L’année 2025 marque un tournant sur le marché locatif privé français. Après plusieurs années de forte pression, la tension locative recule pour la première fois depuis 2019, et la hausse des loyers ralentit, esquissant une accalmie encore fragile mais notable.
Des loyers moyens en quasi-stagnation
En France en 2025, pour se loger en location, il fallait dépenser en moyenne 715 € par mois charges comprises pour une surface moyenne de 42 m², soit 17,04 €/m2.
Ce niveau est quasi stable par rapport à l’année précédente (+0,6 %), confirmant un net ralentissement de la hausse des loyers. De fortes disparités territoriales subsistent néanmoins :
● l’Ile-de-France reste 82 % plus chère que la province au mètre carré ;
● Paris affiche des loyers 169 % supérieurs à la moyenne provinciale.
La stabilisation se vérifie aussi bien en Île-de-France (+1,9 %) qu’en région, où l’on observe même un léger recul des loyers (-0,4 %).
Un recul des loyers surtout visible sur les grands logements
Les loyers moyens constatés en 2025 sont de : – 473 € pour une chambre (14 m²), – 565 € pour un studio/T1 (23 m²), – 750 € pour un T2 (42 m²), – 914 € pour un T3 (63 m²), – 1 054 € pour un T4 ou une maison.
Si les petites surfaces (chambres et studios) continuent d’enregistrer de légères hausses, les logements plus grands affichent, en moyenne, une baisse des loyers, traduisant un ajustement progressif du marché.
Studios et T1 toujours majoritaires, un marché très orienté meublé
Les appartements d’une pièce (studios et T1) demeurent les logements les plus loués en 2025, représentant 37 % des locations réalisées suivis des T2 (26 %). Les grands appartements (2 chambres ou plus) représentent 19 % du marché et les maisons 7 %.
Plébiscités par les étudiants et les jeunes actifs, les logements meublés (hors meublés touristiques) concentrent 58 % des locations réalisées.
A noter que la part des meublés reste très élevée par rapport à la période avant-crise sanitaire (38 % en 2019), essentiellement en raison des tensions sur le marché locatif : l’offre ayant diminué, le turnover se fait principalement sur les biens de petite surface donc plus souvent meublés.
Que peut-on louer avec un budget moyen de 715 € dans les grandes villes ?
A partir du loyer moyen constaté en 2025, LocService.fr a évalué la surface de logement accessible dans les principales capitales régionales (hors Corse).
A Orléans, ce budget permet de louer un appartement de 49 m2 (potentiellement un 2 voire 3 pièces), tandis qu’à Paris il correspond à un studio d’environ 18 m2.
Pour suivre en temps réel les loyers pratiqués et la tension locative par ville et par type de logement, LocService.fr propose sur son site un onglet Simulateurs avec des outils tels que la Cote des Loyers et le Tensiomètre Locatif.
Un tiers de la demande locative concentrée dans 5 départements
Les départements les plus recherchés en 2025 sont :
Paris (75) : 12,5 %
Le Rhône (69) : 6,5 %
L’Hérault (34) : 4,9 %
Les Bouches-du-Rhône (13) : 4,7 %
Les Alpes-Maritimes (06) : 4,5 %
Après un recul observé à la suite de la crise sanitaire, le regain d’intérêt pour Paris et l’Île-de-France se confirme, avec 30 % de la demande nationale en 2025, contre 23,2 % en 2022.
Quelles sont les villes les plus recherchées et les plus « tendues » ?
Le gain d’attractivité observé dans les Bouches-du-Rhône dans le tableau précédent se retrouve ici concernant Marseille, qui grimpe de deux places dans le classement. Bordeaux et Rennes cèdent quelques places, sans doute par effet de vases communicants avec Paris qui est en nette hausse.
Cependant, si l’on s’intéresse uniquement à la tension locative, c’est-à-dire la difficulté à trouver un logement à louer dans une ville (ou la facilité à trouver un locataire), ce classement change quelque peu comme l’illustre le graphique ci-dessous. Paris prend la seconde place après Lyon, tandis qu’Angers sort du top 10 à la faveur de Montreuil dans le 93.
LocService remarque une légère atténuation de la tension locative dans la plupart des villes de ce classement. Et cela se confirme au niveau national : le score de tension locative sur l’ensemble de la France passe de 4,8 l’année dernière à 4,69 cette année. Une première depuis 2019, date de début de
recensement de cet indicateur.
Profil des locataires : un budget en hausse mais des difficultés persistantes
Au niveau national, les candidats locataires déclarent en moyenne avoir un budget de 821 €/mois pour se loger.
36 % d’entre eux sont des étudiants, ce qui s’explique par la tendance de ces derniers à changer plus fréquemment de logements, tandis que 7 % sont des retraités.
Concernant leurs garants, la famille continue d’être le moyen sollicité dans la majorité des cas (63 %).