Pour aider les agences à rentrer des mandats, LOK-IZ digitalise la prospection immobilière. En quelques clics, tout internaute peut transmettre une information sur un bien à vendre aux agences inscrites sur la plateforme et recevoir une commission !

photo : PHOTO TROPHEE

Le vainqueur du trophée de l’innovation ORPI & FF2I  pour le salon RENT 2017 est  une start up baptisée LOK IZ, fondée par Lamia Hanafi et son petit frère Safir. Une start up qui avait déjà été remarquée il y a un an puisque LOK-IZ avait été la seule entreprise française parmi 10 000 sélectionnée au GES par Barack Obama en juin 2016 (www.ges2016.org).

La recherche immobilière devient collaborative

LOK-IZ est née en juin 2015 au sein de l’Incubateur de Neoma Business School (ex ESC Rouen). Elle est aujourd’hui hébergée à Station F, au Founders Program de Xavier Niel.

Le principe de LOK-IZ est simple mais encore fallait-il fallait y penser : LOK-IZ transforme tout internaute en apporteur d’affaires immobilier. Cela permet ainsi aux professionnels de rentrer des mandats en un temps record ! « Notre père est marchand de biens et, depuis longtemps, nous travaillons avec lui pour l’aider à trouver des mandats, explique Safir Hanafi. Nous avons donc décidé de globaliser le service et de faciliter la vie des agences immobilières. » Et Lamia de renchérir : « Cette forme de prospection immobilière a toujours existé : tout le monde a déjà reçu, au moins une fois, dans sa boîte aux lettres un flyer d’une agence immobilière qui vous demande si vous avez un bien à vendre et qui, indirectement, cherche à savoir si vous êtes au courant de quelque chose. LOK-IZ est aujourd’hui la seule plateforme en France ou à l’étranger à digitaliser la prospection immobilière.»

La prospection : une tache chronophage

Tous les professionnels le savent bien : la prospection prend du temps. C’est une tache parfois ingrate. Et faire du porte à porte quand il pleut n’est pas une partie de plaisir… Depuis toujours, pour les aider à rentrer des mandats, les négociateurs immobiliers ont recours à des apporteurs d’affaires. Ce sont souvent des gardiens, des facteurs, des plombiers… qu’ils rémunèrent de la main à la main. « L’agence risque une requalification de l’apporteur d’affaire en CDI, poursuit Safir Hanafi. Voilà pourquoi celui qui communique une information est souvent rémunéré de façon informelle. Avec LOK-IZ, tout est transparent et tout passe par la plateforme.»

Le montant des primes est fixé à l’avance

En quelques clics, tout internaute peut transmettre une information sur un bien à vendre et recevoir une commission (à partir de 500 € pour un appartement et de 700 € pour une maison) une fois la vente conclue chez le notaire. De quoi arrondir ses fins de mois (en dessous de 4000 € par an pas d’impôt à payer) et rendre service aux professionnels … Et le site le dit bien : « LOK-IZ rémunère le bouche à oreille. Avec LOK-IZ, gagnez de l’argent en communiquant des informations sur les maisons et les appartements à vendre autour de chez vous. » Comment ça marche ? Dès que qu’un internaute a connaissance d’un bien à vendre ou à louer, il lui suffit de s’inscrire sur LOK-IZ et de communiquer les informations sur le bien et sur le propriétaire. Il doit notamment renseigner son lien avec le propriétaire s’il en a un ou s’il s’agit uniquement de prospection. Cette information est importante car elle permet ensuite à l’agence d’entrer de façon efficace en contact avec le propriétaire.

Une zone exclusive réservée à l’agence

De son côté, pour être tenue au courant, l’agence doit souscrire un abonnement. Deux solutions s’offrent à elle : s’inscrire pour un mois ou pour un an. En souscrivant au pack classique pour 1 an (99,90 €/mois), l’agence indique ce qu’elle cherche et sur quelle zone géographique. Elle se réserve ainsi une localisation en exclusivité. Elle peut enregistrer cinq adresses avec pour chacune un périmètre de 300 mètres. Et dès lors qu’un internaute communique sur la plateforme ou sur l’application mobile une information sur un local, un bien, un terrain en vente sur cette zone bien spécifique, l’information lui revient de droit. Avec le pack Premium (149,90 €/mois), l’agence peut enregistrer et se réserver 10 adresses. L’idée a fait mouche : LOK-IZ enregistre en moyenne plus de 10 000 « lokizeurs » / mois. Lancée officiellement en octobre, la solution a déjà séduit une quarantaine d’agences qui se sont engagées pour un an. Plus de 6 000 € de primes ont déjà été versés à des internautes.

1 million de messages en 1 mois

LOK-IZ a mis en place un chatbot « FindMyHome » en marque blanche qui scanne le web et recherche 7jours/7 pour les clients des agences partenaires les meilleures annonces immobilières publiées sur les réseaux sociaux et sites spécialisés. L’agence partenaire a ainsi à sa disposition un assistant virtuel. Un million de messages a déjà été posté en un mois. A suivre…

Plus d’infos sur www.lok-iz.com

Olivia Delage/ByBazikPress

 

 

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  • Par Rémy NERRIERE, il y a 5 mois - 27 novembre 2017 à 11 h 48 min

    Attention, l’apporteur d’affaire en immobilier doit détenir la carte hoguet (Cass civ 16 mai 2012 pourvoi n°11-18596 – ca Paris 26 février 2015 – un marchand de biens qui avant rapproché des particuliers et un promoteur) et dés lors que l’on fait deux opérations, le critère de l’activité habituelle d’entremetteur s’applique (Cass 2 novembre 1993). L’ensemble des internautes abonnés à Loz-Iz risque donc 7500 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement pour ne pas détenir de carte professionnelle en effectuant pourtant une activité d’entremise, et en étant de surcroît rémunéré à la vente…c’est cher payé pour quelques euros de revenus.
    Avant de lancer un tel projet, mieux vaut se renseigner et se former sur le domaine qui est trés réglementé

    Rémy NERRIERE, juriste formateur en immobilier et créateur du réseau http://immo-formation.fr

    • Par Florian A, il y a 5 mois - 5 décembre 2017 à 10 h 23 min

      Sans rentrer dans le débat des problèmes que pourrait poser une telle solution, qu’ils soient légaux ou pratiques, il me semble tout de même que l’arrêt cité est hors propos : il n’est ici aucunement question d’une intermédiation entre un acquéreur et un vendeur, mais entre un vendeur et un agent immobilier, relation qui, en soi, n’est pas encadrée par la loi Hoguet.

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