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Honoraires low-cost : Coups bas portés à la profession, ou réalisme économique ?

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Phénomène de mode ou évolution durable, le low-cost est de plus en plus présent dans la stratégie marketing des entreprises, la persistance de la crise encourageant les consommateurs à rechercher le meilleur rapport qualité/prix. Gérard Bornot,fondateur du cabinet AntoLogis et expert en marketing immobilier analyse ce phénomène.

photo : Gérard Bornot

Une étude des Cahiers de la consommation révèle que l’attention portée aux prix a progressé de sept points entre 2011 et 2012. Soldes, promotions, achats groupés, en toute circonstance, pour des achats de consommation courante, ou pour des investissements plus importants, le consommateur est à la recherche d’économies, et l’immobilier n’échappe pas à ce phénomène. Révolution internet oblige, en matière d’immobilier le premier réflexe d’un particulier est désormais de se connecter sur internet qui devient la première vitrine des agences immobilières, en lui permettant d’accéder sans se déplacer à une multitude d’informations, de comparer les biens proposés, ou encore de trouver des réponses à ses questions sans passer par un intermédiaire. De plus en plus nombreux des sites ouverts au grand public proposent une estimation gratuite de leur bien immobilier, suggérant inconsciemment au consommateur immobilier la possibilité de se passer du professionnel.

Des comparateurs pour un achat malin

Ces technologies contribuent à encourager chez le consommateur, une démarche d’enquêteur remettant en cause toutes les argumentations du négociateur de base.

Internet favorise ainsi une nouvelle liberté pour mieux se préparer à aborder un achat ou un service.

Plus de 2/3 des foyers français sont équipés internet, et majoritairement initiés à la comparaison des prix, que ce soit pour un séjour à l‘étranger, l’achat d’un ordinateur portable ou d’un salon de jardin.

L’achat immobilier qui engage des budgets importants pour de nombreuses années, incite à la plus grande prudence, et encourage l’acheteur potentiel à comparer avec beaucoup d’attention les services proposés par les agences, mais aussi leur cout, c’est-à-dire le niveau de rémunération affiché par l’agent immobilier.

Les nouvelles contraintes de la loi ALUR, et l’application rigoureuse du droit à la consommation nous obligent par ailleurs à afficher très clairement, sur toutes les publicités, papier ou web, le pourcentage d’honoraire dès lors que le mandat en fait supporter la charge aux acheteurs. Il est facile dès à présent pour le consommateur de faire pour un même bien, une sélection, malheureusement simpliste à partir du taux de rémunération affiché, sans prendre nécessairement en considération le niveau de professionnalisme et la valeur ajoutée des services proposés.

Une enquête approfondie que j’ai pu réaliser lors de mes déplacements dans plusieurs régions, révèle que de gros efforts restent à faire dans ce domaine, malgré les rappels répétés des responsables des syndicats professionnels et des principaux réseaux.

Encore trop d’agents immobiliers, souvent non syndiqués ou rattachés à un réseau sérieux, méconnaissent leurs obligations en matière d’affichage des prix et des honoraires en application de la loi Hoguet (article 6-1, Créé par loi n° 2014-366 du 24 mars 2014- art. 24 JORF 26 mars 2014) qui précise, que, si dans le mandat de vente, les honoraires sont prévus à la charge du mandant, le prix de vente indiqué tant dans le mandat que dans l’annonce correspondante ne doit pas comporter le mention « HAI ou FAI » (honoraires d’agence inclus).les services juridiques de la FNAIM. , soulignent que la DGCCRF considère, que cela revient, si tel est le cas, à faire supporter (indirectement) les honoraires à l’acquéreur. Dans ce cas, l’annonce doit mentionner le montant des honoraires TTC sous forme de pourcentage du prix de vente quel que soit le support utilisé (vitrine, site internet, publicité papier).

A la lecture de ce texte, l’annonce peut selon les services juridiques de la FNAIM, être libellée de deux façons, au choix de l’agent immobilier :

  • –  soit prix de vente HAI dont honoraires X % TTC (charge acquéreur) ;
  • –  soit prix de vente + honoraires Y % TTC (charge acquéreur).

    DES HONORAIRES DE PLUS EN PLUS BAS METTANT EN PERIL DE NOMBREUSES AGENCES

    Ces nouvelles dispositions dévoilent hélas de nombreux dérapages :

  • Des annonces faisant apparaitre des taux de rémunération très faibles (2 à 3%) et en total décalage avec le barème affiché par l’agence.
  • Dans une même vitrine affichant un barème dégressif, une rémunération à 3,23% pour une vente à 140000€, à 5,65% pour une vente à 540000€.

    Les réseaux de mandataires, pour la majorité d’entre eux « affichent » sur leurs sites leur barème national, certains donnant la possibilité à leurs mandataires de prévoir une tarification sur mesure. Une lecture attentive et poussée des principaux sites d’annonces m’a fait constater une décote souvent très importante des honoraires chez certains mandataires. Ce constat est également de plus en plus fréquent chez les agences « vitrées »

    Ces pratiques sont de plus en plus fréquentes chez des négociateurs incapables de présenter une véritable offre de services, ce manque de compétences les obligeant à ajouter des « honoraires au rabais » au prix demandé par le vendeur, afin de proposer le bien à un prix « acceptable ». En agissant ainsi, le négociateur, qu’il soit salarié ou agent commercial se dévalorise auprès des vendeurs, et laisse penser que tout se négocie y compris les honoraires, alors que la réglementation impose à tout agent immobilier d’appliquer les barèmes affichés. J’ai été contacté ces dernières semaines par de nombreux agents immobiliers qui pratiquant ponctuellement des baisses d’honoraires, et ayant fait l’objet de contrôles de la DGCCRF, se sont vus reprocher une « pratique commerciale trompeuse » et s’étonnent que les mandataires en réseau puissent par contre le faire ?

    Je suis pour ce qui me concerne, partisan d’une facturation des honoraires au vendeur, ce qui évite de faire apparaitre la rémunération sur les annonces et les affichettes de vitrines. Cette politique est d’ailleurs suivie par les plus gros réseaux et les bonnes agences, qui s’emploient à former leurs négociateurs à justifier leurs honoraires en mettant en avant leurs compétences, et la qualité de leurs prestations.

    Il serait bon par contre que l’on puisse « légiférer » pour que les honoraires ne soient pas dans ce cas « augmentatif du prix » pour le calcul des droits d’enregistrement.

L’internet permettant à nos clients d’actualiser et d’enrichir en continu leurs informations, l’acheteur à l’impression qu’il en sait beaucoup plus que le négociateur immobilier, et ne supporte de devoir payer 5 à 10 % de commission, qu’a la condition de recevoir un service sans faille. De plus en plus nombreux, les clients remettent en cause le niveau de commission pratiqué en France, s’appuyant sur des articles soulignant que la majorité des pays européens pratique des honoraires beaucoup plus faibles, incitant ainsi à négocier la commission de l’agent immobilier.

Les changements de comportements des consommateurs favorisent un développement important des réseaux de mandataires

Le développement important des agences en ligne et des réseaux de mandataires, la crise économique, la baisse du pouvoir d’achat, la baisse de l’activité dans de nombreuses agences, sont autant de facteurs qui obligent les agences les plus fragiles et les moins professionnelles à faire du low-cost, en pratiquant régulièrement des baisses importantes de leur niveau de rémunération lors de la prise de mandat, et lors de la négociation du prix avec les parties.

Le site meilleurs reseaux.com, parfaitement documenté, recense 71 réseaux qui comptent 9103 mandataires à ce jour, avec un effectif en progression de 17% par rapport à aout 2014.

Les principaux réseaux sont assez transparents sur leurs résultats, qui sont d’ailleurs consultables sur Infogreffe. Pour 2013 les 10 premiers réseaux qui représentent près de 80% des mandataires, affichent un résultat d’environ 160 millions, ce qui représente après abattement des cotisations moyennes versées mensuellement par les mandataires et considérant des honoraires moyens HT. de 6500€, une production approximative de 25000 transactions, soit 3,5% des 699000 transactions en ancien réalisées en 2014.

4 de ces réseaux ayant diffusé leurs résultats 2014, affichent une progression moyenne de 35% de leur CA. Il n’est donc pas irréaliste d’envisager pour les seuls 10 premiers réseaux, 30000 transactions cette année, un seul de ces réseaux annonçant 4800 transactions en 2014. Selon les estimations du cabinet d’études sectorielles Xerfi « les réseaux mandataires ont réalisé environ 6 % des transactions dans l’ancien en 2012 et leur part de marché pourrait avoisiner entre 9 % et 12 % à l’horizon 2015 ». Ces chiffres probablement très optimistes confirment que l’arrivée dans la profession de cette nouvelle forme d’organisation est à prendre au sérieux.

L’environnement économique oblige la profession à s’interroger sur les honoraires à pratiquer

Une étude de la direction générale des finances publiques fait ressortir qu’entre 2000 et 2010, les prix au M2 dans les plus grandes villes françaises, ont augmenté 5 à 10 fois plus que le revenu moyen imposable par foyer fiscal. Dans un tel contexte, comment faire accepter à des clients de mieux en mieux informés, et de plus en plus sollicités sur un marché très concurrentiel, que les revenus des agents immobiliers soient indexés sur les prix de l’immobilier.

Il convient de souligner que cette « indexation » des revenus des agences, profite surtout à l’état et aux collectivités locales qui prélèvent pour l’essentiel ce que l’on appelle injustement frais de notaires.

Mes propos vont sans aucun doute heurter nombre de professionnels parmi lesquels je compte de nombreux amis, mais je ne vois pas comment éluder cette question essentielle, lorsque l’on sait que le logement est aujourd’hui le 1° poste de consommation des ménages.

Dans d’autres secteurs économiques, l’automobile, le transport aérien, la grande distribution, l’hôtellerie, de grandes marques et de grandes enseignes, qui associaient low-cost et produits ou services bas de gammes, ont été contraintes d’admettre la portée de ce phénomène, et de prendre en compte ces nouveaux comportements des consommateurs. Après le transport aérien avec Ryan Air ou Easy Jet, désormais deuxième compagnie intérieure en France, l’hôtellerie avec Hôtel F1 ou encore l’automobile avec Dacia, c’est au tour du monde du luxe d’être touché, avec le développement d’une offre low-cost par le joaillier Mauboussin.

Lancée en début d’année, Ouigo, l’offre de TGV duplex low-cost de la SNCF, qui vise à répondre à l’offensive des transporteurs aériens low-cost sur les lignes intérieures connaît des débuts encourageants, grâce à l’association prix réduits et vitesse TGV.

De la nécessité de s’interroger sur la réelle valeur ajoutée des services proposés

Il est grand temps pour la profession de cesser ces querelles stériles qui opposent les partisans de l’agence traditionnelle aux réseaux de mandataires immobiliers, les syndicats professionnels aux réseaux commerciaux, Duke Ellington disait : « Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise musique, que de bons ou mauvais musiciens.

Je pense pour ma part qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais statut – salarié ou agent commercial, mais que des bons ou des mauvais négociateurs. Par contre le peu de productivité constaté chez beaucoup trop de négociateurs, qu’ils soient dans une agence traditionnelle ou dans un réseau de mandataires doit nous contraindre à réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer la productivité des agences, et leur permettre de regagner des parts de marché, afin de compenser des baisses d’honoraires qui me paraissent inévitables dans la conjoncture actuelle

Les bons contacts que j’entretiens avec la plupart des responsables de réseaux, et de syndicats professionnels, et les chiffres qui me sont communiqués, me permettent de constater que les 5 plus importants réseaux annoncent avec beaucoup de transparence une production moyenne annuelle par agence de 30 à 45 ventes, pour des équipes de 2 à 4 négociateurs. Ces réseaux représentent environ 13% des transactionnaires recensés, pour une production annuelle cumulée en 2013, d’environ 150000 transactions, soit près du tiers du marché détenu par les agents immobiliers transactionnaires. Il convient de souligner d’autre part qu’un bon nombre de ces agents immobiliers sont syndiqués FNAIM, et que cette dernière, lors de son assemblée générale a voté des dispositions prévoyant un régime spécifique pour l’adhésion des enseignes nationales, groupes et réseaux de franchise.

Je n’oublie pas non plus les agences « isolées » dont certaines syndiquées, montrent un grand professionnalisme, et jouissent d’une grande notoriété, leur permettant d’afficher des performances très supérieures à la moyenne.

La baisse inquiétante des honoraires incite de plus en plus d’agents immobiliers à recruter des agents commerciaux

Pour justifier des honoraires à « bas cout », les dirigeants des principaux réseaux de mandataires avancent comme argument l’absence de cout d’installation (locaux, vitrines, etc.) les mandataires travaillant à partir de leur domicile.

Je ne partage que très modérément cette argumentation, observant que dans une agence traditionnelle ce poste, ne « pèse » que 3 à 5% du compte d’exploitation, bien après le poste salaires chargés (50 à 55%) et le poste publicité (8 à 12%)

Il est certain par contre, au vu des faibles productions constatées dans beaucoup d’agences que j’ai pu auditer, qu’une agence vitrée n’est pas rentable dans des petites localités ou le marché est insuffisant pour justifier l’emploi de plusieurs négociateurs salariés.

Considérant que l’augmentation du chiffre d’affaires d’une agence passe par le développement de la taille de l’équipe, de plus en plus d’agents immobiliers, remplacent des négociateurs salariés insuffisamment productifs, par des agents commerciaux.

En allégeant leur masse salariale, et en augmentant leurs forces commerciales, ils parviennent ainsi à améliorer les résultats comptables de leur structure.

Le trop grand nombre de création de réseaux de mandataires et les belles promesses qu’ils affichent pour attirer de nouveaux mandataires, peuvent laisser craindre de douloureuses désillusions, pour des débutants dans la profession.

La lecture de certains sites, et les nombreux appels mystères que j’ai pu réaliser, soulignent une « insuffisance professionnelle » affligeante, qui ne peut que nuire à la profession. Ces réseaux qui ne vivent ou survivent que grâce aux « redevances mensuelles » payés par des mandataires, et à l’addition des résultats de petits producteurs, ne devraient pas résister très longtemps. Les responsables des réseaux sérieux l’ont bien compris, privilégiant un travail de fonds, en matière de formation et d’accompagnement, afin de fidéliser leurs bons mandataires, et de développer la notoriété de leurs enseignes.

Cette percée des réseaux de mandataires immobiliers à souvent fait l’objet de procès en manque de professionnalisme de la part des acteurs traditionnels de l’immobilier. Les réseaux de mandataires se sont lancés dans une vaste opération de moralisation aboutissant en février 2013 au lancement du Syndicat des Réseaux de Mandataires en Immobilier (SYREMI) qui a pour objectif prioritaire d’accompagner les réseaux dans leur politique de professionnalisation et de développement par le biais de formations obligatoires, et d’engagements formels (charte éthique), afin de remettre de l’ordre dans les pratiques des réseaux de mandataires.

Ces nouveaux arrivants, la percée de l’internet et des nouvelles technologies, et les contraintes de la loi ALUR, très critiquables sur de nombreux points, doivent amener les bons professionnels, quels que soient leurs statuts, à se remettre en cause. Ceci passe bien évidemment avec un travail d’amélioration de la qualité de service, afin de justifier des taux de commission raisonnables, par un niveau de service irréprochable.

Gérard Bornot

Gérard Bornot

Conseil expert en marketing immobilier et fondateur du cabilet ANTOlogis, il commencé sa carrière commerciale à l’UCB, avant de rejoindre Century21 France, comme directeur du marketing, et d’exercer ensuite chez Laforet immobilier, puis chez Mix RH et STERIA consulting pour développer des missions de conseils auprès des principaux acteurs du marché de l’immobilier ancien. Intervenant à l’ESI, et spécialiste de la franchise immobilière, il exerce des compétences spécifiques, dans l’audit commercial, le coaching, la formation et les stratégies de développement de réseau.

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Vos réactions

  • Par Léa, il y a 7 mois

    Un agent fait une seule vente en moyenne par mois.
    Est-ce normal que les 5 à 6% d’honoraires payés par ce seul propriétaire vendeur servent à payer l’intégralité du salaire de l’agent et de tous ses frais annexes mensuels ?
    Selon un sondage de Opinionway de septembre 2019, 88% des particuliers souhaitent une baisse des honoraires et 72% des vendeurs considèrent que les honoraires sont excessifs. Ces chiffres devraient faire réfléchir pour changer les choses.
    Si vous voulez changer ce système « perdant/perdant » mesdames et messieurs les agents immobiliers ou mandataires, ayez tous le courage de bannir les mandats simples et de ne prendre que des mandats exclusifs que vous pourriez vous partager localement entre tous les confrères, sans exception. Chiche ?
    Les honoraires pourraient ainsi baisser et les vendeurs pourraient se détourner de plus en plus de la vente de particulier à particulier.

  • Par Guillaume, il y a 7 mois

    Les honoraires se justifient par une compétence, une déontologie et un service nécessitant un laps de temps nécessaire pour

    estimer sérieusement le bien vendu en incluant ces spécificités (il ne s’agit pas de choux et de carottes), préparer le dossier de vente complet, mettre en place une stratégie marketing et commerciale, valoriser techniquement le bien, effectuer les visites avec projection des besoins et des critères objectifs, aider les acquéreurs à élaborer des offres sérieuses en fonction de leurs moyens, accompagner les parties dans leurs démarches de prêt bancaire et notariale jusqu’ à la vente, et offrir un service après vente …

  • Par FOURNIER, il y a 7 mois

    En tant que Professionnelle depuis 25 ans, je ne comprends pas que l’on puisse parler de « 130 heures gaspillées », c’est totalement faux et mal-venu, ces 130 heures représentent un réel travail considérant pour ma part, et pour l’avoir vécu, avoir effectuée jusqu’à 70 visites et 30 km par visite pour un bien que personne ne voulait…. mais j’avais la confiance de mes vendeurs et je me devais de réussir cette vente, qui finalement est arrivée au bout de 4 ans…. croyez-vous que dans une telle situation on peut travailler à 2 ou 3 %…. non. Une autre situation vécue… plusieurs années de travail en exclusivité, une trentaine de visites et environ 2500 euros de frais, et le vendeur signe un compromis seul… Dossier au service contentieux et je perds environ 3000 euros sur mes honoraires…. est-ce que l’on parle toujours d’heures gaspillées… est-ce qu’un particulier pourrait travailler autant ? non… alors que ce même particulier se prenne pour un agent Immobilier…… je ne suis pas du tout d’accord car cela nous réduit à ce que nous ne sommes pas….

  • Par Jean-Luc BRULARD, il y a 7 mois

    Bravo et merci pour aborder de nouveau ce sujet-clé et pour la pertinence de votre analyse.
    Toutefois je conteste la préconisation de mettre les honoraires à la charge du vendeur, pour « ne pas les faire apparaître » : nous , tout au contraire, préconisons la transparence, sommes fiers de la qualité de notre service et revendiquons le niveau de nos honos. Ce qu’il faut c’est expliquer, convaincre et être à la hauteur de ses engagements. Nous sommes une des « grosses » agences de notre ville, nous sommes indépendants, nous dépassons aujourd’hui 2/3 d’exclus , nous ne négocions pas nos honos à la prise de mandat, et nous avons aujourd’hui 329 avis clients contrôlés par un organisme extérieur, avec une note moyenne sur 5 critères à 92%, dont 88% sur la justification des honos : où est le problème quand on fait le job en vrai professionnels ?

  • Par Nicolas, il y a 7 mois

    A vous lire, nul doute que vous êtes mandataire du réseau dont vous faîte la pub dans votre charmant commentaire.

    Charmant commentaire qui n’a en fait que pour vocation de dénigrer les agents immobiliers.

    Cette attitude ne me surprends plus depuis longtemps venant de cette société dont les méthodes se rapprochent plus de TUPPERWARE avec ce système de rémunération à plusieurs niveaux de filleuls même sans qualifications …. on leur vends du rêve, beaucoup d’argent en restant à la maison, on fait la fête avec les clients et tout le monde est gentil …. tout en se retrouvant avec 10 mandataires sur 5 km à la ronde.

    Bref tout ce qui fait que ce mode de recrutement est vraiment limite, très limite, sauf pour les big boss et le manager platinium du secteur .

  • Par C. Palanque - TREND IMMO, il y a 7 mois

    La lecture de cet article m’inspire 3 réflexions suivantes :
    – La loi ALUR impose effectivement un affichage des prix pratiqués. Information cependant totalement tronquée car ladite loi n’impose à aucun moment d’afficher à quoi correspondent ces honoraires. Un propriétaire serait en effet probablement mal avisé de jeter son dévolu sur une agence qui pratique 2% d’honoraires plutôt qu’une seconde qui est à 5%. Ceci sans qu’il sache que la première se contente de référencer uniquement son bien sur des sites gratuits et/ou à faible audience. Tandis que la seconde investit lourdement en publicité et en temps homme. Le consommateur devrait pouvoir bénéficier d’une transparence sur ce qu’il paye, mais aussi ce dont il bénéficie. Le seul critère prix dessert avant tout les intérêts du consommateur qui est berné en ce sens où on le pousse à son insu sur une prestation médiocre.
    – L’article soulève également les travers de la loi Hoguet et du « tout gratuit » tant qu’il n’y a pas eu vente (rémunération a résultat). Ce qui a effectivement pour effet pervers de faire payer aux clients qui sont « au prix » et/ou en exclusivité le temps et les dépenses perdus sur les produits « boulets ». Pour être rentable, les agences « low cost » tentent de contourner l’obligation de rémunération au résultat en facturant des frais forfaitaires de service (publications, etc.). Là encore, la loi comporte un effet pervers : celle qui consiste à pénaliser les vrais vendeurs au profit de propriétaires moins sérieux et/ou moins motivés.
    – L’article laisse enfin à penser qu’Internet permet de plus en plus à un particulier de vendre par ses propres moyens et de s’affranchir des services d’un professionnel. Ce qui est, là encore, contradictoire avec la réalité réglementaire imposée à la transaction immobilière : TRACFIN, formation continue, etc. A un moment donné, il faudra nous expliquer pourquoi un professionnel à l’obligation de se doter d’une assurance RCP car on considère que son métier touche à de gros enjeux. Il faudra nous expliquer pourquoi il doit se former en permanence car la transaction serait de plus en plus complexe et réglementée. Il faudra nous expliquer pourquoi le transactionnaire doit être l’auxiliaire de l’administration fiscale… et il faudra nous expliquer pourquoi, finalement, tout ceci n’a pas réellement d’importance ni de prix puisqu’un particulier peut aisément accomplir tout cela sans contrainte au travers de la transaction de PAP !

  • Par carmen baggio, il y a 7 mois

    bonjour,
    Concernant le fait que les taux d’honoraires sont plus faibles ailleurs, évidemment il y a la grande Bretagne et l’Italie, qui sont à 2 ou 3 % mais ce que l’article ne précise pas, c’est que dans ces pays, le mandat de vente est exclusif, uniquement exclusif, ce qui assure suffisamment de ressources en quantité pour pallier à la faiblesse des honoraires……
    ca irait mieux en le précisant.
    depuis des années, je maintiens que c’est l’exemple à suivre, mais on me rétorque que on ne peut pas, au nom de la liberté de choix du consommateur, mais je réponds que on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, tout travail mérite salaire, l’agent immobilier travaille en effectuant de la publicité payante et chère, alors que en France, les annonces sont gratuites pour les particuliers, donc il y a inégalité de traitement devant la loi, alors que au fronton des mairies, on peut lire liberté égalité fraternité, ou est l’égalité ? il y a une injustice criante en France et personne ne répond, tout le monde laisse faire, au nom du fait que le particulier ne vend qu’une fois alors que le professionnel plusieurs fois, mais maintenant c’est le sport national des français d’acheter et revendre pour se constituer une retraite, alors quoi, le particulier est devenu professionnel, sauf dans de rares exceptions….. l’exception justifie t’elle la règle ? depuis quand ?

  • Par arnaud, il y a 7 mois

    Nous sommes en 2020, les chiffres datent de 2011, au mieux de 2014…! Peu crédible quand on sait que ce marché évolue rapidement. Ce qui était vrai en sortie de crise, ne l’est plus de nos jours. Dommage…

  • Par Eric Legastelois, il y a 7 mois

    Bonjour,

    Des chiffres de 2015 au mieux, pas un mot sur ces nouvelles agences service online qui facturent forfaitairement de l’assistance à la mise en vente pour particuliers partout en Europe. Rien sur les nouveaux usages d’habitation comme le coliving, construction de collectifs en coopérative sur terrains loués, influence grandissante des sites comme Airbnb sur le marché de la location, chute du marché rurale, etc… Le rapport de Monsieur Bornot gagnerait à une mise à jour et à citer ces nouvelles tendances qui vont occuper de plus en plus et très rapidement le paysage de la profession.

  • Par Lilian PINO, il y a 7 mois

    Depuis 2014, référence la plus récente de l’article, le monde immobilier a encore beaucoup évolué.
    Dès lors quel est l’interêt d’un tel article ?
    il ne relève pas encore de l’histoire de France.

  • Par Regent, il y a 7 mois

    des idées mais pas dans l’ère du temps… en 2019 le réseau de mandataires IAD a progressé de 46% avec plus de 9100mandataires… 
    ce changement lié effectivement à internet et aux changements de consommation n’est pas contestable et remplace l’agence immobilière vitrée traditionnelle souvent moins professionnelle que les réseaux de mandataires.

  • Par Aline, il y a 7 mois

    Combien de vente un agent immobilier réalise-t-il chaque mois ? Une seule en moyenne.
    Combien d’heures de travail sont nécessaires pour cette seule vente ? 35 heures en moyenne.
    Qui paie les 130 autres heures restantes effectuées par le même agent dans ce même mois ? C’est malheureusement l’unique propriétaire qui a vendu son bien via cet agent, en payant en moyenne 5 à 6% d’honoraires sur cette vente !
    Chacun de nous peut ainsi aisément comprendre pourquoi il est difficile à un agent immobilier de baisser ses honoraires.
    Avec 2% d’honoraires et une seule vente dans le mois, son activité serait déficitaire à coup sûr.
    Donc au lieu de faire croire aux vendeurs que les services fournis par les agents justifient leurs 5 ou 6% d’honoraires, il serait plus honnête d’affirmer que ces honoraires excessifs servent à payer les 130 heures « gaspillées » mensuellement par chaque agent.
    De plus, combien de visites sont nécessaires à un bon agent quand il réalise une vente ? 5 à 8 en moyenne.
    Il est donc normal que la valeur perçue de l’agent par le vendeur soit très faible : 5 à 8 visites pour 10000€ d’honoraires… Impossible pour un agent de justifier un tel montant et à un vendeur de l’accepter au vu du travail réellement effectué par l’agent sur cette seule vente !

  • Par viala, il y a 8 mois

    Article très intéressant et pertinent même si les chiffres datent un peu… Notamment, le nombre de réseaux qui avoisine les 130 et le nombre de mandataires de plus de 30 000…

  • Par Ninon, il y a 8 mois

    Quand on sait qu’un agent immobilier fait une vente en moyenne par mois et que cette vente lui prend 35h de travail effectif, je pose la question suivante : Qui paie les 130 autres heures mensuelles de cet agent ?
    Et bien, personne ! Où plutôt si. Le propriétaire du seul bien qu’il a vendu ce même mois !
    D’où les honoraires qui restent excessifs pour compenser toutes ces heures de travail non rémunérées.
    Donc avant de parler du meilleur service client à apporter à un vendeur pour justifier ses honoraires, interrogerons-nous plutôt sur ce système « Perdant/Perdant ».
    Un système « Gagnant/Gagnant » à inventer serait de permettre à un agent de ne plus travailler des heures et des heures pour rien ! Ainsi, les honoraires de cet agent pourraient baisser considérablement…

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