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DPE et petites surfaces : FIDI et CDI FNAIM réclament un coefficient de pondération

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Les deux fédérations du diagnostic immobilier ont demandé, dans une lettre adressée le 28 avril dernier à Olivier Klein, une modification de la méthodologie de calcul 3CL du DPE.

photo : Energie sparen - Heizung

Yannick Ainouche, président de la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers, et Lionel Janot, président de la FIDI, ont ainsi rappelé que sans pondérations spécifiques, le DPE pénalise indûment les petites surfaces en termes de classification et de possibilité de les extraire des passoires thermiques.

En ce sens, les deux fédérations proposent donc la mise en place d’un coefficient de pondération. « Nous avons proposé au ministre que nos fédérations s’impliquent, ensemble, auprès des services du gouvernement dans ce projet de coefficients de pondération adaptés au sein de la méthodologie de calcul 3CL. C’est en effet un sujet d’équité et de fiabilité du DPE qui nous semble important de porter pour que les propriétaires de petites surfaces ne soient pas lésés », a déclaré Yannick Ainouche dans un communiqué.

Deux facteurs déterminants

Ainsi, selon les statistiques de l’Ademe et les indicateurs terrain constatés par les deux fédérations, la part de passoires thermiques classées en F ou en G est plus importante pour les logements de moins de 30 m². Un constat qui s’explique par deux facteurs principaux : la consommation d’eau chaude sanitaire (ECS) et l’indice de compacité thermique qui définit le ratio « surface déperditive / surface habitable ».

En effet, pour le premier, le puisage ECS est directement issu de la surface habitable du logement. Cette surface donne un nombre d’occupant moyen. Plus le ballon d’eau chaude est grand, et plus la note du DPE sera pénalisante pour un petit logement, même s’il est bien isolé et performant.

Quant à l’indice de compacité thermique, plus le résultat est petit, meilleure est l’efficacité thermique du logement et donc la classification du DPE plus performante. Cependant, le ratio pour un studio présente proportionnellement plus de surface déperditive de murs qu’un appartement de même forme avec plus de surface habitable.

« En ville et à Paris notamment, la question du « déclassement sans solution » en F ou G des petites surfaces par le DPE est source de détresse pour de nombreux propriétaires, notamment modestes, pour lesquels le revenu locatif est essentiel. Or, il existe selon nous des possibilités de revoir certains coefficients sans changer toute la méthode 3CL », précise Lionel Janot, président de la FIDI.

 

 

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Stéphanie Marpinard

Après avoir évolué pendant 10 ans au sein d'un groupe spécialisé dans les médias étudiants, l’orientation professionnelle et la gestion de carrière, en tant que rédactrice en chef adjointe, Stéphanie Marpinard a choisi de travailler à son compte et collabore depuis à différents médias. Ses domaines de prédilection sont entre autres l'immobilier, l'emploi et les ressources humaines.
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Vos réactions
  • il y a en effet un problème sur les résultats des petites surfaces…
    Il en était de même il y a quelques années sur les petites surfaces avec chauffage électriques même récents qui étaient mal classées….
    histoire de coefficients !!

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