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Les 11 chiffres chocs de l’immobilier en 2020 !

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Covid oblige, 2020 est une année que beaucoup voudraient oublier. Pour autant, elle n’en reste pas moins riche d’enseignements. En effet, ce n’est qu’en analysant le passé que l’on peut anticiper l’avenir. Retour sur une année 2020 placée sous le signe de la crise sanitaire et pleine de péripéties…

photo : Présentation économique et financière d'une entreprise. Principaux chiffres clés.

10 683 €/m² pour acheter un logement à Paris

Selon les données qu’a collectées le Baromètre LPI-SeLoger, Paris reste la ville de plus de 100 000 habitants où devenir propriétaire coûte le plus cher. Jugez plutôt, à fin 2020, le prix au m² à Paris culmine à 10 683 € et affiche une hausse de 5,4 % sur 1 an. Toutes choses étant égales par ailleurs, en 1995, le prix de l’immobilier parisien était de 1 056 € du m² (Source : FNAIM). Enfin, alors que Paris truste la plus haute marche du podium, la capitale est flanquée, sur sa droite, de Boulogne-Billancourt (9 063 € du m² / + 4,3 % sur 1 an) et sur sa gauche, de Montreuil (6 876 € du m² / + 10,4 % sur 1 an).

+ 16,5 % de hausse annuelle sur le prix immobilier à Mulhouse

Deuxième ville d’Alsace – en nombre d’habitants – derrière Strasbourg, Mulhouse aura vu exploser le prix de son immobilier en 2020. D’après le Baromètre LPI-SeLoger, le prix au m² à Mulhouse accuse une hausse de 16,5 % sur 1 an pour atteindre 1 939 € ! Si Mulhouse décroche la médaille d’or au classement des villes où les prix des logements ont enregistré la plus forte accélération en 2020 (ex-aequo avec Angers), les médailles d’argent et de bronze reviennent respectivement à Limoges (+ 16,4 % sur 1 an / 1 844 € du m²) et à Orléans (+ 16,1 % sur 1 an / 2 667 € du m²).

Au sortir du 1er confinement, les ventes ont bondi !

Frustrés d’avoir été obligés de reporter sine die leurs projets immobiliers, les Français se sont rattrappés, sitôt actée la fin du premier confinement. Pour preuve, l’activité s’est alors littéralement emballée, provoquant un rebond technique d’une intensité peu commune. Car comme le fait remarquer Michel Mouilart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger, « entre les mois d’avril et juillet 2020, les transactions immobilières ont accusé une hausse de 460 % ». Il est toutefois à noter qu’un goulot d’étranglement des ventes immobilières a accompagné ce rebond.

En 2020, un bien immobilier coûte, en moyenne, 265 500 €

À la lecture du Baromètre LPI-SeLoger, on constate que le prix moyen d’un logement ancien, en France, a augmenté de 5,8 % en 1 an. En effet, alors qu’en 2019, le prix moyen d’un bien immobilier s’établissait à 251 000 €, voilà qu’en 2020, il faut désormais débourser 265 500 € pour accéder à la propriété (265 500 – 251 000 / 251 000 x 100).

Le prix immobilier dans l’ancien en hausse de 6,5 % sur 1 an

En termes de prix immobiliers, le Baromètre LPI-SeLoger nous apprend que 2020 s’achève sur une hausse de 6,5 % sur 1 an. Sachant que le gouvernement table sur un recul de 0,5 % du pouvoir d’achat des ménages, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’immobilier fasse – plus que jamais – figure de valeur refuge aux yeux des Français.

« En dépit de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques, l’année 2020 a connu une accélération sensible de la hausse : elle termine sur une augmentation de 6,5 %, contre + 4,8 % en 2019 et  + 3,4 % en 2018 », explique Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger

L’activité immobilière en baisse de 17,3 %

Le coup d’arrêt qui aura été porté à l’activité immobilière (interdiction des visites, fermeture des agences immobilières, suspension des chantiers, etc.) lors du premier confinement a incontestablement impacté les transactions qui, n’eût été la crise sanitaire, auraient été plus nombreuses qu’elles ne le sont aujourd’hui. « Alors que les taux d’intérêt sont restés très attractifs et que les durées des crédits octroyés se sont allongées, les ventes réalisées auprès de particuliers ont reculé de 17.3 % en 2020 » note ainsi Michel Mouillart, porte-parole du Baromètre LPI-SeLoger. À titre de comparaison, ce sont plus d’1 000 000 de transactions qui avaient été enregistrées en 2019 ! Si nul retard ne saurait être comblé, la question reste de savoir combien de temps cela prendra…

4,6 années de revenus pour devenir propriétaire

Selon l’endroit où l’on habite, les prix de l’immobilier sont susceptibles de varier, tout comme le nombre d’années de revenus que l’acquéreur d’un bien immobilier devra consacrer à rembourser son achat. D’après le baromètre LPI-SeLoger, en moyenne, en 2020, l’achat d’un logement équivaut à 4,6 années de revenus. En Île-de-France, comptez jusqu’à 5,8 années de revenus mais en Bourgogne, 3,4 années suffisent. Enfin, dans le neuf, l’acquistion d’un logement correspond, en moyenne, à 3,8 années de revenus.

Dans l’ancien, le m² coûte 3 553 €

D’après le Baromètre LPI-SeLoger, le prix au m² en France avoisine 3 553 €. À titre de comparaison, à fin 2019, il affichait 3 367 €. À l’origine de cette hausse persistante du prix de l’immobilier dans un contexte de crise sanitaire, on trouve un durcissement de l’accès au crédit immobilier qui, en excluant du marché les primo-accédants, a provoqué la surreprésentation des ménages les plus aisés. Or, ce sont eux qui réalisent les transactions immobilières les plus onéreuses…

1 460 €/m² pour acheter un logement à Saint-Étienne

Deux salles, deux ambiances… Si Paris reste la ville de plus de 100 000 habitants la plus chère de France, Saint-Étienne est la métropole où les prix sont les moins élevés. En effet, le prix au m² à Saint-Étienne enregistre 6,5 % de hausse sur 1 an pour atteindre 1 410 €, juste derrière Limoges (1 844 €/m²) et Perpignan (1 560 €/m²).

+ 0,8 % de hausse sur 1 an à Amiens

Alors que Mulhouse est la ville de plus de 100 000 habitants où les prix immobiliers progressent le plus rapidement, le Baromètre LPI-SeLoger nous apprend que c’est la capitale (historique !) de la Picardie qui accuse la hausse la moins forte. Jugez plutôt, le prix au m² à Amiens n’augmente ainsi que de 0,8 % sur les douze derniers mois.

Des crédits immobiliers en recul de 14,2 % sur 1 an

D’un côté, les prix immobiliers et la demande augmentent. De l’autre, l’offre se restreint, l’activité recule et la production de crédits décline. « Le resserrement de l’accès au crédit voulu par la Banque de France a affecté la demande. La production de crédits immobiliers aux particuliers s’est établie à 163 Mds d’€ (hors rachats, renégociations et crédits relais) en baisse de 14,2 % (190 Mds d’€ en 2019) : – 12,3 % dans le neuf (+ 1,9 % en 2019) et – 10,3 % dans l’ancien (+ 13,8 % en 2019) », fait remarquer Michel Mouillart.

 

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Vos réactions

  • Par Janssen, il y a 8 jours

    Un bon résumé auquel j’ajouterais deux précisions, la première, un détail, le rédacteur a confondu sa gauche et sa droite car, à moins qu’il s’agisse de politique, Boulogne est à gauche et Montreuil a droite de la Capitale (on parlerait d’ailleurs d’avantage d’Ouest et d’Est idéalement) mais c’est un détail.
    La vraie précision que je souhaite apporter c’est que cette année nous aura montré à quel point les professionnels de l’immobilier sont mal perçus, et partant, négligés.
    En effet, l’article, la presse en général et même le gouvernement par la voix d’Emmanuelle Wargon notamment, n’ont eu de cesse de dire que nous ne devions pas faire de visites et que les agences devaient rester fermées au public et des lourdes amendes avec interdiction d’exercer sont même tombées ça et là , mais dans le même temps le législateur nous a oublié (volontairement ou non?) dans l’arrêté de fermeture administrative frappant les établissements recevant du public, nous laissant dans un vide juridique.
    Conséquence directe car la nature a horreur du vide, les aides « Covid » telles que l’exonération des charges sociales (URSSAF) ne nous sont pas octroyées, et dans un contexte de crise où les professionnels de l’immobilier terminent l’année comme la plupart des commerçants, épuisés, ils ont en plus la surprise de se voir refuser les aides et devoir affaiblir encore davantage leur trésorerie.
    2020 nous aura donc appris, au cas où nous l’ignorions, que plus que jamais, être entrepreneur dans l’immobilier c’est accepter le cumul des contraintes. (On aurait aussi pu citer les lois fixant arbitrairement le montant de nos honoraires sans aucune contrepartie, ou le services des cartes de stationnement Parisien dont les référentiels ont « oublié » de citer le code Naf 6831Z des agences immobilières au titre des professionnels autorisés à bénéficier du droit au stationnement résidentiel professionnel payant à la semaine, contraignant les agents immobiliers véhiculés à stationner en tant que « visiteurs » = parcmètre toutes les 2h…)

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