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L’EdiTAUX des crédits immobiliers de janvier 2026 : un début d’année toujours marqué par l’incertitude et la prudence

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Et bien, voilà, on y est !!! La trêve des fêtes de fin d’année s’achève à peine qu’il nous faut nous replonger dans la réalité du contexte. Et grisaille serait un terme bien aimable au regard de ce qui s’annonce à nous sur l‘année 2026. Analyse par Bruno Rouleau, Délégué Général de la Fédération du Courtage en Crédit.

L’EdiTAUX des crédits immobiliers de janvier 2026 : un début d’année toujours marqué par l’incertitude et la prudence

Une Loi de Finances (une vraie !), un contexte géopolitique mêlé d’incertitudes et de risques, une économie en cours de bascule, des élections locales qui seront un marqueur (ou pas…) des tumultes vécus, un secteur du logement sans visibilité claire, et un contexte géopolitique international en pleine ébullition.

Mais c’est bien connu : la France n’est jamais meilleure que quand elle est dans la galère.

Donc permettez-moi tout d’abord de vous présenter à toutes et à tous mes meilleurs vœux, pour vous, vos proches et vos équipes à l’occasion de cette nouvelle année.

On reprend l’observation de notre baromètre des taux, qui affiche pour ce tout début d’année une très légère remontée, surtout sur les profils médians.

Sur toutes les maturités, on commence à subir le report de la pression sensible que connaît l’OAT 10 ans, qui oscille depuis plusieurs jours désormais autour des 3,60 %.

Je faisais remarquer le mois dernier toutefois que les fourchettes d’écart s’étaient élargies. C’est toujours le cas, avec même parfois des proportions significatives :

  • Prêts relais : entre 3,55 % et 4,25 % (taux indiqués hors assurance de prêt)

  • Prêts sur 15 ans : entre 3,20 % et 3,80 %

  • Prêts sur 20 ans : entre 3,25 % et 4,00 %

  • Prêts au-delà de 20 ans : entre 3,35 % et 4,25 %

Des conditions de financement encore favorables pour les projets bien préparés

Les banques affichent toutefois toujours une belle volonté de gagner de nouveaux clients.

La cible des primo-accédants revient au cœur de stratégies de conquête de plusieurs enseignes, tandis que les enveloppes boostées de 20 à 30 K€ destinées à accompagner les achats avec travaux de rénovation ont été reconduites quasiment partout. Sans doute un autre effet de l’attente des textes sur la Loi de Finances 2026.

Rappelons que le budget n’a pu être ratifié en heure et en temps fin 2025, et que le gouvernement a dû – pour la deuxième année consécutive – faire passer la Loi Spéciale permettant la reconduction des dépenses courantes et des dispositions 2025, en attendant l’adoption de la Loi de Finances définitive.

Ce ne sont pas les soldes dans les banques, mais les bonnes affaires y ont toujours cours. Avis aux porteurs de projets, sous condition toutefois de bien préparer son dossier…

Bonne année 2026 !!

Bruno Rouleau

Bruno ROULEAU est co-fondateur et Délégué Général de la Fédération du Courtage en Crédit.
Diplômé du CNAM dans le secteur bancaire, cadre durant une 20aine d’années au sein de 4 groupes bancaires. Il bascule dans le secteur de l’intermédiation bancaire en 2004, d’abord chez In&Fi Crédits qu’il rejoint peu de temps après leur création. Il en devient associé aux côtés de Pascal BEUVELET, crée avec lui l’IFIB (Institut de Formation) et l’activité de Financement Professionnel. Il y occupe aussi la fonction de Directeur des Partenariats, de l’Animation et Porte-Parole de l’enseigne. En 2010, il rejoint CAFPI au sein de la Direction Générale et du Comité Exécutif, en charge des Grands Accords, de l’Economie Sociale et de l’Organisation Interne.
Passionné par l’entrepreneuriat, il crée en 2015 son cabinet de conseil en Formation et de conseil pour accompagner les entreprises et les réseaux dans leur virage digital, notamment dans la gestion de la relation Client. Revenu dans le secteur du courtage en crédit en 2018, il retrouve d’abord In&Fi Crédits comme membre du Comité de Direction, Directeur des Partenariats et Porte-Parole, et devient parallèlement secrétaire puis Président de l’APIC, avant de passer Secrétaire Général chez La Centrale de Financement, puis Directeur de la Stratégie et de l’Innovation, et Porte-Parole chez AFR Financement, tout en étant administrateur de la CNCEF Crédits jusqu’en juillet 2024. Il est également auteur d’ouvrages sur le courtage en crédit, référent réglementaire au sein d’organismes de formation, et intervenant en Faculté des Métiers.
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Vos réactions
  • Par Brice, il y a 1 mois

    Les OAT à 10 ans oscillent effectivement aux alentours de 3,50 % / 3,60 % malgré entre autre des finances publiques qui continuent (et continueront à court terme au moins) à se dégrader.

    Il est fort probable que les taux d’intérêt pour notamment les prêts immobiliers subissent quelque hausse en 2026.

    Néanmoins, les taux restent acceptables et lorsque l’on a un projet immobilier bien ficelé on avance pour conclure.

    L’avenir de l’immobilier en 2026 dépendera de l’état de dégradation de l’économie et des finances publiques car si cela se poursuit, nous entrerons alors en zone de turbulences fortes. Il faudra s’accrocher pour y résister.

  • Par jeancarnot, il y a 1 mois

    Les TAUX et la réalité ! Cela fait plus de 20 ans qu’on nous fait croire que l’argent ne vaut rien, cause des politiques qui ont décidé de mettre l’Euro en place dans l’impossibilité pour certains pays de ne pouvoir franchir le pas, alors pour éviter la chute de leur économie ils ont fait croire au père Noel en prêtant de l’argent gratuitement au détriment des petits épargnants un vol camouflé. Aujourd’hui suite après avoir faussé la réalité les gens ont acheté tout et n’importe quoi à n’importe quel prix et provoqué des hausse injustifié de débris immobilier notamment. On en paie les conséquences rien d’anormal le retour à la réalité et ça fait toujours mal surtout pour ceux qui ne sont pas préparés. Un taux normal devrait être autour de 6 % en placement et 7,5 en emprunt on en ai loin, cause du mensonge sur les critères de détermination de l’inflation par des organismes qui font ce qu’on leur dit et ne montrent pas la réalité qui couve.

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