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Rénovation énergétique : la FNAIM, l’UNPI et Plurience réclament plus de moyens au gouvernement

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Suite à l’entrée en vigueur le 1er juillet dernier du nouveau Diagnostic de performance énergétique (DPE) dernier, les premiers résultats laissent déjà entrevoir une augmentation des logements classés comme énergivores. Face à ce constat, les professionnels de l’immobilier tirent la sonnette d’alarme.

photo : maison écologie

« Nous avions anticipé que 40 % des logements changeraient de classement avec le nouveau DPE. Mais les calculs théoriques prévoyaient qu’il n’y aurait pas plus de logements très énergivores. Ce n’est pas du tout ce que nous constatons sur le terrain », s’est ainsi alarmé Jean-Marc Torrollion, Président de la Fédération nationale de l’Immobilier dans un communiqué.

Lancé le 1er juillet 2021, l’objectif du nouveau diagnostic de performance énergétique est double. D’une part, livrer un état des lieux fiable de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre des biens immobiliers, mais aussi porter des recommandations de travaux pour effectivement redresser la performance et améliorer le classement des logements. En vertu de loi Climat, les passoires thermiques, classés F et G ne devraient ainsi plus pouvoir être proposés respectivement à la location en 2028 et 2025. Or, « le nombre de logements F et G, impactés les premiers par les obligations issues de la loi Climat et résilience, est en train de doubler. », souligne Jean-Marc Torrollion.

Anticiper les impacts de la loi Climat

L’UNPI, la FNAIM et l’association Plurience, qui regroupe les 13 plus gros acteurs du marché de la Transaction et Gestion immobilière, regrettent que leurs alertes n’aient pas été entendues lors de l’examen de la Loi Climat. « La Loi a été votée : elle lance un compte à rebours inéluctable, qui impacte directement tous les Français locataires. Sans changement à très court terme, 1 ménage sur 4 verra son logement frappé d’une interdiction de location de son logement d’ici 2034 ! », constate Christophe Demerson, Président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers.

Dans cette optique, propriétaires et professionnels de l’immobilier appellent le Gouvernement à engager les moyens permettant une rénovation de grande ampleur, et ce, dès le projet de loi de finances pour 2022 : doubler le plafond des déficits fonciers imputables sur le revenu et prévoir l’extension du Denormandie dans l’ancien à tout le parc F et G. « Notre objectif a toujours été d’éviter que des biens ne sortent du parc locatif, ce qui implique de réussir la rénovation ! Dès l’examen parlementaire de la loi, nous avons proposé des ajustements et des outils. Ces alertes n’ont pas été entendues. Dont acte. Mais le nouveau DPE amplifie le risque », poursuit Jean-Michel Camizon, président de l’association Plurience. Le risque de désinvestissement dans les 7 millions de logements qui constituent le parc locatif privé semble aujourd’hui réel. « Les Français, conscients de l’enjeu environnemental, ont le souhait de s’engager pleinement dans le mouvement de la rénovation énergétique. Nous le voyons. Le succès de MaPrimeRénov’ en est le plus bel exemple. Nous nous en réjouissons. Mais c’est insuffisant pour garantir la réalisation de travaux qui permettront d’améliorer efficacement le classement énergétique des biens concernés. Il faut booster à court terme des travaux d’ampleur. Cela représente un coût. Mais c’est celui du logement des Français », conclut le Président de la FNAIM.

 

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