 

 

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