Alors que la saison hivernale bat son plein, la montagne reste une destination prisée tout au long de l’année.
Dans ce contexte, l’immobilier en station continue de tracer sa propre trajectoire, distincte de celle du marché résidentiel classique.
L’étude annuelle de SeLoger, menée dans plus de 100 stations de ski françaises, montre un marché immobilier globalement solide sur le long terme, malgré un recul moyen des prix de 0,4 % sur un an et de fortes disparités selon les destinations et les segments de marché.
Les Alpes, cœur historique des valeurs les plus élevées
Pris dans leur ensemble, les Alpes affichent les niveaux de prix les plus élevés du marché immobilier de montagne, tirés par les Alpes du Nord, où les écarts entre appartements et chalets sont les plus marqués.
- Dans les Alpes du Nord, le prix des appartements s’établit à 6 133 €/m², celui des chalets à 7 573 €/m². Les Alpes du Nord conservent leur statut de massif le plus cher, malgré un léger recul annuel des prix chalets et appartements confondus (-0,2 %). Sur cinq ans, la progression reste solide (+19,5 %).
- Les Alpes du Sud affichent des niveaux plus modérés, avec 3 066 €/m² pour les appartements, 3 537 €/m² avec une évolution annuelle en baisse plus marquée pour l’ensemble des biens (-3,6 % sur un an) mais une hausse notable sur le temps long (+14,4 % sur cinq ans).
Ces écarts entre typologies de biens contribuent à structurer fortement le marché alpin et expliquent en grande partie la dispersion des prix observée entre stations.
« L’immobilier de montagne, et en particulier celui des Alpes, s’impose aujourd’hui comme un marché patrimonial à part entière. La rareté de l’offre dans les stations les plus recherchées et l’exigence croissante en matière de qualité soutiennent durablement les valeurs, notamment sur le segment du haut de gamme. » Cimalpes, spécialiste de l’immobilier de prestige dans les Alpes.
Stations alpines : des prix comparables aux marchés les plus exclusifs
Les stations alpines les plus prestigieuses concentrent les niveaux de prix les plus élevés de l’étude. Par rapport à 2025, le classement évolue, avec Courchevel qui prend la tête du palmarès en prix appartements et chalets confondus (14 190 €/m²), devant Val d’Isère (13 028 €/m²). Megève intègre le trio de tête, tandis que Méribel sort du Top 3 cette année.
Ces destinations incarnent le segment le plus haut de gamme du marché immobilier de montagne, avec des valeurs comparables, voire supérieures, à celles des marchés résidentiels les plus chers de France. Cette réalité se lit concrètement dans les annonces de biens d’exception diffusées sur Belles Demeures, qui témoignent des standards atteints par l’immobilier de prestige en station.
Situés dans les stations les plus onéreuses du classement 2026, ces biens illustrent le très haut de gamme en montagne : volumes hors normes, architectures soignées, équipements dédiés au bien-être, vues dégagées sur les massifs et services associés à un art de vivre d’exception en altitude.
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Hors Alpes : des marchés plus accessibles, mais contrastés
En dehors des Alpes, les niveaux de prix restent nettement plus modérés.
Le Jura affiche un prix hybride moyen de 3 420 €/m², avec des écarts sensibles entre appartements (3 255 €/m²) et chalets (3 836 €/m²). Les Pyrénées se situent à 2 672 €/m² en prix hybride, tandis que le Massif Central (2 503 €/m²) et les Vosges (2 458 €/m²) figurent parmi les territoires les plus accessibles.
Dans les Vosges, Le Lac Blanc s’impose comme la station la moins chère de France, avec un prix hybride de 1 212 €/m², soulignant l’ampleur des écarts de prix entre les différentes destinations de montagne.

