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«Il faut plus de transparence sur le marché de l’immobilier», Michel Mouillart, Professeur d’Economie à Paris Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

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Michel Mouillart, Professeur d’Economie à Paris Ouest est porte-parole du baromètre LPI-SeLoger explique pourquoi il a enrichi son observatoire de données concernant les marges de négociation région par région. Et revient sur la nécessité d’une plus grande transparence en matière d’information immobilière.

photo : Michel Mouillart, Professeur d'Economie à l'Université Paris Ouest

JDA : Le baromètre LPI-SeLoger comprend désormais des informations sur les marges de négociation région par région. Pourquoi ces nouvelles données ?

Michel Mouillart : Nous avons besoin d’informations pour améliorer la transparence des marchés immobiliers. On ne peut pas se satisfaire des statistiques publiques. Seuls les acteurs du marché détiennent les informations nécessaires. Avec l’observatoire LPI-SeLoger, notre objectif est d’éclairer le marché de la transaction et de suivre le logement à toutes les étapes de sa vie. Cela passe par l’étude des prix de l’immobilier,  de l’activité du marché avec les indicateurs de tensions et maintenant par celle des marges de négociation. L’Observatoire LPI-SeLoger permet de calculer logement par logement l’écart entre mandat et compromis de vente, une donnée précieuse pour les acteurs du marché. A terme nous devrons aussi ouvrir un chantier sur la qualité des biens.

JDA : Les marges de négociations fluctuent t-elle en fonction des saisons ?

M.M : Bien entendu,  il y a des périodes de l’année où l’on négocie plus que d’autres, celles où le marché est au plus bas, habituellement les mois d’hiver. Même si l’on n’a pas encore le recul suffisant comme sur les prix et sur l’activité,  il est clair que la marge de négociation est plus marquée quand le marché est au plus bas. Sur le marché des maisons, par exemple, on voit bien que la marge de négociation est forte en hiver. Evidemment, il y a des exceptions. Depuis quelques mois le marché frémit et la marge de négociation se réduit.

JDA : La localisation entre aussi en ligne de compte ?

M.M : Oui, elle joue aussi fortement. La marge est un indicateur de situation du marché, au delà de la saisonnalité. La localisation détermine l’intensité de la pression de la demande. Plus la pression est forte, plus la marge de négociation est faible. C’est le cas des appartements en Ile-de-France ou en Aquitaine par exemple. A contrario, lorsque le marché est plus détendu, lorsqu’il traverse des difficultés, les marges de négociations peuvent être plus forte. C’est par exemple le cas des maisons en Lorraine où elle atteint 10%.

Propos recueillis par Ariane Artinian

Ariane Artinian

Après des études à Dauphine et à Sciences Po, elle opte pour le journalisme. Après avoir piloté les dossiers immobiliers de magazine grand-publics tels Capital ou Challenges, elle fonde BazikPress, agence de production de contenu éditorial spécialisée dans l'information pratique et dans l'immobilier. Elle dirige aujourd'hui la rédaction du Journal de l'Agence.

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