Le « mono-geste » fortement réduit
Le gouvernement entend réorienter MaPrimeRénov’ vers les rénovations d’ensemble. « On fait le choix et le pari de renforcer le financement de l’isolation globale et de la rénovation globale et on finance un peu moins le « mono-geste » », a indiqué Vincent Jeanbrun.
Le remboursement des travaux réalisés de manière isolée sera ainsi fortement réduit. Les pompes à chaleur réversibles resteront éligibles en mono-geste, mais, selon les précisions rapportées par l’AFP, ce ne sera plus le cas notamment pour l’installation de poêles à bois ou à granulés, de chauffe-eau et chauffages solaires (hors Outre-mer), de pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire, des systèmes de ventilation, de l’isolation des toitures et des combles ou encore du remplacement des fenêtres.
Ces travaux continueront toutefois à être subventionnés lorsqu’ils s’inscrivent dans un projet de rénovation globale. Le ministre a également indiqué vouloir, à terme, mettre en place un parcours permettant de phaser les travaux afin d’en étaler le coût.
Le confort d’été au même niveau que le confort d’hiver
Autre évolution annoncée : les critères d’attribution des aides devront désormais prendre en compte la capacité des travaux à protéger les logements des fortes chaleurs.
« Il est essentiel que le confort d’été soit mis au même niveau que le confort d’hiver », a affirmé Vincent Jeanbrun, précisant que cette évolution sera intégrée au règlement de l’agence qui gère MaPrimeRénov’. L’objectif affiché est que les logements ne soient « plus une passoire thermique, plus une bouilloire thermique ».
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Les logements F et G pourraient être reloués sous conditions
Le ministre a également évoqué le projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement, dont l’examen doit débuter en juillet au Sénat. Le texte prévoit de permettre la remise en location des logements classés F et G au DPE, à condition que le propriétaire s’engage dans un projet de rénovation, matérialisé par la signature d’un contrat avec une entreprise et le versement d’un acompte.
Vincent Jeanbrun a par ailleurs indiqué ne pas être favorable à une réduction des loyers pour les logements qualifiés de « bouilloires thermiques », ni à une obligation pour les propriétaires d’installer une climatisation. Selon lui, l’objectif est avant tout d’encourager les rénovations et de contribuer à réduire les tensions sur le marché du logement.
Source : LCP 29 juin 2026

